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Un autre service d’hygiène de la ville de Hambourg a attiré ma curiosité. C’est celui du brülage des immondices.
On a calculé que chaque habitant de Hambourg produisait en moyenne un demi-kilogramme de détritus par jour, soit, pour 800,000 habitants, 400,000 kilos. L'hiver, c’est un peu plus.
Où mettre tout cela? Il n’y a guère de place. Alors on le brûle.
De grandes voitures de fer apportent chaque jour dans un faubourg de la ville, à Hammerbrock, les ordures à brûler. Des grues électriques saisissent les caisses des tombereaux qui se détachent facilement des essieux, et les renversent au-dessus des rangées de fours très puissants, dont la combustion est activée par des courants d'air, et où tout brûle, Des hommes poussent les immondices pêle-mêle vers l’orifice des trente-six fours. En une heure et demie, la charge d’un four est consumée.
Le résidu de cette opération est une sorte de mâchefer composite où il y a du verre, du charbon, des végétaux, de la chaux, que sais-je encore ? On pilé ces scories à la presse hydraulique, et on en fait des briques comprimées qui, mélangées à un peu de ciment, forment un béton extrèmement solide, mais un peu plus cher que les briques ordinaires.
Les ouvriers employés à cette dure besogne (ils
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vivent tout le jour dans les immondices et la fumée) gagnent 9 fr. 15 par jour pour huit heures de travail.
L'administration leur fournit des bains, des douches, etleurs vêtements, dont 1ls doivent changer en entrant, sont désinfectés chaque semaine.
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