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jusqu'au jour où 1ls auront la majorité au Reichstag. Ce jour-là, pensent-ils, il faudra bien que le Roi s'adresse À eux pour gouvérner, — s'il y à encore un | - Roi à ce moment...
a Le prince de Bülow se mit à rire :
Le — Ïls n’y sont pas encore... Et même, je ne les y vois pas du tout. Pour tant, Si VOUS voulez faire cette : hypothèse énorme, je les imagine bien embarrassés FES devant la queue de Ia poêle et se rendant vite compte | qu’elle n’est pas si facile à manier.
"f, revenant sur l’argument de Bebel à Jaurès, il
‘ls à me dit :
‘ À propos, pourquoi ne veut-on pas de l'impôt 5 sur le revenu en France?
ee Je souris sans répondre, supposant bien que mon interlocuteur en savait surf ce point autant que mot, te sinon plus. Alors, il ajouta :
a — (C'est pourtant un impôt commode... Mais je ne Es déteste pas non plus les contributions indirectes, et ajouta-t-il avec finesse, elles sont si faciles à perceke voir ! | & î ES Nous marchions sans nous arrêter. À Fes Je voulais aborder les questions de politique exté- …—
rieure et Je relardais toujours le moment d'entrer en matière, par crainte de paraître imdiscret. Je fis ce raisonnement un peu tardif, qu'indiscret je l’étais déjà, puisque je venais troubler dans leur retraite més gracieux hôtes; et, ma foi, je me dis qu un peu plus ou qu’un peu moins d’indiscrétion ne me compromettrait pas davantage.
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— Que pensez-vous des fêtes de Kiel, Excellence ? demandai-je.
La réponse fut celle que j'attendais.
— J'ai été très content de voir tant de Français là, le duc Decazes. le duc de Rohan, le comte de La Ferronnays, M. Étienne, M. Menier, d’autres encore. Beaucoup de dames aussi. Et tous avaient l'air enchantés. Kiel est si Joli!
— Et V Empereur fut très accueillant, dit-on.
— fl est si simple, si naturel, si cordial, que je ne m'étonne pas qu'il ait plu à vos compatriotes.
La princesse intervini :
— Comprenez-vous? me dit-elle. Gest en même temps un fils de famille accompli, le descendant d’ancêtres extrêmement distingués et un homme moderne d’une grande intelligence.
— Et comment expliquez-vous, Excellence, risquai-je, cette sorte de détente qui à l'air de se produire entre la France et l'Allemagne ?
— Vous avez dit le mot, c’est une détenie, un commencement de détente. Je l’attribue à ce fait qu'après tout les peuples ne sont pas si fous quon le croit, répondit gaiement le Chancelier. Et puis, les peuples sont comme les individus, il faut qu'ils se connaissent pour s'estimer el se lier. Voilà pourquoi j'approuve des efforts comme le vôtre, ajouta-1-il avec bonne grâce.
— Pensez-vous, Excellence, que cette « détente » pourra être suivie d’un aecord ou d'une série d’accords entre les deux pays ?
— Détente d'abord, ententes ensuite, formula-t-il
en regardant les deux bassets de la princesse qui, en
se faisant des niches, gambadaient de compagnie.
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