‹ En AllemagneChapitre 246 sur 294 · PAT · texte numérisé non relu

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« Tous les jours il arrive des histoires pareilles, C'est vous qui nous direz quels sont les persécutés, des Polonais ou des Allemands! Ils ont le nombre, d’ailleurs, et ils en abusent. Nous, les fonctionnaires, ne devons pas les imiter, les suivre dans cette voie. Il nous faut une patience, une raison, un sentiment de notre devoir qui dépasse les misérables querelles d’un jour. Nous pensons à Pavenir de l'œuvre dont nous sommes chargés, à la place que doit garder la Prusse dans la civilisation. Nous ne voulons pas que vous croyiez que nous sommes des barbares, comme les Polonais le crient à l’univers. Car, tout compte fait, le Germain a plus de douceur et de raison que le Slave.

— Pourtant, ces récits de brutalités efiroyables rapportés par les journaux, ces enfants roués de coups, mourant quelquefois des suites des violences exercées contre eux par des instituteurs allemands...

— Mensonges! monsieur, mensonges! En toutcas, exagérations et exceptions très rares. Vous savez que dans toute la Prusse on a conservé le système des punitions corporelles dans les écoles pour maintenir la discipline et l’obéissance, je veux parler des coups de baguette sur les mains et des taloches. Bon ou mauvais, beaucoup de pays lemploient encore, et, il y a trente ans, on le trouvait partout en usage en France.

« Comment voulez-vous éviter que sur des centaines de mille instituteurs ïl n’y en ait pas un seul qui se laisse aller un jour à plus de brutalité? Imaginez la patience qu’il faut à un maître allemand isolé dans un village polonais, en butte à mille vexations de la part des parents et de ses élèves mêmes. Il a besom

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