P. JAZET. — UNE IIALTE PENDANT LES GRANDES MANŒUVRES. (FRAGMENT
jours l’histoire de Garo qui voudrait voir les citrouilles pousser sur les chênes. Il faut autant de variété dans la vie des peuples que dans la nature, et ces bons paysans qui refusent l’égalité et la liberté me semblent tout aussi raisonnables que ceux qui l’acceptent ou l’exigent. C’est aAec du plomb dans la tète qu’on leur inculqua les doctrines nouvelles, et M. Boutigny a bien eu raison de le rappeler par un fort joli tableau d’un efïet saisissant. Lorsqu’elles sont précieuses, les conquêtes du peuple ne lui coûtent jamais trop cher; cela doit être l’avis de ce pauvre diable couché sur le dos, troué par la balle d’un volontaire de 1792. Pour 11’avoir pas songé que Bonaparte allait bientôt venir et mettre à sa disposition les grades, les honneurs et la fortune, pourvu qu'il fût audacieux et intelligent, il est passé de vie à trépas. Paix sur sa tombe.
Grande leçon de morale politique et militaire que nous donne M. Eugène Girardet en peignant les braves fusiliers marins livrant un Combat dans les rues de Sfaoc. Lors de notre petite campagne de Tunisie, cette ville s est particulièrement fait remarquer par son hostilité aux idées protectrices de la France. Elle chassa nos nationaux et nos consuls en menaçant de les assassiner. Nous ne pouvions le tolérer. L’escadre de la Mediterranée se réunit quelques jours après et vint bombarder Sfax; puis l’amiral Garnaut jeta a terre un corps de débarquement de trois mille hommes. Les habitants, sentant que leur affaire était mauvaise, se défendirent comme de beaux diables. Derrière chaque porte, chaque fenêtre, il y avait un fusil, souvent deux, parfois trois. Il fallut prendre les maisons une à une, fusiller les indigènes ou les clouer sur