‹ En Amérique et en Europe [microforme]Chapitre 2 sur 76 · Répertoire national, 3 vol. in-8°. Montréal · texte numérisé non relu

Répertoire national, 3 vol. in-8°. Montréal

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plus d’un avocat par une tendre élégie. C’est une douce surprise pour celui qui vient des bords de la Seine de retrouver, sur les rives lointaines du Saint-Laurent, cet écho, affaibli il est vrai, mais fidèle pourtant, des chants qui ont résonné autour de lui, des règles de composition qui lui furent enseignées dans nos écoles. * Si c’est là pour nous un des agréments du répertoire de M. Huston, c’est aussi un de ses défauts. Quand on entre dans ce vaste et beau pays du Canada, quand on contemple dans leur austère majesté ses grands fleuves et ses forûts profondes, quand on observe ce mélange d’une population si variée et si curieuse à voir, voyageurs des bois, bateliers des radeaux, paysans aux vieilles mœurs et au vieux costume, Indiens à la face cuivrée, on se dit qu'il devrait naître d’une pareille nature une poésie neuve, originale, imprégnée de la saveur même du sol, et l'on regrette de ne trouver dans la plupart des compositions canadiennes qu'une imitation de nos propres élégies. Hâtons-nous de dire que ce sentiment commence à pénétrer dans l'esprit des Canadiens, et quelques essais, imparfaits encore, mais de bon augure, ont déjà été tentés dans une voie qui peut donner à cette contrée un caractère particulier d'illustration.

D'autres œuvres plus sérieuses s’élaborent au sein des grands centres de population. À Montréal, un infatigable érudit, M. Viger, rassemble avec un soin minutieux toutes les notices relatives aux hommes et aux événements historiques du Canada. A Québec, il existe une société littéraire qui a publié d’intéressants documents sur l’origine et le développement successit de la colonie dans la même ville ; un Canadien par excellence, M. Faribault, achève le catalogue universel de tous les ouvrages qui ont rapport à nos anciennes possessions en Ainérique, et un jeune homme d’un esprit élevé, d’une instruction rare, M. Garneau, finit

une histoire du Canada, dans laquelle un noble sentiment de nationalité s'allie aux résultats d’un consciencieux travail.

À ces diverses manifestations de la pensée, le Canada joint celles de la presse périodique. Montréal a huit journaux, Québec autant, la ville des Trois-Rivières en a deux, la bourgade de Saint-Jean vient de se donner Je sien. Sauf trois ou quatre feuilles anglaises, tous ces journaux s'impriment en français, et les trois quarts des livres qui se publient dans le Canada sont français. De quelque côté que l’on aille à travers ce bon cher pays, le souvenir de la France reparaît à chaque pas dans les débats parlementaires, dans les entretiens de la famille, dans l'application des lois, dans les habitudes domestiques, el jusque dans les noms de rues, de villages, de hameaux. C'est l’histoire de France que les parents se plaisent à narrer à leurs enfants ; c’est une naïve chanson de France dont le peuple a fait son chant national. Les paysans l’entonnent gaiement dans leurs fêtes. Les bateliers du Saint-

aurent et de l'Ottawa s’encouragent au travail en la chantant sur leurs radeaux. L'un d’eux entonne la strophe d’une voix vibrante, les autres frappent en cadence les flots, de leurs rames en répétant le refrain populaire :

Il y a longtemps que je t'aime.

Jamais je ne t’oublierai.

Quand un Français arrive dans cette contrée, il y est reçu comme un frère. On n'attend pas qu’il fasse les premières visites. On vient au-devant de lui en lui tendant une main affectueuse, en lui adressant des offres de service qui ne sont point de vaines paroles. On le conduit avec empressement dans l’intérieur des familles. C’est un des fils de la contrée d’où est sortie,

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comme d’une ruche d'abeilles, la colonie de Champlain, et à ce titre, c'est l'hôte, c'est l'ami de la maison canadienne, Quelle émotion de cœur on éprouve dans cet accueil hospitalier, surtout lorsqu'on vient des zones glaciales de la superbe confédération américainc! Quel bonheur de retrouver à Ja place de ces faces de dollars qui trônent dans les comptoirs de New-York, la riante et vive physionomie, le sourire cordial du Canadien, d'entendre après le sifflement de l'idiome du Yankee, résonner à deux mille lieues de Paris, la chère langue du sol natal, pure et correcte, dans la rustique demeure du paysan comme dans celle de l'habitant des villes.

