DU RESPECT DU A CONFUCIUS
A côté des remarques précédentes, le P. Colombel insiste sur l'estime que, cependant, les Chinois accordent à leur grand philosophe. L'attaquer inutilement, et plus encore injustement, ce serait susciter contre la conversion des païens, surtout celle des lettrés, un obstacle que beaucoup ne surmonteraient pas. Mgr Ridel, le vaillant évêque coréen, le disait à ses missionnaires : « Les Coréens honorent, louent, admirent Confucius, autant que les Chinois ; entrer directement en discussion avec eux sur le philosophe ou sur ses écrits, ne servirait qu'à les irriter. Plusieurs fois cependant, je leur ai fait voir que la doctrine de Confucius n'est pas complète ; mais avec beaucoup de précautions '. »
D'ailleurs, si le Sage de l'Orient revenait en Chine, il n'aurait pas à se plaindre de nos missionnaires. Peut-être même a-t-il reçu de leur part des éloges ou une gloire imméritée.