RE CE
souvernement dans sa politique nalionale. Ghaque fois que cette question sera soulevée, nous aurons raison de toutes les menées. Vous pensez bien qu'il ne s'agissait pas seulement des huit à dix mille hommes à maintenir en Afrique, il s'agissait pour l'Allemagne de sa dignité.
—— Et la nouvelle majorité issue des élections vat-elle vous faciliter l'exercice du pouvoir?
— Je l'espère. Nous avons un bloc aussi, à présent, composé des conservateurs et des libéraux.
— On dit que c’est le mariage de la carpe et du lapin...
— Ils ne sont pas si différents que cela, répondit M. de Bülow. Ils se séparent certainement sur les questions économiques, les conservateurs agrariens étant protectionnistes, les libéraux étant libre-échanoistes. Mais puisque les traités de commerce doivent durer encore six ans, il n’y a pas lieu de soulever ces questions qui les divisent. Ils peuvent s'entendre sur le reste,
— Ne croyez-vous pas que le développement du socialisme sera bientôt l’occasion d’un trouble sérieux pour l'Allemagne comme pour les grands pays européens ? J'imagine le peuple ouvrier tout entier organisé en parti et se refusant à collaborer à tous les développements de la politique générale, s'opposant, par exemple, à tels traités de commerce, à telles alliances même qu'il jugerait contraires à l'intérêt de la démocratie ?
M. de Bülow sourit avec confiance et, secouant la tête, il répondit :
— Non, car vous les avez vus tomber de 80 à
CRUE LE NE SL D: 15e
DER nn ES ee CC OU
NE PSE ET 2h) x \ é rime RE de ali: rm prete rares Lot sn prendre Te PE ET PP Dr qe PR Par PTT ’ f 1 y
40 sièges au Reichstag, et encore faudrait-il en déduire une douzaine si le centre ne les avait favorisés dans bon nombre de cireonceriptions. D'ailleurs, soyez assuré que, sur leurs 3 millions d’électeurs, 1l n’y en a pas 500,000 qui soient des socialistes conscients, adeptes de la vraie doctrine de Marx, ennemis de la propriété ou même simples républicains. Ge sont des mécontents, et en Allemagne, où l'esprit de critique est si développé, il s’en trouve plus qu'ailleurs qui veulent dire son fait au gouvernement; vous voyez aussi parmi eux des gens qui ne se {rouvent pas à leur aise et qui, pensant qu’on ne fait pas encore assez pour les ouvriers, souhaitent de nouvelles réformes.
« Les chefs socialistes sont des théoriciens plus dogmatiques que n'importe quel prêtre du moyen âce. Vous vous rappelez la fameuse discussion d’Amsterdam. Jaurès qui, à son point de vue de révolutionnaire, avait raison, disait à Bebel : « Vous êtes quatre-vingts au Reichslag, et c’est comme Si vous nexistiez pas! Vous ne faites rien, vous n’agissez pas, vous n’avez pas un seul des vôtres au pouvoir, et vous demeurez impuissants à faire voter la momdre loi sociale! » Et Bebel lui répondait que les socialistes français étaient incapables de faire voter l’impôt sur le revenu ni les assurances ouvrières. En quoi il avait également raison. (C’est ce qui prouve qu’il n'existe pas de danger socialiste si les conservateurs d’un côté et les libéraux de l’autre savent s’entendre pour une action de défense sociale.
— Pourtant, le nombre des électeurs socialistes
augmente? Et leur théorie, puisque ce sont des
théoriciens, consiste à continuer leur propagande
D SP pe A rm Gen em »
* EI JS Le EE & ii El | * — r ad LÀ ge
TR à: RENE, L > Le ls nn." me + = «
Les À A :# x
FÈNE PES
DE à
dE EME De ac EP fe ae PS pan Sas Det de es EL ge "" E mr Etant +. LA
ET