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Dans un pays où on cultive le riz, comme la Corée, il est essentiel qu’une quantité suffisante de pluie tombe pendant les trois mois d’été pour permettre au riz de semence d’êtrë transplanté, et au grain de mûrir. En; 1901 , à cause du manque d’eau, la plus grande partie du riz de semence ne put être transplantée, et il se des- y
sécha. ■ •
Il est naturellement inévitable que l’une des consé^quences immédiates de la famine soit un accroissement de mortalité dans tout le pays. La misère, à laquelle des milliers de Coréens furent réduits, affaiblit à tel point leur constitution que, dans beaucoup de cas, ceux qui
avaient eu. la chance de ne pas mourir de faim demeurèrent, affaiblis. Nombreux furent ceux que l’épuisement résultant de leurs privations disposa particulièrement à la maladie. Ceci, fut plus spécialement le cas pour- les districts de l’intérieur.
En temps ordinaire, la malaria est peut-être la maladie la plus commune en Corée.. Elle sévit dans toute’ là contrée, mais elle est plus étroitement localisée dans les régions où les champs de riz sont nombreux. La petite vérole règne d’une façon presque constante et se déclare sous forme d’épidémie à des périodes très rapprochées l’une de l’autre. Presque tous les adultes et la plupart des enfants au-dessus de dix ans l’ont eue. La lèpre est assez générale dans les provinces méridionales, mais elle se répand très lentement. Cette maladie présente tous
les ~ caractères décrits “dans les manuels “ mais son accroissement presque imperceptible en Corée fait fortement présumer qu’elle n’est pas contagieuse.
Le grand! ennemi de la santé est le bacille de la
tuberculose. Le manque d’aération, l’absence d’h} r giène et la petitesse~des maisons, développent ce germe. Les affections tuberculeuses et des articulations sont communes ; de même la fistule, le bec-de-lièvre, les malar dies des yeux, de la gorge et des oreilles. La plus commune parmi les maladies des yeux est la cataracte ; et parmi celles de l’oreille, la suppuration de la cavité moyenne, qui est dans la plupart des cas une suite de la petite vérole survenue pendant l’enfance. Les polypes du nez sont également très fréquents. L’hystérie est assez commune, et on rencontre, parmi les maladies nerveuses, l’épilepsie et la paralysie. L’indigestion est presque un fléau national ; elle est provoquée par l’habitude de manger rapidement d’énormes quantités de riz bouilli et de poisson cru. Le mal de dents est moins fréquent que dans les autres pays, la diphtérie et la fièvre typhoïde sont très rares, et la fièvre scarlatine est presque inconnue. Le typhus, la fièvre rémittente de malaria, et la fièvre intermittente ne sont pas rarès.
En somme, lesmaladies les plus fréquentes sont celles qui résultent de la malpropreté, et aussi de la qualité médiocre de la nourriture et l’étroitesse des logements. La plupart dés maladies communes à l’humanité se retrouvent en Corée.
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