‹ En canot de papier de Québec au golfe du Mexique [microforme]Chapitre 41 sur 184 · ET LES CANOTS ANGLAIS · texte numérisé non relu

ET LES CANOTS ANGLAIS

Trails caractéristiques du canot de papier. — :ilistoire de l'emploi du papier dans la construction des canots. — Naïveté d’nn enfant. — Comment on construit un canot de papier. — Les clubs des

colléges les adoptent. — Les grandes victoires gagnées par le papier sur le bois en 1876.

Les renseignements relatifs à l'histoire et à la durée des canots de papier me parviennent accidentellement par l’intermédiaire des journaux. Malgré tous les usages auquel le papier a été employé pendant les vingt dernières années, le public est encore à peine convaincu que cette matière délicate —le papier — puisse remvolacer le bois avec succès dans la construction de légers bateaux de plaisance, canots et embarcations destinés aux courses nautiques. Le succès et les victoires des coques en papier appartenant au Cornill College, lesquelles ont triomphé pendant deux saisons aux régates de Saratoga, contre des concurrents qui n'étaient pourtant pas sans valeur — les équipages des colléges des États-Unis — ces succès et ces victoires prouvent que, pour la force, la résistance, la rapidité et la finesse de forme, le cano de papier est sans rival. Celui qui l'aura expérimenté trouvera qu'il possède la supériorité par les mérites sui-

vants : moins de poids, plus de force, de rigidité et de vitesse qu’un bateau en bois du même gabarit et du même modèle. La comparaison de la foice des bateaux et canots en bois et en papier a été faite par un écrivain du Cornill Times, journal publié par les élèves de ce collége célèbre :

« Prenez deux morceaux de bois ct de papier ayant même grandeur et même épaisseur, et soumettez-les aux mêmes épreuves. Le bois aura un huitième de pouce d'épaisseur, ce qui est l'épaisseur des shell boats ordinaires', et l’autre en carton fort, tous deux de la dimension d’un pied carré.

« Placez-les de champ, frappez à coups de marteau, et jugez du résultat : le bois se fendra, pour ne rien dire Ge plus, et le carton, en sortant de vos mains, ne sera tout au plus qu'entamé. Ensuite, ployez-les : arrivé à un certain degré de courbure, le bois éclatera, tandis que le carton ne sera nullement affecté. Frappez les deux échantillons avec un couteau : le bois se fendra encore, et le carton ne sera que percé. Placez-les sur l’eau : le bois flottera indéfiniment, tandis que le carton se gonflera et, après un certain temps, coulera au fond. Mais supposons qu'avant l'expérience nous ayons commencé par imbiber le carton avec de la glu marine, alors il deviendra tout aussi iinperméable à l'eau que le bois, et il flottera aussi bien que s’il était du même poids; on trouvera qu'il supporte toutes les épreuves mieux que le bois, tout en pesant beaucoup moins.

1 Bateaux-coquiile.

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