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EL ÉEtemna amsn TEXTE NATENE
lisme et le spiritualisme, en grandissant, et quelques années aprés vous avoir quitté, ce goûl des idées que vous aurez éveillé chez eux pourra se développer. En tout cas, parmi la masse médiocre des enfants, il s’en trouvera peut-être quelques-uns dont l'esprit attend cette nourriture. Et si vous ne la leur donnez pas, où l'Allemagne recrutera-t-elle ses Leibnitz, ses Wolf, ses Kant, ses Fichte, ses Novalis, ses Hegel?
« L'idéal de la jeune Allemagne est-il d’égaler seulement Amérique ?
« Et quant aux résultats généraux, ils sont discutables. Les intellectuels s’en plaignent, les philosophes les déplorent. Ils disent que vous faites de 1a moitié de vos enfants des marchands, de l’autre des spécialistes étroits, pour ainsi dire des maniaques. is ajoutent qu'il n’y a plus en Allemagne de liberté de pensée.
€ Ainsi, 1 existe beaucoup d’athées dans le haut personnel enseignant des umiversités, maistous payent l'impôt religieux. Aucun n’a le courage moral, l’'indépendance d'esprit élémentaire de s'y refuser. A Berlin, ne sont appelés à l’Université que des professeurs d'un loyalisme éprouvé et de confession luthérienne. Le grand biologiste Hæckel n’a jamais été demandé à Berlin parce qu'il affiche des idées athées et que les pasteurs le regardent d’un mauvais œil. »
Ici, mon contradicteur s’inclina, n’ayant sans doute rien à répondre.
es) se
On ne fait donc plus de philosophie dans l’ensei-
gnement secondaire allemand. À peine en fait-on dans