À MES ENFANTS
J'ai lu daus un vieux livre, au Coiu du feu, Le seir, Cette légende d'or de là terre bretonne. *
Si je l’écris pour vous, enfan üs, c’est dans l'espoir D'accroître dans vos cœurs l'amour de la Madone.
Ces récits merveilleux, d'ailleurs, vous plaisent tant !
*# Je l'ai trouvée, Consignée en quatre ou cinq lignes dans le bel ouvrage de M. Paul Féval « Los Merveilles u Mont St. Miohel,
Il y a, mes enfants, par de là l’Atlantique Sur les bords où la mer raconte en sanglottant Ses lugubres secrets à la vieille Armorique,
Une baie arrondie au pied d’un cap géant, Cette grève sourit au soleil qui se couche Et qui fait seintiller ses sables caressés, Mais elle porte hélas ! un nom triste et farouche : On l'appelle partout la Buie-des-Trépassés.
Elle est chez les marins trop célèbre en naufrages Et l’on dit que le sable emprunte sx blancheur Aux 03 des naufragés broyés sur ses rivages.
Or sachez qu'autrefois Kervilo, le pêcheur, Au fond de cette baie habitait une hntte Avec sa femme Jeanne et leur unique enfant, Pauvre pêcheur breton! Sa vie est une lutte Où la terreur succède à l'espoir triom phant,
Où sont mêlés les jours de soleil et d'orage,