Non, il n'ira point s’allier à la grossière et arrogante démocratie américaine ce demi-million de Canadiens qui a si fidèlement gardé les qualités distinctives de son origine, la langue et les traditions de ses aïeux. Non, quoi qu'on en ait dit, tous ces projets d’annexion ne sont qu'un rêve enfanté par quelques esprits inquiets, entretenu par d'autres plutôt comme un moyen d’agitation que comme une idée réalisable, La masse de la population canadienne est restée complétement étrangère à ces prétendus vœux universels d’annexion. L’Angleterre ne permettra pas qu'un tel projet s’exécute, et nous ne devons pas le désirer. Sous le régime anglais, la population canadienne a conservé et conservera sa religion, sa nationalité. Annexée à l’Amérique, elle y noierait en peu de temps jusqu'aux derniers vestiges de ses vertus héréditaires. Ah! qu'il nous reste quelque part, dans le flot toujours croissant des théoriesrévolutionnaires, une portion de l’ancienne France, pure et calme, honnète et sensée. C'est une image qu'on peut se plaire à observer, c’est un état qui peut faire faire d’utiles réflexions, c’est un refuge peut-être.

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C’est un Espagnol qui, le premier, toucha aux côtes de Ja Louisiane. C'est un Français qui y posa les premiers fondements d’une colonie européenne. En 1512, Ponce de Léon, qui avait été gouverneur de Porto- Rico, partit des Antilles avec deux caravelles, pour s’en aller à la recherche de île de Bimini!, qui, selon une tradition indienne, devait renfermer le plus précieux de tous les trésors, la fontaine de Jouvence. Un orage jeta l’ambitieux navigateur sur une plage inconnue, à laquelle il donna le nom de Florida, en mémoire du jour de grande fête où il l'avait aperçue , (Pascua Florida). Les orages de la mer, les plus imprévus et les plus redoutés, ont conduit les peuples à plus d’une grande découverte. Dieu veuille qu’il en soit de même des orages politiques! Ponce de Léon paya de sa vie l'honneur d'inscrire une nouvelle contrée sur les cartes d'Espagne. Attaqué par les Indiens de la Floride, il n’échappa qu'avec peine à une bataille sanglante, revint à Cuba et y mourut des suites de ses blessures.

Vingt-cinq ans après, voici venir, dans les mêmes parages, un autre chercheur d'aventures, un compagnon de Pizarre, un des plus nobles et des plus vaillants, Fernand de Soto *; illustre, enrichi par la

ot tn, maman

agree oh À La *

1. Une des îles Lucayes, au sud-est de la Floride, entourée de bancs de sable, et d’un accès trés-difficile.

2. Quand il commandait son escadron , dit Garcilasso de La Vega, il s’élançait avec tant d’impétuosité au-devant des ennemis, et il faisait dans leurs rangs une telle brèche, que dix hommes pouvaient le suivre dans le sentier sanglant qu’il leur ouvrait.

conquête du Pérou, investi par Charles-Quint du gouvernement de Cuba, mais d’une nature trop ardente pour s’assoupir dans la jouissance de sa fortune, dans la voluptueuse atmosphère des tropiques; lui aussi, avait ouvert son imagination à ce rêve de l’élixir de longue vie, à ces naïves chroniques du moyen âge, qui racontaient avec tant d'assurance les merveilles de la

côtes source fabuleuse. Il voulait doter le monde de cette 4

pre- eau magique, en commençant, je suppose, par S'y |

512, plonger lui-même. +

rto- $ Tandis que le brave Soto allait, avec plusieurs gen- d

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plus sur le malheureux Arnold de Byron, qui, délivré de sa

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1res. de ces sources! Il ne nous manquait qu’une pareille {

mes : découverte pour compléter les dramatiques et scanda- \

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r la à gées vers la Floride, où mieux encore vers Haupokane; | les combats impitoyables qui se seraient livrés sur ce

be. de 4 sol de bénédiction et les frénétiques désirs qui s’y | 4 seraient éveillés? Naturellement les riches et les forts

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(The deformed transformed.)

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auraient pris la meilleure part de l'onde miraculeuse ; les pauvres auraient cherché à soustraire un bien si précieux, et les t'ibunaux auraient eu à juger plus de vols et de crimes pour quelques fioles d’eau, que pour le produit des mines d'argent du Mexique et des mines de diamant du Brésil. En revanche, on aurait peutêtre vu un fils dévoué abandonner généreusement son flacon pour prolonger la vie de son père; un amant livrer le sien pour régénérer les grâces de sa maîtresse, qui se serait moquée de lui en le voyant grisonner ; et un misanthrope anglais casser, dans un accès de spleen, le bocal qui pouvait indéfiniment prolonger son existence. Quel immense sujet de poëmes attendrissants et de comédies ! Quelles pertes pour les écrivains!

