‹ En AllemagneChapitre 275 sur 294 · PAR · texte numérisé non relu

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plus rapprochée de l’eau. On fait quelques pas et l’on se trouve sur la digue pavée de briques comme toutes les rues de l'ile. Une foule de promeneurs saluaient au passage le prince et la princesse; les uns, assis, se levairent respectueusement en se découvrant; les autres, en marche, s’arrêtaient en s’inclinant très bas. On adore les chiens à la villa Fresena. Un caniche noir, More, celui qui figure dans toutes les caricatures du Chancelier, nous devançait en gambadant, tandis que les deux bassets de la princesse, Érdman, cadeau de l'Empereur, et Lump, comiques sur leurs courtes pattes, jouaient comme des clowns dans le sable humide.

La vaste plage était couverte d’abris d’osier entourés de milliers de drapeaux et d’oriflammes attachés à des bambous, et qui palpitaient au vent. Autour de chaque abri, les baigneurs avaient élevé une sorte de rempart de sable assez haut. On se serait cru au milieu de dunes naturelles. J'en fis la remarque.

— Voilà Pindividualisme allemand, dit le prince. Chaque circonvallation semble dire : « Cette place est à mot. On est prié de me laisser tranquille ie. » Tous les peuples germaniques sont individualistes.

— Îrès Juste, approuva la princesse. On ne voit pas ici ce qui est si commun en ftalie, des fils, à un age déjà avancé, continuer à vivre avec leurs parents. SILÔL mariés, les gens veulent vivre à part et indépendants.

— Pourtant, me permis-je d'observer, il n’y a pas de peuple au monde où l'esprit de corps et de discipline soit plus grand qu’en Allemagne, pays des syndicats, des Verbaende et des Vereine. Je me suis laissé dire qu’il n’existe pas un Allemand qui ne fasse

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