‹ En Chine au Tché-ly S.-E. [microform]Chapitre 89 sur 284 · TRADITIONS RELIGIEUSES ET CHRÉTIENNES · texte numérisé non relu

TRADITIONS RELIGIEUSES ET CHRÉTIENNES

En 1878 Léon XIII écrivait à M. Bonnetty et à M. Perny, des Missions Étrangères, qui lui présentaient un livre intitulé : « Vestiges des dogmes chrétiens tirés des anciens livres chinois » : <L Nous vous félicitons, chers Fils, de ce que, vous aidant des savantes recherches faites au siècle dernier par l'un des Pères de la Compagnie de Jésus, missionnaire dans ces régions, et étudiant avec une attention nouvelle les livres sacrés des Chinois et ceux de leurs anciens sages, vous en avez tiré des vestiges clairs des traditions et des dogmes de notre sainte religion ; vestiges qui prouvent qu'elle a été depuis longtemps annoncée dans ces contrées, et que, par son antiquité même, elle précède de beaucoup les écrits des sages dont les Chinois tirent la règle et l'enseignement de leur religion. »

N otre auteur fait écho à cette parole du Vatican lorsqu'il écrit :

« Il m'a paru que le grand jour de la lumière sereine avait déjà

lui, et que nous n'en recevions plus que les derniers et pâles reflets. »

Oui, une première lueur de la vraie religion a éclairé les antiques croyances de la Chine. Un lettré a récemment composé un livre avec les documents trouvés dans les pagodes sur les plus anciennes divinités. Rien, dit-il, n'est de moi dans ce travail, qu'un peu de toilette donnée à chaque article. Une telle compilation ne présente le plus souvent qu'une suite de fables ridicules et de flagrantes contradictions ; néanmoins les vérités primordiales y sont incontestablement reconnaissables. On y retrouve les sept grands commencements, ou l'œuvre des premiers jours, la création du premier homme par un être suprême, l'unité du premier couple. La ceinture de feuillage et bien d'autres détails rappellent les débuts de la

CHAPITRK III. — RKLIGIONS ET SUPERSTITIONS.

Genèse. Qui oserait affirmer que bien des notions de la religion naturelle ne se sont pas conservées en Chine... et cela suffirait pour expliquer ces rayons de lumière qui percent la nuit des antiquités religieuses.

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