EA' CHINE
sera pour connaitre mieux le malheur d'un peuple assis et plut'it couché dans la mort. Quel autre profit pouvons-nous espérer parmi ces ruines de religion et ces monuments d'erreur et de mensonge r'...
Les temples les plus nombreux sont érigés en l'honneur de Confucius. Des édits im[jériaux ordonnent que toute préfecture et toute sous-préfecture aura le sien. Mais il serait bien difficile de décider si, au regard d^-s ( hinois, le fondateur de la religion des lettres est un dieu ou s'il n'est qu'un homme.
C est un dieu, pourrait-on dire, non seulement [)arce qu'il a des autels, des prêtres, des musiciens et des mimes — ces preuves ne seraient [jas absolument concluantes en <,^liine - - mais surtout parce que le porc, la chèvre (;t le bvc-uf, animaux réserves par les rites religieux à la seule divinité, lui sont oiterts en sacrifice.
i'reuve f-ncore insutiisanu-. Hicn des mcirts fameux par les 3er\''ces qu ils ont rendus recnixciit vli;s honunages sembialiles. La Chine a également sa manière d(i canoniser sintjn les saints, du moins les ;^rands l!onun(s. L'autrespari, s'il est dieu, il ne l'est pas toujours et il n'habiif [^as dans une gioire inaccessible. Ln etfet Confucius est monté daiîs la gloire et il en est tiescendu .
Pendant les 22J [jremiéres aiuieits qui suivirent sa mort, arrivée j;"<)ans a\ant J.-C la [jaix (!(• son tombeau ne fut pas troublée; mais un coiujuérant , celui qui fonda l'uaiité de l'empire, se déclara l'ennemi du grand philosoplu^ Lnportuné du Ijruii qui se faisait autnur de Ccjnfucius, il ordonna que ses écrits fussent détruits, et ses disciples jetés au feu, s'ils persévéraient dans leur opposition et leurs éternelles discussiiMis. Ces mesures violentes amenèrent une réaction. Confucius, [lersécuté. vivait dans le souvenir po[julaire,