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On but du champagne et du « schaumwein », mixture sucrée et gazeuse, qu’on ose appeler « champagne allemand » et qui n’a aucun rapport avec le vrai. On mangea aussi, d’un appétit tranquille et long à satisfaire. Parmi les toilettes des femmes, j'en remarque de très élégantes, et, dans certains groupes, on pourrait se croire à Longchamp ou à Chantilly. Ces toilettes, on m'en fait la confidence, viennent de Paris.
Je m'informe en plusieurs milieux de l'effet produit par l'Empereur. Des dames ne le trouvent pas « nôble », comme elles disent. Je fais effort pour saisir le sens que leur esprit attache à ce mot. Et Je devine que par « nôble », elles entendent majestueux, grave, solennel. Tel est l'idéal allemand. Or, Guillaume If, malgré sa moustache menaçante, l'air sévère qu'il prend en public, ne réussit pas à être imposant. À le voir, il me fait l'effet sympathique d’un lieutenant bon enfant et correct. J'imagine qu’à l'entendre parler dans le palais de Potsdam ou de Berlin, cette impression doit changer. Toujours est-il qu à Hambourg, il n’a pas de succès près des femmes
qui lui préfèrent son père et son grand-père, plus « nôbles »,
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