LKTTRK DU RÉVÉREND PÈRE HENRI MAQUET
assurément, mais qui ne cesse de s'affirmer et de gratidir. La mission du Tché-ly S.- E., même dans les années les plus difficiles, a coniimié sa marche conquérante. En l8y8, motnent où les plus cruels fléaux sévissaient sur elle, notre vénérable P. Gonnet était arraché par les événem^ents et la mort du P. de Rabaudy, notre supérieur, à une retraite que nécessitaient, semblait-il, son âge avancé et ses quarante années d'apostolat. Il reprenait le gouvernement de la mission et décidait la création de postes nouveaux, V occupation de districts éloignés, jusque-là fermés à notre zèle.
C est ainsi que depuis 18^6 — époque où la tnission du Tché-ly S.-E. fut confiée à la Compagnie de Jésus — nos postes furejtt presque décuplés et le chiffre de nos Chrétiens par un progrès constant s est élevé de çooo à phis de 50,000. Leur nombre ne cesse de s'accroître. Par un mouvement de l Esprit de Dieu dont nous ressentons les heureux effets en incme temps que nos voisins, jamais les conversions ne s'annoncèrent aussi nombreuses. Le P. Neveux m^ écrivait tout récemment à la date du 11 juin:
« Cette année est la plus fructueuse que nous ayons eue. L'année prochaine sera ineilleure e7icore. . . si la Chine n'est pas en révokuion. »
Ceux qui vous liront sauront donc que Dieu a récompensé nos hîimbles efforts et quune vie apostolique se dépense utilement dans la mission du Tché-ly S.-E. Il est bon de le dire et de le redire moins pour démentir tes assertions des malveillants qui ne sont plus à craindre lorsqu'ils sont connus que pour prévenir le découragement des timides. Ceux-ci sont toujours à redouter.
Et moi aussi, je voudrais dire aux âmes jeunes et ardentes dont les regards, par une inspiration de la grâce divine, se tournent vers les 7nissio7is Icintaiiies :
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