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un véritable examen de philosophie avant de quitter l’Université. Vers la fin des études, dermiei sciences doivent aussi assister à des cours | y prendre quelques notions. [faut entendre ces cours! Quelques compatriotes rencontrés en Allemagne et qui y assistérent, amsi qu'aux examens qui les suivirent, me disaient qu'us se serarent crus d'élèves bacheliers.
Te |
Seuls,
mois,
de jeunes gens de vingt-cinq ans.
Cec est, gant à noter
égard, des professeurs :
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font-ils de Gœthe”?
— Gœthe est délaissé par la jeunesse, me fut-il répondu. Spencer est à peine connu. Ignorance bien on ne lui en parle ni au gymnase ni à l'Université ! Quelques-uns ont lu Nietzsche. Mais la erande majorité de ces jeunes gens ne songent q'à se spécialiser dans la branche qu’ils ont choisie. L’instruction classique qu’ils reçurent avant d'entrer à l’Université, ils la délaissent bientôt complètement, et ne conservent même de létude des langues anciennes que des souvenirs désagréables.
naturelle :
en définitive, un renseignement intéres-
: V'État prussien et la plupart des États vermaniques ont trouvé bon et politique de remplacer partout la connaissance des idées par la morale biblique, exclusive des autres. J'ai questionné, à cet
tous ces jeunes gens qui font des lettres, du droit, des sciences, de la médecine, et à qui vous n’enseignez que les matières de leur spécialité, ne se préoccupent pas du tout d'idées ps es? Par exemple, que savent-ils de Spencer? Ont-ils lu Nietzsche? Que
les étudiants de
les étudiants de de philo-
Et 1! s'agissait là
— Et quelles sont leurs idées politiques?
— Loyalistes. Ils ne discutent même pas. Leurs familles sont conservatrices, ils sont conservateurs malgré des étiquettes plus ou moins libérales. Il est bien rare en Allemagne de voir un fils rompre avec les idées politiques de son père. Seuls quelques jeunes gens issus de familles pauvres ont des idées philosophiques et politiques plus avancées. Naturellement, ils sont socialistes. Il se trouve beaucoup d'israéliles parmi eux — comme en Russie. Mais, en général, les jeunes gens qui fréquentent les universilés sont ou des aristocrates, ou des fils de riches propriétaires et de bourgeois venus pour faire leur droit et entrer ensuite dans les hautes places de l'administration ou de la justice.
Leur somnolence devant les problèmes politiques et Sociaux qui agitent les adolescents de presque tous les autres pays s’explique-t-elle par l'ignorance philosophique dont j'ai parlé? Ou bien, plus simplement, l'Allemagne passe-t-elle par une crise d’activilé matérielle, d’enrichissement, qui lui prend toutes ses forces intellectuelles ? |
Ne vient-elle pas aussi de ce que la bourgeoisie qui est en train de s'enrichir n’a presque plus à lutter? En 1848, la misère sévissait dans les classés moyennes. Aujourd’hui, en sortant de l'Université, un jeune homme trouve toujours une situation satisfaisante. Îl se croit redevable au gouvernement de son bien-être, et il l’admire, lui obéit, le défend. L’étudiant est donc conservateur. En même temps sa cervelle s'endort, aucune idée générale n’y arrive, aucun enthousiasme pour un idéal ne le secoue en dehors de sa spécialité, l'intérêt scientifique même
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