De la baie d’Espirito Santo, d’où il renvoya ses bâtiments à la Havane, comme pour s’interdire lui-même tout moyen de retraite, Soto pénétra, avec une intrépide hardiesse, dans l'intérieur du continent américain, traversa le Tennessée, le Kentucky, sans cesse harcelé par les tribus indiennes, luttant à la fois et contre ces hordes nombreuses acharnées à sa poursuite, etcontre les obstacles de toute sorte qui, sans cesse, entravaient sa marche au sein de la vaste région que nul Européen n'avait encore explorée. Les combats et les fatigues avaient décimé ses bataillons. La fièvre brisa sa trempe de fer. Il était venu, sur cette terre ignorée, chercher la source d’une vie perpétuelle. Après quatre années d’une série continuelle de batailles et d'incidents dont le récit ressemblerait à une odyssée imaginaire, il n’y trouva que la mort. Il expira au confluent de la rivière Rouge, qui forme la limite actuelle de la Louisiane. Le Mississipi ensevelit dans ses flots, comme une victime expiatoire, le corps de ce valeureux soldat, qui, le premier entre les races étrangères, avait osé troubler, dans la profondeur de ses forêts, l'auguste majesté du grand fleuve.

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Alvarado de Muscoso, auquel il avait remis son commandement, réussit à construire au milieu des attaques des Indiens, quelques embarcations sur le Mississipi, et ramena à Cuba trois cents hommes blessés, mutilés, tout ce qui restait de cette brillante expédition.

Près d’un siècle et demi s'écoule. L'Espagne a détourné son attention de l'immense partie du continent américain qui eût dû tenter son ambition. La dramatique entreprise de Solo était oubliée, et le nuage entr’ouvert par la main de ce valeureux champion, voilait de nouveau les riches régions du Mississipi.

Il était réservé à notre noble population du Canada de les retrouver ou, si l’on veut, de les découvrir. On savait dans le Canada, par quelques vagues rapports des Indiens, qu'il existait à l’ouest un fleuve qui, ne coulant ni vers l’est, ni vers le nord, devait, selon les uns, aboutir au golfe du Mexique, selon d’autres, à l'océan Pacifique. Deux de nos colons eurent la gloire de résoudre ce problème; le premier, nous l'avons déjà dit, fut le P. Marquette, de l’ordre des récollets; le second, Lasalle.

En 1677, un jeune homme sorti naguère d’un collège de jésuites, où il avait fait de bonnes études, se présentait avec une recommandation de M. de Fontenac, gouverneur du Canada, chez M. le prince de Conti : c'était Robert Lasalle, né à Rouen. Il descendait peutètre de quelques-uns de ces fiers Virking, qui, des plages du Danemark, des côtes de la Norvége, s’élançaient, le glaive à la main, sur leurs bateaux, qu'ils appelaient les coursiers de la mer, se jetaient sur l’Europe comme des vautours sur leur proie, subjuguaient la Normandie, la Sicile, l'Angleterre. Si Lasalle n'avait pas quelques gouttes de leur sang dans les veines, il avait leur audace. Le prince de Conti, passionné pour les grandes entreprises, s’intéressa à ce hardi jeune

homme, qui ne parlait de rien moins que de s'ouvrir par le Canada une route directe vers la Chine. Par l'intervention de son puissant protecteur, Lasalle obtint de Louis XIV une large concession de terre autour du fort Cataragui !, à la condition seulement de construire un fort en pierres. Il obtint en outre de faire toutes les découvertes qu’il jugerait utiles à la gloire de la France.

Pour accomplir ses vastes projets, Lasalle partit avec trente colons. C'était ainsi qu’on s’en allait alors, comme au temps des histoires de chevalerie, conquérir des royaumes. Parmi ces colons, assez mal choisis et dont l’atroce conduite abreuva son cœur d’amertume, Lasalle avait du moins un fidèle ami, un chevalier italien nommé Tonti, qui, ayant perdu une de ses mains dans une bataille, l'avait fait remplacer, comme Gœtz de Berlichingen, par une main de fer.

