Lettres édifiantes, frère Attiret
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au i-tu ,: laiis à.ia^ ,aa: s..,!.- dcr^iiaci; à r(-ci-\-(iir les ! ri;.iiiaii i :: .
.XlJi'cs v.\\<- alli iilt: ^i aaa- i'i''Ui'^- ''l t"aana-, ri-,!ii|jen'ur csl arri\'c. la-
l'iixi-n 'Ja-s inirastr.-s. an ./..: aa^. ', a tait un tiiscours tai '.nii^'ais.
•..a'a:-. iaita-j^rcia- y.:s<- a irailait an ,'iii:::> i:t iin'un prince a re[jcl'.'-
,'. i' l'ua.a'ercjr t-n ,:::!;:^l:':v::. ■• l^l Laicurc il f.st })r(ihal)'>; (jik; les
! a'i ■!' ^ /a- ,"^' n l'^.xci-iiea.ce M . de- 1 li'andiL et d'- S( in inler[jret(a baron
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1,; a..cnn S' n iniaar les (jreila;-> iaiperi il-:s.
1 >'.a:tr'-s \ ;.-;t'-.~: s(- în'cnt a'.''-~. nviins île cereuujnies, niais elles ( at i.ii.-iSe a;i erii'-l siaa\'fnir. I.n [ -a ■, l'S tro-qa-s (Ki corps expe- ' araav.a;ireM:':;ri '.' 'aii'a 'la:s. «-lUrei -. oir le di'oit de 'a \i':toir(;, dans
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Al h; i.Nia. I .; '•■\: i \m i a - a : : \--a.
parla Conipagiiic thi Ic'-siis à 1 l. n^pen-ui-, Alemc l^ri resair.j--. Ci-.iU: de.scri[ilii>n dira qm-lli: etaa aux siècles ; r^cé .i'-:u.-. \\:.^:--^\ .il)le ricllessc de la dynastie l-iil il jaiiiais i icrmls a -î'.ralrtrs ;'..'n:r.-:- — Salomon p.\t:i'pl(:, — de pn idiL^Lua- ainsi l'ur et l'argent ; ear '-j plaisir des \ eux ! Au début, le frère Attiret exprivae so:i enilMrr..r;. L'opposition des oduts est si \'iol(Mitf filtre K-s peii[)les, a- }-~r.ir:Ç.;s cl 11- Chinois s'iaitendent si peu sur a- ::a:t ' Lersdui- les Le'a---: ■voient lies estamui-s ijui repri-siMUi-iu nos hàta'.n-r.t-. ct-s ^i.ip.as
I. I.eltredu I'. I 'o\ (.a.ai<'- " ili''aaii' ■! c a j. l-,tl>, < : ,i: I' iii't'<. Iièu- Aiart'.
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corps de logis, ces hauts pavillons les épouvantent ; ils regardent nos rues comme des chemins creusés dans d'affreuses montagnes,
et nos maisons, comme des rochers percés de trous, ainsi que des habitations d'ours et d'autres bêtes féroces. )) En revanche, un
CHAPITRK VII. — LA NATION CHINOISE
Européen, après avoir visité le palais d'été, écrivait : «chef-d'œuvre du maniéré ».
En tout cas, la manière est grande... Un vaste espace a été choisi, capable de contenir une ville immense ; tout y est de main
'^(ir[)s (le l<\L;is, ers liant-; [)a\ liions lis cixuuantiMU ; ils regardent nos rues comme des i ln-mins (~rciiscs tluis d'allrcnscs nuMitairnes,
i:t ni 'S maisons, comme d(-s rochers perci'-s de trous, ainsi cjue d( s lial)itati( ns d'ours et d'autres I.ctes féroces. >^ î'u ri \aiicli''. i:n
CHAl'ITIU-: VII. - LA NATION CMIX' ISiC
I^uropùcn, a[;rè.s uxoir visitù le palais d'cU-, ccrivaii : <* i;licl-cl (l'Uxtc^ (lu m:iniére >; .
l'.n toiil cas, la manicr<; est ii;ramlc, . . [ n vaste espace a été choisi, capable! de coiiKMiir uik; ville immense? ; tout y est de main
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KN CHINE.
d'homme : les fossés, les canaux, les étangs ou les lacs, la mer où ces eaux se déversent ; les collines, les rochers, les montagnes qui les séparent pour former une infinité de vallons. Celui que l'on quitte ne ressemble en rien à celui dans lequel on entre, et le spectacle en est d'autant plus agréable qu'il est imprévu. Des forêts qui grimpent sur les pentes abruptes, des massifs de fleurs, des rochers aux formes bizarres, des arbres de haute futaie, des galeries ou des colonnades enferment si bien chaque vallon, qu'on dirait un coin isolé de l'univers. L'on compte plus de deux cents de ces solitudes ou de ces jardins de délices,- Leur variété est infinie. Ici une eau torrentueuse se précipite et, bondissant sur les rochers, elle arrive blanche d'écume et de colère, et se fraie un chemin difficile sur les rocailles dont ses bords et son lit sont hérissés ; là, cette même eau se repose et s'étend en une nappe limpide au milieu des prairies, dans une sorte de plaine que les montagnes ont formée en s'écartant. De sveltes embarcations glissent sur le lac ; il en est qui supportent des chalets ou des châteaux voyageurs, sortes d'îles flottantes qui promènent leurs fortunés habitants parmi toutes ces magnificences. Des poissons de toutes couleurs, blancs, rouges, dorés, violets, se jouent dans les ondes limpides. Les oiseaux aquatiques animent les bords de leurs ébats ; au loin, on devine les bois profonds, les taillis giboyeux où l'Empereur conduit ses courtisans, pour prendre avec eux le plaisir de la chasse. Chaque vallon a sa maison de plaisance assez grande pour loger un haut et puissant seigneur avec toute sa suite. La plus belle incomparablement s'élève dans une île raboteuse et sauvage située au milieu d'une mer intérieure large et longue d'une demi-lieue. « La vue, dit le frère Attiret, en est admirable ; de là, on voit tous les palais qui sont sur les bords de la mer ; toutes les montagnes qui s'y terminent ; tous les canaux qui y aboutissent pour y porter, ou pour en recevoir les eaux ; tous les ponts qui sont sur l'extrémité ou à l'embouchure des canaux ; tous les pavillons ou arcs de triomphe
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CHAPITRK VII. — LA NATION CHINOISE
qui ornent ces ponts. » Toutefois, cette jolie maison n'est qu'un bijou, elle est trop peu considérable, et ne renferme qu'une centaine de chambres ou de salons, juste le strict nécessaire, comme l'on voit, pour servir le thé, ou, dans une nuit de fête, pour contempler