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CHAPITRE 111. — RELIGIONS ET SUPERSTITIONS

collier d'argent au cou de son fils, puis il demandera, le même jour peut-être, aux prêtres de Fo d'enterrer sa mère. Lorsqu'un infidèle se convertit, jamais il ne peut dire à quelle religion il appartenait jusque-là. Pour se tirer d'embarras, les lettrés disent qu'ils sont confucianistes, et les gens du peuple, qu'ils suivent la religion des ancêtres. Mais ce sont propos trop commodes et trop vagues. Cette doctrine de Confucius n'a point de corps ; où est-elle exprimée ?... Où a-t-elle son credo ?... A ces questions, les plus habiles disciples ne font aucune réponse plausible. Poussés dans leurs derniers retranchements, ils disent, comme notre auteur, qu'il y a cinq principes généraux. Ce sont : la fidélité au souverain, le respect envers les parents, l'union entre les époux, l'accord entre les frères, la constance dans les amitiés. La distance est grande entre ces préceptes de morale, et les vérités, ou les dogmes générateurs de la religion !...

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