Avec cette petite troupe et quelques hommes qui s’adjoignirent à lui dans le Canada, le généreux Lasalle fit plus qu’il n'avait promis. Il bâtit des forts sur plusieurs points, et dans un jour de douloureux abattement, il donnait à l’une de ces constructions le nom de Crève-cœur. Les Iroquois le poursuivaient sans cesse, et ses soldats étaient fatigués de le suivre. Malgré les périls dont il était environné, il continua sa marche. En 1681, à la fonte des glaces, il descendait la rivière de l'Illinois, entrait dans le Mississipi, et le 7 avril, sur les bords du golfe du Mexique, il clouait une croix avec une fleur de lis à un arbre. Il entonnait sur la plage déserte l'hymne d'actions de grâces et donnait la Louisiane à la France.

Lasalle alla porter lui-même à la cour de Versailles la nouvelle de sa conquête, et y fut accueilli avec toute

1. Près du lac Ontario, à l'endroit où s’élève aujourd’hui la citadelle anglaise de Kingston.

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la distinction qu’il méritait. Il demandait à retourner sur les rives du Mississipi. On lui donna pour prendre possession d’une contrée dix fois plus grande que la France, quatre bâtiments, sur lesquels s'embarquèrent douze jeunes ÿentilshommes, douze familles de cultivateurs, cinquante soldats, des ouvriers, en tout deux cent cinquante personnes.

Là s’arrèta le dernier rayon de fortune de l'héroïque Lasalle. A partir de cette époque, sa vie n’est plus qu'une suite de revers, terminée par un affreux drame. M. Beaujeu, qui commandait la flottille, au lieu de se rendre à l'embouchure du Mississipi, arrive, par une fatale erreur, au fond de la baie de Saint-Bernard, sur les côtes du Texas. Lasalle veut retourner en arrière. Beaujeu, qui ne supportait qu'avec peine sa situation subalterne vis-à-vis d’un plébéien récemment anobli, refuse d’obéir à ses injonctions, et part pour la France, laissant un bâtiment de provisions échoué sur les brisants, et Lasalle et ses compagnons à peu près sans ressources, sur une terre où ils ne pouvaient rencontrer que des hordes de sauvages.

Leur premier soin fut d'organiser un moyen de défense contre les peuplades qui nuit et jour erraient autour d’eux avec leurs flèches. Ils bâtirent à la hâte un fort, où Lasalle caserna une centaine d'hommes. Avec les autres il s’en alla, par terre, à la recherche du Mississipi. Il lui restait encore un brick, qui sombra dans une tempête avec les munitions de guerre, les ustensiles d'agriculture et diverses denrées dont il était chargé. Pour comble de malheur, la fièvre et les armes des Indiens décimaient sa petite troupe. Dans cette horrible position, il ne lui restait d’autres moyens de salut que de demander des secours au Canada. Il en était à mille lieues de distance, et il prit la résolution de s’y rendre par terre. Il se mit en route avec son frère, son neveu, un vénérable religieux, et une quinzaine

d'hommes. Après neuf jours de marche, deux crimes arrosaient de sang le sol des forèts vicrges. Lasalle el son neveu périssaient sous les balles de deux de leurs compagnons !.

Les cent hommes qu'ils avaient laissés sur les côtes du Texas, qui ensuite s'étaient établis à l'embouchure du Colorado, dans un fort auquel ils donnèrent le nom de fort Saint-Louis, furent également victimes de l'ignoble conduite de Beaujeu. Les uns tombèrent sous le tomahawk des Indiens, les autres moururent de faim dans les bois. Tel fut notre premier essai d'établissement dans la Louisiane. |

De notre pauvre mais infatigable population du Canada étaient venus les premiers explorateurs du Mississipi. De cette mème population devait venir Iberville, qui fonda la colonie de la Louisiane.

Le père d’Iberville était mort au service du roi sur les rives du Saint-Laurent. Il avait onze fils, dont cinq étaient restés comme lui sur le champ de bataille. Des six autres, l'aîné, Iberville, s'était déjà signalé en plusieurs occasions par sa bravoure. Il allait dans une région lointaine tenter unc périlleuse entreprise, et quatre de ses frères devaient s'associer à la même œuvre. Si les nobles ont eu autrefois des priviléges, il faut reconnaître qu’un grand nombre d’entre eux les avaient chèrement acquis. Ils les payaient de leur sang et les transmettaient à leurs enfants avec une tradition d’honneur et une religieuse devise : Voblesse oblige. Dans un de ses voyages, l’empereur Henri IT, d'Allemagne, vit venir à lui le comte d’Abensberg, qui lui présenta ses trente-deux fils comme la plus digne offrande qu'il eût à lui faire. L'histoire du père d’Iberville se sacrifiant

1. Le congrès des iiats-Unis a rendu un juste hommage à notre vaillant Lasalle. Il lui a érigé, au Capitole, une statue, à côté de celle de Washington.

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