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de dix à seize ans, dont les parents n’ont rien pu faire: 2 une école supérieure destinée à des enfants de cette même catégorie; 3° une école d'agriculture pour enfants de seize ans qui n ont pas réussi ailleurs et ont déjà eu quelques légers ennuis avec les lois de leur pays.
Les pensionnaires sont répartis — par groupes de quinze — dans des « Maisons de famille », selon leur origine et selon la destinée qui les attend à leur sortie. Chaque maison est dirigée par un chef, docteur en théologie protestante, venu là pour se former au sacerdoce avant d’aller diriger une paroisse.
En même temps qu’ils reçoivent l’enseignement ordinaire des écoles, les jeunes gens s'occupentauxtravaux du jardinage ou dans une section professionnelle. Il y a des ateliers de menuiserie, de typographie, de serrurerie, de boulangerie, etc. Dansun jardin, chaque pensionnaire à son rosier et son triangle de fleurs à cultiver, et chaque « famille » assume le soin de quelques arbres. Des prix d'encouragement sont décernés aux plus jolis parterres et aux arbres Îles mieux venus.
Nous visitons la propriété. Une partie des grands est allée aux champs. D'autres, restés dans Îles classes, lisent, penchés sur une longue table verte centra'e. Tout autour, le long des murs ou près des fenêtres, de petites tables de faveur sont occupées par ceux qui se sont le mieux conduit. Autour de leur encrier ou sur le mur, des photographies, des cartes postales, des gravures, des souvenirs, et des fleurs partout. Ils sont chez eux, là, et très contents et fiers d y être.
D'autres vieilles maisons couvertes de lierre s’es-
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