‹ En Amérique et en Europe [microforme]Chapitre 62 sur 76 · ST · texte numérisé non relu

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nant de fréquentes infusions d’une plante amère qui croît en abondance dans ce district.

« À Noël cependant, nous voulions avoir notre Lonne fête. J'avais précicusement réservé pour ce jour-là quelques livres de viande salée et quelques conserves. Nous nous assimes ensemble à une table autour de laquelle on servit de la soupe, du pamican, du bœuf, des navets, du thé vert, un repas de prince qui raus rendit tous très-joyeux. »

L'été venu, les pauvres Anglais, enfermés tout l'hive: dans leurs grossières cabanes par un froid tel que tour haleine se gelait sur leurs lèvres, s’embarquent &c nouveau pour tenter une nouvelle expédition dans l’Océan arctique. Ils s’avancent jusqu’au cap Bathursi. Là, une barrière de glaces impénétrables les arrête. Après avoir vainement attendu plusieurs jours qu’un coup de vent favorable leur ouvrît un passage dans cette digue, ils regagnent le Mackensie et reviennent passer encore un hiver dans les déserts de l'Amérique. Cette fois du moins, ils avaient le bonheur d'arriver à un établissement meilleur que celui où ils avaient vécu précédemment. Ils s’installèrent au fort Simpson, ils y trouvèrent des livres et quelques instruments de physique. Ils échappaient par là à l’une des plus cruelles souffrances de l’homme qui a pris l'habitude d'occuper son intelligence, à l’interminable longueur des jours sans étude, sans travail.

Au mois de juin de l’année suivante, M. Hooper ct M. Pullen partent pour l'Angleterre. Il ne leur faut pas moins de trois mois pour gagner la baie d'Hudson, par les lacs, par les rivières et les cascades. Le 5 septembre, enfin, ils montent à bord d’un navire britannique.

Après une (elle campagne, après ces trois années de navigation dans les glaces, d’hivernage dans les bois, d'anxiétés morales, de souffrances physiques, de re-

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grets de toutc sorte, je me figure la joie avec laquelle M. Hooper à dû écrire ce mot auquel les Anglais attachent une si cordiale signification, ce mot qu’il place à la fin de son livre : At home.

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