I. P. Clavelin, loc. cit
Kii Chine. 11
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de ses erreurs, disait au P. Bataille : On acquiert dans la secte un pouvoir supérieur, celui de prévoir les événements, de prédire la pluie, le vent, la tempête. Lorsqu'on est sur le point de mourir, on peut ajouter à ses jours. On devine et on pénètre les desseins de son ennemi, on sait s'il a résolu de vous voler, de vous diffamer, d'incendier votre demeure ou votre moisson. Le moyen d'avoir ces précieuses connaissances, c'est d'entrer en relations avec l'esprit. C'est très simple : On se retire à l'écart et l'on travaille à se subtiliser. Pour se subtiliser on ferme les yeux, on replie la langue sous le palais, on relève la tête et l'on dirige toute son attention vers le démon que l'on invoque. Après un certain espace de temps variable (les novices attendent plus que les vétérans), le démon descend dans une sorte de cité aérienne qui s'appelle la ville des mauvais plaisirs '.
Le P. Hœffel "^ a remarqué une vertu singulière manifestée en certains cas que présente la maladie du diable. Les personnes qui en sont atteintes, sans rien entendre à la médecine, guérissent d'autres malades. Chacun a sa spécialité. — Une femme est devenue habile à guérir les maux d'yeux ; un jeune homme de vingt-cinq ans, lui, ne guérit que par intermittence. Lorsqu'il a, comme on dit, le diable au corps, il va de tous côtés exercer son merveilleux talent. Généralement on brûle beaucoup d'encens devant l'idole pour obtenir cette maladie lucrative ; hélas ! que ne peut sur une âme païenne la soif dévorante de l'or ?
D'autres encore ont recours à des usages ténébreux, à une sorte de communion satanique. Ce sont des rites impies dont l'intention évidente pour nous est une insulte à l'adorable Sacrement. Le sorcier opère de préférence pendant la nuit. Deux vases lui sont apportés; l'un est rempli d'eau, l'autre est vide, mais couvert d'un papier en forme de tambour. L'opérateur saisit quelques gouttes d'eau à l'aide