LA CONQUÊTE DBS OUVRAGES BLANCS
Pendant ce temps^ plus au nord, l'attaque, partie de plus loin faisant un bùnd en avant plus impottant encore.
Elle ne rencontrait pas sur sa route de villages, mais débouchant du bois de Bertkonval, elle avait en face d'elle d^abord une masse de bastions et de tranchéei que nos troupe» appelaient les Ouvrages blancs, parce que, creusée dans un sol crayeux, elle couronnait la crête (f itn labyrinthe blanchâtre : ensuite les otgûnisations delà routé Arras-Béthune; enfin, les pentes tetranchées
de la falaise de Vimy^ dominant de plus de trente mètres la plaine de BerthonvaL
U attaque^ comme au sud^ se déclencha à iO heures 30 ; nos troupes^ ayant parcouru sous le feu plus de quatre kilomètres^ s'engageaient sur les hauteurs.
Ce que fut cet assaut^ ceux-là seuls peuvent le comprendre qui l'ont vu se développer et les mots leur manquent pour le décrire.
Deux régiments sont sortis à 10 heures des tranchées de BerthonvaL L'artillerie^ particulièrement efficace, leur a ouvert la route. Les fils de fer sont détruits^ mais beaucoup d'abris sont intacts, avec leurs mitrailleuses.
La ligne avance pourtant. Elle bondit, s'incline, disparatt un moment, reparaît, dépasse les tranchées, où V ennemi tient encore et continue à tirer.
Cest un flot qui roule. Les hommes, avec un mépris prodigieux de l'adversaire, ne s'arrêtent pas à ces tranchées qu'ils débordent. Tout au plus, murent-ils parfois dans les abris, dont elles tentent de sortir, des sections entières d'Allemands.
Au passage à la baïonnette, ils enfoncent ceux des ennemis qui leur barrent la route et toujours ils continuent. Les Ouvrages blancs sont loin derrière eux.