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Œuvre des Pharmacies

Nous avons aussi une œuvre qui commence à donner de précieux résultats ; c'est l'œuvre de nos pharmacies-dispensaires. Ces centres de bienfaisance s'achalandent de plus en plus, et cela se comprend facilement. Outre quelques remèdes du pays, nous avons une collection de remèdes européens-chinois ; nous composons ces

vier. P. Mangin. ' P. Maquet.

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«lus principes de la foi, et ipii mettent en ijremière li^ne l;i [)rati(]ue (les devoirs de leur état. Xous ne-' les acceptons à l'école qu'à l'âge de 20 ans ; à cet d'^i-, leur vocation à la \-irL;'inite est suffisamment atlermie, et elles sont aptes a ri*C(;voir la lormation que nous leur donnons. Le séjour à l'écolc-noviciat dure cinq ans, pendant lesquels illf.'s ne retournent pas dans !i urs familles, à moins de mahulie '4ra\ (,■ des parents. Toutt; communication avec l'extérieur est ec irtci . et c'est dans cette sepai'at;'. lii des cb.oses du monde (|ue nos \'i'-rgi-s reçoivent lin-^truclion l'i ligieuse et sont lormé(;sau.\ xcrtus virginales ; elles ont leur cha[ji-îi'' [)arliculière, pour e.nlever toute iicciSKin de .lortir de l'iinclos. l.i-s cours île leur établissement sont assez spacieuses pour (lue le- >,uile- ne >outlreni pas de cette clotun-. Ijs iixres de- n-li'jion mi;u tiistrihués de t'-lh; s(jrte (ju'ils iiirmeni l'.w coui's métlioiliqui d'' cnuj ans. Là encore, comme au colicL.;*-, c- <jU!- non-- c!ierL!i'in^ ,1 oijuiiir ;ivant Ic^ut, c'est i'educatio:i nligieus", la lormapon :li.' ciur a la \'ertu, chose (|ui reclame d.i: li-mps I t un:- éun-ctif n >ui\;'-. L'^s ele\ es plus ordmrun-s, qui ne munirent pas la cap iciie inii-lii-ctue'.ie ou moral'i sullisant(" pour tirer wn oro'it i::'n\"en Umc e, iiu <i-|our >•]'• lUiKi ans a ! ecoh;, ternnîient leur no\ iciul au l-oni di- d.i;ii\ dii trois ans, et sont ,ip>peiées à de p;us inodieslis !(;iicti' >: :S ira- c>-i!es ii<; I eilS('i'^ neilKjU t.

.\(^ri \uer:i-s ne SI nt pas '-lu orc ■.^mnidji s en cnnL.'reg<ation : awmt i.!:'Son:^( r .1 uiit; ,1 -Sot i;:l'i<>ii, n»- i,iut-ii pu-, se preoccuijer d'aljord d''-n loriM'T les c;envan-- " < ,ela lait, ! (a'ganisat ion ser;i faciU- ; déjà i-ll<-s \!\'''nl comme -1 e-iies eluenl associées.

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.\ou:i av o;i:t au isi laie m:;;\ f (jui c'iiiuiauici' .i donner d.e [irécie:i.\ res;;ii,;;<; c'i-^i 1 iru\i"t- ^\■■ nos pi 1 armucH ■.-;-(! isj cnsiuri-s. '."es centras de hientaisam (■ s icliiu.uulciu /m- phi.-, •n i.ilus, et ci-la se (.omjimi' [ f iciienieiU. < Uare qu'^l que- ri'in':d'-s du !)a\-^, ii'ius a\'ons une C(jh''Ction die reined'-s europu' ii--chi:ii ^is ■ nous "Minposons ces

derniers avec les produits que vous nous envoyez chaque année de la pharmacie centrale de Paris ; pour les faire mieux accepter, nous les habillons ici à la chinoise : les explications sont imprimées en chinois, l'enveloppe rédigée de manière à ne pas heurter la thérapeutique indigène ; cela fait que, comme d'ailleurs les remèdes sont très efficaces tout en ne coûtant rien, les pauvres malades sont très désireux de les obtenir ; nous exigeons seulement que le malade se présente en personne, afin que nos médecins jugent de sa maladie et du remède qui lui convient ; cette présence fait que nous évitons le gaspillage dans la distribution, et nous permet de leur faire accepter, en même temps que le remède pour le corps, une bonne exhortation chrétienne. Le petit paquet du remède donné porte d'ailleurs, outre l'explication chinoise sur la manière de s'en servir, une exposition très succincte de noire sainte religion, avec l'inscription en gros caractères: « Religion du Maître du Ciel ; Distribution gratuite », le tout en chinois, bien entendu. Les pharmacies visent surtout les enfants païens moribonds et leur baptême. Cette année, nos pharmacies et nos baptiseurs de bonne volonté nous ont donné 16,477 baptêmes de moribonds. Outre ce profit spirituel de petits anges envoyés au Paradis, nos pharmacies nous procurent dans le pays un bon renom de bienfaisance. Nous ne pouvons et nous ne voulons pas, dans les conditions où se trouve la Mission, faire d'hôpitaux ; nous y suppléons largement par la multiplication des pharmacies-dispensaires.

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