LE CÔTÉ ALLEMAND
Organisation polonaise du boycottage, — Coiffeurs, cordonniers, restaurateurs, taverniers, boulangers allemands et juifs signalés et surveillés. — Dénonciations. — Les catholiques allemands ne sont pas reçus dans les églises catholiques polonaises. — Les trois marks et le grand portail, — « Vous ne chanterez pas en allemand! » — Le régime des
coups. — Explications. — Chants des Sokols. — Ce qu'ils appellent faire de la gymnastique. — Mort aux Hakatistes!
— L'Eglise et le Gouvernement prussien.
Le haut fonctionnaire prussien me dit :
— Les Polonais vous ont-ils parlé du boycottage ?
— Oui, ils m'ont assuré que le gouvernement les excluait de tous les emplois publics, depuis celui de notaire jusqu’à celui de ramoneur.
— Bien, mais ils auraient dû également vous dire l'espèce de terreur qu'ils ont organisée dans leur parti contre tous ceux qui se montrent coupables d'acheter n'importe quoi, une épingle ou une saucisse Chez les marchands allemands. Depuis long-
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temps le boycottage existait en secret, mais c est surtout depuis près de six ans qu'il s’est développé, et cette fois, à la grande lumière du Jour.
Les réunions publiques retentissent des appels incessants au fameux : « Chacun aux siens! » Le clergé lui-même se mêle à cette coupable discorde. Je vous prouverai que les curés, oubliant l’Évangile, excitent ainsi les membres de leur paroisse à Se COmMbattre et à se haïr. Et ce ne sont pas seulement les Allemands que l’on signale à la haine des Polonais, mais aussi les juifs. Ce n’est pas aux Allemands qu’on en veut, mais à tout ce qui n’est pas polonais. Affreux sentiment, rétrograde et barbare, qui nous fait reculer à des siècles en arrière.
« Je vais vous donner des exemples de ces mœurs où la sottise et le ridicule se disputent la première place. Lisez vous-même les journaux polonais. »
Et il me met entre les mains des feuilles régionales, où des morceaux sont traduits.
Et je copie :
. étaient terne ever co à
Wilna,
| tes N'y a-t-il donc pas assez de coiffeurs polonais pour que 1 | es M. le commerçant du coin de la rue de la Fabrique et de la Gneisenaustrasse se fasse raser chez un « non compatriote » ?
Winiary.
M. Stanislas F..., un ardent catholique, mène tous les dimanches sa femme à l’église des Dominicains, mais lui-même va « Zum Juden unter die Kugel » pour boire.
Buck.
- Si l’on traverse les rues de notre petite ville les jours de marché et les dimanches, que voit-on ? les gens des environs
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