‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 3 sur 284 · LKTTRE DU RÉVÉREND PERE HENRI MAQUET · texte numérisé non relu

LKTTRE DU RÉVÉREND PERE HENRI MAQUET

Si VOUS ambitionnez la gloire (pii rejaillit des faits illustres et des actions retentissantes, ne venez pas chez nous ;

Mais si vous ambitionnez la joie de gagner à T Ëvangile par des travaux obscurs et patients qui ne seront ztis et récompenses que de Dieu des centaines et des milliers dames, venez à nous, venez au. Tc/ié-fy, vos désirs seront satisfaits. — C'est vous que tious attendons, c'est vous fjue noîis demandons dans toutes nos prières au Maître de la moisson. Il a besoin de vous, puisqu'il a besoin de moissonneurs sur le champ qitilnous a conjié et oit par sa grâce se pressent et blanchissent les épis.

Merci encore une fois., mon bien cher Père, de toute la peine que vous avez prise pour conduire à bien votre travail ; je demande à Notre- Seigneur de la récompenser au centuple. Je me recommande à vos prières et Saints Sacrifices

Et SUIS de Votre Révérence le sei'vileur in Ck". H. Maqukt, s. J.

Saint- Acheul, le ji juillet i8çç.

En Oiine.

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j^ AVIS AU LECTEUR BIENVEILLANT.

LES récits et les remarques qui se succèdent dans ce livre sont empruntés à d'autres récits et à d'autres remarques ; voici dans quelles circonstances :

Les missionnaires du Tché-ly S.-E , fidèles aux traditions laissées par leurs devanciers dans toutes les missions de la Compagnie de Jésus, ont souvent écrit à leurs frères d'Europe, à leurs Supérieurs, à leurs bienfaiteurs. Leurs lettres, conservées dans nos archives familiales, renferment, sur la province de Chine qu'ils ont à évangéliser, une étude très complète, très curieuse, très sincère. Ce sont des témoins qui disent ce qu'ils voient, des ouvriers et des soldats qui racontent ce qu'ils font, avec la simplicité des humbles et des vaillants. On sent, à la belle chaleur du zèle qui anime ces pages, qu'elles sont tracées par des mains habituées à porter le flambeau de l'Évangile. Mais ces hommes apostoliques sont aussi des théologiens, des lettrés, des observateurs habiles à grouper les faits, ne serait-ce que pour mieux connaître et mieux comprendre le peuple au foyer duquel ils se sont arrêtés pour y vivre et pour y mourir. En les écoutant on entend moins des voyageurs et des étrangers que des citoyens. Leur témoignage n'en est que plus recevable. Où la vérité et l'impartialité trouveraient-elles de meilleurs garants ?...

Quelques-uns se demanderont peut-être s'il n'eût pas été préférable de ne donner au public qu'une suite des lettres de nos missionnaires, choisies parmi les plus édifiantes ou les plus curieuses.

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