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LA FORÈT NOIRE, 325
aucun bateau, et le Rhin est encore bien loin de là. Il ne pouvait guère non plus songer à en faire une forteresse redoutable, car, d’un côté une chaîne de coteaux la domine, et, de l’autre, elle s'ouvre à tous les bataillons. Il ne cherchait sans doute, dans sa fantaisie de prince, qu'à créer une résidence attrayante, et il en choisissait à merveille l'emplacement.
Elle ne pouvait cependant échapper aux rigoureuses conditions des destinées humaines, cette bonne ville de Fribourg. Elle à eu aussi ses jours d’orages ct ses cruelles vicissitudes. Elle à été forcément entrainée dans les luttes des princes de Wurtemberg et du Palatinat, dans les guerres de l'Autriche et de la maison de Bourgogne. Weit Weber, le vieux poëte, la célèbre dans un de ses chants patriotiques?. Elle a été, au xv° siècle, saccagée par les hordes de paysans en révolte, ces cipayes de l'Allemagne oligarchique. Elle a été longtemps subjuguée par l'Autriche, envahie par les Bavarois et les Suédois, elle à mème appartenu à la France. La poudre qui fut, dit-on, découverte par un Fribourgeois, par le franciscain Berthold Schwarz , elle en à connu les terribles eflets, et, en élevant une statue à cette sombre célébrité, elle accomplit vraiment uu singulier acte de vanité civique. Enfin, par le traité de Presbourg, elle à été incorporée dans le grand-duché de Bade, et, dès cette époque, elle a vécu d’une vie paisible, traversée seulement par le cataclysme de 1848, où l’on vit aussi les réformateurs de l’ordre social, les amis de l'humanité, promener pendant quelques mois dans cette riante contrée leurs folies carnavalesques et leur ivresse démagogique.
En 1744, les Français l’assiégèrent pour la troisième