‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 84 sur 284 · CHAPITRE III. H ICLKilONS ET SL' I> i: H STl TIO NS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. H ICLKilONS ET SL' I> i: H STl TIO NS

<.<' l'un des plus splendides homma^j^cs rendus jjar l'homme à s(jn créateur ' ? »

Les Chinois pi'iiib par cnx-iiicnics eurent du moins un mérite involontaire. Ils attirèrent l'attention du R. P. Colombel. L'éminent religieux, armé de toutes les ressources (.le la lhéoloL;ie et de 1 exl)érience, examine avec un esprit ferme et judicieux les observations de M. rchen;.,''d^i-tong et les réduit à leur juste valeur. P,ir la même occasion, il éclaire d'une lidèle c^t vive lumière la quesiitjn si souvent obscure des reli^ion.s en Chine : les paragraphes sui\ants exposeront sa pensée sur les points principaux .

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Le défaut général des auteurs qui parlent de la religion en Chine, est d'y voir dc^s beautés qui n'y Sf)nt pas, mais qu'ils nous em[)runtent. M. rcheiig-ki-tong nous emjjrunle lorsqu'il dit des trois religions (]ui se partagent l'Empire du Milieu, qu'elles ce,nstitu(.-nt le lien mystérieux qui réunit la créature au créateur et que l<;urs symboles expriment l'adcjration et la reconnaissance... Cr(';aieur, créature, adoration, reconnaissance appartiennent à la langue chrétienne, mais non pas à la langue païenne. Lorsque nos infidèles prient, c'est tju'ils craignent le mal que de méchants esprits peuvent leur laire ; ou bien ils importunent le génie des richesses quel qu'il soit, avec toute l'ardeur d'une insatiable cu[jidilé. Ine prière de ce genre, n'importe (juel idolâtre du continent noir la dira en adorant un Lurcjpéen, s'il espère obtenir un fusil. L'auteur n'a trouvé (jue chez nous des phrases (jui [parlent de la sympathie «de l'âme humaine pour l'iàre universel », ou de l'Ivjmme arrêté dans ses élans vers Dieu <,< par ses chutes et le souvenir de sa nature impar-

I. Colonel Te hen;4-lci [uni;, /t» Ci.iitii^ fu :nts /'ir lIix-iii. iiu >. p. z~ . 1. /.it/i-js lie /V?M; r, ','in(| lettres ;iii K. 1'. l'ruvincial. dcreniljre li''.~'r.

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faite. 'î> Je veux bien que ces paroles ne rendent pas un son nettement catholique ; mais un païen ne pourra jamais en découvrir le sens. — Un païen ne songera jamais non plus «qu'il doit séparer de toutes les splendeurs de la vertu pour communiquer avec l'être divin. »

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