‹ En AllemagneChapitre 272 sur 294 · SALUE LS · texte numérisé non relu

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ventre énorme ballonnaït la jupe déjà saillante. Je pensais aux sincères imprécations de mon bouillant confrère du Posener Tageblatt, et je me dis, en regardant ces ventres orgueilleux :

€ Voilà de la graine qui lève pour occuper la combativité de ses vieux jours. »

Post-Scriptum. — Quelques mois après mon enquête, le prince de Bülow déposait devant la Diète prussienne le projet de loi d'expropriation auquel ne voulait pas croire M. de Koscielski, député polonais, l’un des chefs du parti.

Ge projet subit quelques vicissitudes devant la Chambre des Seigneurs, M. de Bülow eut fort à faire, en effet. D’illustres contradicteurs, comme le feld-maréchal Hæseler, le cardinal Kopp, le duc Ernst-Gontier de Sleswig-Holstein, frère de l’Impératrice, d’autres encore vinrent défendre la cause de la propriété. Le Kronprinz assistait à la séance. Le prince de Bülow eut raison de opposition, et son projet fut finalement voté. Il donne au gouvernement prussien le droit d’exproprier pour cause d'utilité publique, et jusqu’à concurrence de 10,000 hectares, les Polonais possesseurs de terres situées dans certains rayons de colonisation tracés par la fameuse Commission dont il est parlé plus haut.

Le Landtag à voté en même temps des crédits de 400 millions de marks, soit 500 millions de francs, pour le rachat de ces domaines et l’œuvre de germanisation.

Il n’est pas douteux que, lorsque l’expropriation aura atteint les 10,000 hectares prévus par la loi de 1907, une autre loi et d’autres crédits ne permettent la continuation de l’œuvre.

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