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LA ROUTE DE BÉTHUNE ET LA FALAISE

Voici la route de Béthune : nouveau bond. Les bataillons de tête escaladent les pentes à l'est, et, derrière eux, les autres arrivent, tuant, emmurant ou expédiant sur l'arrière tout ce qu'ils rencontrent.

Nos officiers tombent en grand nombre. Sur quatre chefs de bataillon^ il n'y en a plus qu'un debout» L'un

A L*HONKEDR, EN ARTOIS 265

des colonels est grièvement blessé. Le général de brigade^ qui s'est porté en avant avec ses troupes, a la poitrine traversée d'une balle.

N'importe : on continue. On redouble d'ardeur. Les hofftmes vont au pas gymnastique, sautant par-dessus les tranchées ; ils attaquent la crête et la couronnent.

Une estafette part, atteint le poste téléphonique et rend compte. On ne veut pas la croire. En effet, il est il h. 30. lin une heure et demie, on a fait — - en atta-* quant — plus de quatre kilomètres.

Jamais, dans cette guerre de siège qui dure depuis sept mois, pareil succès n'avait été obtenu ni par les Allemands ni par nous. Un colonel allemand vient d'être fait prisonnier à son poste de commandement. Derrière nos bataillons victorieux, on ramasse dans leurs trous des centaines d'Allemands. Nous avons anéanti ou capturé la valeur d'une brigade.

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