II. FRUITS OBTENUS DE JUILLET 189I A JUILLET
Ces fruits ont été consolants par leur quantité et par leur qualité, surtout si nous tenons compte des circonstances dans lesquelles ils ont été recueillis. Bien des troubles ont agité, l'an dernier, plusieurs missions de Chine ; notre petit Tche-ly-Sud-Est, lui, a été relative-
I. Certains chiffres donnés en 1898 indiquent un grand progrès; 493 catéchistes hommes au lieu de 293 ; soit un gain de 200. 253 catéchistes vierges, soit un gain de 81.
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ment tranquille ; quelques fâcheuses rumeurs inquiétaient parfois l'opinion publique, mais la paix extérieure n'a point cessé. Nous sommes tout près des représentants de la France en Chine et des hautes autorités chinoises, et le vice-roi du Tche-ly n'est pas d'humeur à laisser impunément agiter sa province ; cependant, on le sent bien, l'avenir n'est pas sûr, et, en face de ces incertitudes, la propagation delà foi conserve ses difficultés et ses obstacles ; les timides, et ils sont le grand nombre, ici comme ailleurs, restent stationnaires, ils n'osent pas se déclarer pour la religion bien qu'ils en reconnaissent la vérité et l'excellence.
Cependant, ne nous plaignons pas ; nous avons pu baptiser i.ooi adultes ; c'est là un bon appoint pour combler les nombreux vides que la maladie et la mort ont faits parmi nos chrétiens. Et nous avons en outre 3.207 catéchumènes : 2.033 ^^ midi, et le reste dans le nord de la mission. Celte légion de catéchumènes nous fournira nos adultes baptisés de l'année courante.
Pour cultiver ces catéchumènes, pour leur faire étudier la religion, le calécliisme et les prières, que de catéchistes ne faudra-t-il pas ? Que de travail pour mener à bonne fin cette formation parfois pénible des catéchumènes ! Et, pendant ce temps-là, il ne nous faut pas oublier d'entretenir dans la foi et de perfectionner les autres chrétiens déjà baptisés. Ceux-ci se partagent en deux classes : les uns sont ceux que nous appelons les anciens ; ce sont tous ceux qui sont nés de parents déjà baptisés à l'époque de leur naissance. Les autres, ou nouveaux, sont ceux dont les parents étaient encore païens au moment de leur naissance.