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professeur ne s’en rendait pas compte. Il en est ainsi, probablement, dans une infinité de cas.
Voilà l’écueil qu'évitent les pédagogues allemands.
Faut-il que j'insiste encore pour me bien faire comprendre ?
Un élève d'école congréganiste, interrogé à un examen sur un point d'histoire, la politique de Richelieu, répond :
— Son but était d’abaisser la maison d'Autriche, etc., elc.
Il récitait ainsi, et imperturbablement, des paragraphes entiers de son livre. L’examinateur — que je connais fort bien — lui demanda :
__ . Était-elle bien haute, cette maison d’Autriche ?
— Oh! oui, monsieur!
— Combien d’étages ?
Et il répond, avec la même assurance :
— Trois étages, monsieur...
Le maître avait, depuis des années peut-être, interrogé ses élèves sur la politique de Richelieu, sans jamais vérifier s’ils comprenaient les mots qu'ils lui répétalent.
Je sais qu'un mouvement encore tâtonnant commence à se faire sentir dans une certaine partie du personnel enseignant français pour réagir contre les méthodes surannées, imbéciles, du passé. On a déjà un peu abandonné l'éducation didactique pour l’éducation de l'effort personnel. On a emprunté aux pédagogues allemands leur système d’interrogations. Mais il faudrait aussi leur prendre le choix utilitaire
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