EMPRUNTS FAITS A LA RELIGION CATHOLIQUE
Le défaut général des auteurs qui parlent de la religion en Chine, est d'y voir des beautés qui n'y sont pas, mais qu'ils nous empruntent. M. Tcheng-ki-tong nous emprunte lorsqu'il dit des trois religions qui se partagent l'Empire du Milieu, qu'elles constituent le lien mystérieux qui réunit la créature au créateur et que leurs symboles expriment l'adoration et la reconnaissance... Créateur, créature, adoration, reconnaissance appartiennent à la langue chrétienne, mais non pas à la langue païenne. Lorsque nos infidèles prient, c'est qu'ils craignent le mal que de méchants esprits peuvent leur faire ; ou bien ils importunent le génie des richesses quel qu'il soit, avec toute l'ardeur d'une insatiable cupidité. Une prière de ce genre, n'importe quel idolâtre du continent noir la dira en adorant un Européen, s'il espère obtenir un fusil. L'auteur n'a trouvé que chez nous des phrases qui parlent de la sympathie «de l'âme humaine pour l'Etre universel», ou de l'homme arrêté dans ses élans vers Dieu « par ses chutes et le souvenir de sa nature impar-
1. Colonel Tcheng-ki-tong, Les Chiftois peints par eux-mhnes, p. 27.
2. Lettres de Jersey, Cinq lettres au R. P. Provincial, décembre 1887.
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I lélas ! les simiilcs, les sourds, les myopt^s, ceux qui ont h; verbe haut, ci'ux (lui n rxprnncnt [):is, ou n'inspircMit pas assez le rt;spect, ne seroDt que les derniers parmi les disci[)les d(^ Confucius ! \'a (-ncore haïr vieillesse sera [)lus hostile à la relijj^ioii ou à la philosophie-, puisque U'S années dans leur déclin ne guérissent pour l'ordinaire ni de la myopie, ni de la surdite.
!c sui> siiiiiii, les .111-- fil Miiit la cause.
dit, av('C r(;x[)érience uni\'erse'.lc, le chat-ermite de La Vonlame.
l".n fait de doctrine, ISoiidha n'est pas [jIus riche qui,; son collèc^ue.
" .Suivant cette doctrine, — celle de lîoudha, - - dans la- (|U(dle on trouve d'admiraljles points de vue, le monde matériel est une illusion. L'homme tioit tendre à s'isoler au milieu de la naturtî, à s'immobiliser.
\ a: but de cette vie idéale est d'amener l'extase '. •>
Laissons la religion de Lao- 1 se. L'auteur ne lui accorde (pj'un re'^ard de pitié et une W'^nc. méprisante : <• l'dle n'est [dus praiifjuée cpii: dans la basse-classe et admet la métemps\ cose . »
l'-st-ce assez de reliijjion ou de reli;,dons en Chine pour constituer