SL TT
Labo ant adaaicrs
#52 vhs.
# CAR ne)
: : 5 € L À 4 pui : re. NL : % :
pe 2 NET CPR EMRRILER ES NS RSR ER RSA EUR NE USS, AL :
4 \ v.*} È KA 2e d'onde mm Pi e
LA LA ME A REAESORE EN NT) ve À
LES KARTELS 309
D'abord, l'éducation des Allemands de bonne heure les discipline à l'union et à la solidarité, les pousse à se soumettre volontiers l’un à l'autre.
Ensuite l'Allemagne fut le pays d'Europe qui se développa le plus vite. Et, sans le frein créé par les kartels, l'anarchie générale de la production, Île désordre et la faillite eussent remplacé la prospérité. Même avec l'instrument régulateur des kartels, des crises graves éclatèrent et causèrent des ruines, que plus d’exactitude et de précision empêcheront ou atténueront dans l'avenir.
J'ai demandé à mon renseigneur quel était le statut ordinaire des kartels allemands.
— Jln’y en a pas, m’a-t-ilrépondu. Tous diflèrent. Il existe chez nous des centaines de kartels de toute importance, depuis les grands syndicats du fer el de Ja houille jusqu'aux moyens, aux petits et aux fragmentaires.
Je voudrais donner un exemple du genre d'action et de la stratégie des kartels allemands. Les idéologues qui prétendent que les guerres sont nécessaires à l’homme pour employer sa combativité verront IC} qu’il n’est pas besoin pour cela de canons n1 de sang versé, et que la lutte d'intérêts sera sans doute à dernière où du moins la prochaine forme que prendra la violence humaine avant la pacification définitive de la brute.
L'histoire que je vais raconter est celle de la guerre du kartel des agrariens producteurs de lait contre le
kartel des détaillants de lait à Berlin. Elle fat expli-
quée, il y a peu de temps, dans deux forts volumes, par le doyen des marchands berlinois. J'en profite pour vous la résumer exactement.
- ,»" re &.
RS
ETS »- Pre RCE Lee - LS ur, RE MO LE ot sl DRE
So ee — 22 :
Soie 1 p—.. … ; ntm es. ie RS. - ME OUEE = x d us LS En: ele 1 LE pe MSN: MAR > ; ; : : LR ES ù tdi s QU di bn Q
rédti. > on
dy ar ad : TE EDPT A
DETTES : # AÉTA 2.1 À
BH faut savoir d'abord que les habitants de la capitale allemande consomment par jour à peu près 680. sais litres de lait, qu lui viennent : partie, des vacheries de la ville même, de Charlottenbourg, R1xderf, Schœneberg, au nombre de 996, et pour 120,000 litres; partie, des villages environnants, pour 10,000 litres; et pour la plus grosse quantité, par les oros propriétaires campagnards du Brandebourg (jusqu'à 100 et même 150 kilomètres autour de Berlin). qui envo oient journellement, par le chemin de
fer, bres de 500.000 litres. On veut donc dire aue la : F i et du |
ait à Berlin est entre les mains de ces derniers.
Jusqu'à l’année 1900, les reven — payaient leur lazt 41 ou #1 pfennigs j /2 le Htre à Berkin et le revendatent au public de 48 à 20 pfennigs.
Gette année-là, 1900, l'idée vint aux propriétaires de relever un peu le prix de vente de leur lait et de se liguer dans un groupement économique. Els se réunirent donc au mois de e juin, à Berlin, en une assen blée où furent convoqués tous les producteurs et tous les commerçants du lait de Berlin. La proposition y fut faite de porter le prix du lait de 44 pfennies à 15 pfennigs 1/2, et de dénoncer tous les traités existants pour le 1° octobre suivant. Mais les détaillants qux assistaient à la réunion poussèrent de tels cris que la : maorité é eut l’air de consentir au prix de 12pfennigs 1/2. Et l'on se sépara, paraissant d'accord.
Un kartel (qui s’appela Mileh Centrale), anonyme, à capital Hmité, fat fondé à la fin d'août, dont pou-
vaient faire partie tout producteur ou tout marchand de T00 litres de lait, moyennant l'attribution d’une action de 10 marks par fraction de 400 Hitres de lait,
DE ms.
Put Le, =“ ————
AT: A1! 1 114 , eu |
# AO de NANTES RARE 4
i Va SLA NN UE Peer :
à CEE ral 1 nues 1933 4 dde" à à ré PT TORRES re Less 173 AAA LM AYR M) | SU LE : 4 \ \ { 14 R ; , NI Fr N 4 :
D apres er vu IN AY RTS ve 1/0 LU
rer
ES
ln e—
LES KARTELS
produite ou détarilée ture du contrat, les associés
de 400 marks.
e quotidiennement. En cas de ruppayeraient une amende
Le but de ce kartel était d'assurer le maïintien du
[romage, des tourteaux.
En décembre, 240 grands propriétaires et journellement
dicats agricoles pouvant produire
400,000 litres de lait ayant adhéré au kartel. trale, désormais entre les mains des agrariens, vit app araître l'heure où décidément le prix du lait pour- 1/2 le Htre, sans ladhé-
pPait ê {] e € levé d L sion du détaillant.
Les détaillants,
: 5 1 (311 H re :
) DICHHISS
qui comprirent ce qui
prix de 12 pfenmigs 1/2 et aussi d'utiliser la surproducion du tait, pendant les mois propices, dans quelques laiteries choisies où l’on fabriquerait du beurre, du
110 syn-
la Cen-
allait se
Wir
ST. iC 7 "à *r} [ in À , passer, se retirérent t de ta Centrale. Et le 10 :
4 9 sr ES x D | (A0 BEST 1907, assemblée du kartel déerda le prix de 43 pfenv Ve  3} A % 4 1 ra C* : tre 3 $  0} ED < ‘ = nos ‘ Z > PÜ Ur Le 1° octobre suivant. PS PERMIS Patr,s L A 16) a 4 3 F1 io Ur 27e j seraient payé s aux fournisseurs S, 1/2 ns à CHEFeralt
dans la caisse du kartel PORT subvenir à ses
besoins.
Les propriétaires s'engagealient à ne pas renow-
veler leurs traités à des cofdiions moindres,
et ceux
qui ne réussiraient pas à obtenir des marchands un
contrat sur ces bases enverraient teur orosse laiterie
lait à une que la Centrale ouvrirait à Berlin le
15 septembre et qui l'accepterait au prix de 43 pfen-
nigs, pour le revendre ou lutihiser industr en beurre,
tellement
lait maigre, fromage et tourteaux pour
bestiaux. Le kartel créait en même temps dix laïteries
semblables en province.
Emotion considérable dans ke monde des mar-
chands, augmentée du fait que la Centrale recher-
CT Re UE Pn. * Don op Pate dr k CO : ré. eV LUN