CHAPITRE III
RELIGIONS ET SUPERSTITIONS
faire l'histoire des religions à partir du moment où elles cessent d'être : « dignes de Dieu ». — « Cet éclat diminue graduellement en même temps que le monde vieillit, et finit par ne plus jeter que de faibles lueurs à travers les ombres qui s'allongent sur le chemin
de l'humanité comme au déclin d'un beau jour Il m'a paru que
le grand jour de la lumière sereine avait déjà lui et que nous n'en recevions plus que les derniers reflets '. »
Tout le monde trouvera dans cet aperçu sommaire des « religions de la Chine » plus de littérature que de théologie. Ce n'est point la faute de l'avocat qui est habile, c'est le malheur de sa cause. L'écrivain cherche vainement une doctrine. Confucius et Boudha sont aussi réfractaires l'un que l'autre à un symbole. N'est-ce point d'ailleurs le privilège de la vérité catholique ?... Seule elle s'appartient, elle se connaît, elle se définit, elle a ses fidèles et ses croyants qui savent — même les enfants — ce que la religion ordonne de croire et ce qu'elle ordonne de faire.
Rien de semblable chez Confucius. « Confucius, dit son admirateur, laisse chacun libre d'adorer Dieu comme il l'entend ''. »
Et encore : « Le culte antique sanctionné par Confucius n'admettait ni images, ni prêtres, mais seulement certaines cérémonies... qui occupent peu les esprits '. »
C'est très clair.
« A défaut de la grâce divine, l'homme a reçu pour s'élever dans la religion ou dans le respect de soi-même — ce point reste obscur — cinq dons ou états particuliers de ses facultés qui doivent être développés sans relâche ; ce sont : la physionomie respectueuse, la parole douce, l'ouïe fine, l'œil clairvoyant, la pensée réfléchie \ »
1. Colonel Tcheng-ki-tong, Les Chitwis peints far eux-viémes, chap. 2. Religion et philosophie, p. 19-27- 17-1 S.