LA CHINE ET NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
La bonne nouvelle de l'Évangile n'a pas toujours été ignorée de la Chine. Telle est l'opinion soutenue, avec preuves à l'appui, par le R. P. Prémare, missionnaire Jésuite au XVI 11^ siècle. Il écrivait en 1724 à l'un de ses Frères d'Europe ' :
« La religion de la croix, dont il reste encore des traces ^ ; la tradition ancienne que cette figure ^ a la vertu d'empêcher les maléfices, les paroles formelles de la liturgie du Malabar, tout cela ne mérite-t-il aucune attention ?... J'ajoute que le fameux Kouangyun-tchang qui vivait au commencement du deuxième siècle, connaissait certainement Jésus-Christ, comme en font foi les monuments écrits de sa main et gravés ensuite sur des pierres. Il est impossible de les expliquer si on n'est pas chrétien. Kouang-yuntchang y parle de la naissance du Sauveur dans une grotte exposée à tous les vents, de sa mort, de sa résurrection, de son ascension et des vestiges de ses pieds sacrés : mystères qui sont autant d'énigmes pour les infidèles. Que, si longtemps après sa mort, ce grand homme a été érigé en idole, cette erreur populaire ne prouve rien contre sa doctrine.
Le P. Prémare relève ensuite une inscription trouvée dans le
Chen-si et il en donne cette traduction :
Alors notre unité trine sépara une personne.
Afin qu'elle fût l'adorable Messie,
Et que, cachant sa majesté.
Elle naquît semblable aux hommes.