RE PE
sr ar APT Pi D ee fidas dé : ANA à
cit oui di AN
en connait plus long que nous autres. Si jamais on prépare un nouveau bill, je serai de retour, et je suis ferré, envers et contre tous, pour le surveiller, Voulez-vous connaître au juste quels sont mes sentiments sur la quéstion ? Lisez le brouillon d’une lettre au cardinal Simeoni que je viens de préparer, et que je remettrai demain, Le bon Dieu est bon, et il sait tout faire tourner à sa gloire, même les mauvaises dispositions des hommes ; à plus forte raison leurs sottises non coupables, et leurs vues courtes et innocentes. Saints innocents, priez pour nous, Vous aussi, mère, priez pour moi !:
Cette opposition acharnée, sans mesure, ne détériore en rien notre position première. Elle sépare l’alliage de l’or pur. Elle force les mécontents de toute nuance de montrer au grand jour leurs motifs trop souvent inavouables, les limaçons à sortir leurs cornes et les ânes leurs oreilles, Elle me donne l’occasion d’être généreux, et de faire appel à tous les hommes modérés, Réellement serais-je assez sot que de m’en plaindre ? Si elle n'existait pas, ce serait peut-être un malheur, Car j'ai la prétention de bâtir, non pour un an, mais pour des siècles. Pour cela, il faut la discussion. Les autres la font, je n’ai qu’à tirer les conclusions.
Dimanche, 6 avril, — Pâques ! bonnes Pâques ! Joyeuses Pâques ! et je sais que mon souhait est accompli. Je sais que Jésus est avec vous, qu’il habite dans votre cœur et qu’il est le lien le plus fort qui nous unisse, intensifiant l'amour filial et maternel, doublant l'affection fraternelle ; car vos attentions, monsieur, vous donnent des droits réels au nom de frère.
Je suis bien, (Cependant, comme j'ai pris des remèdes ces jours derniers, je ne veux pas exposer ma convalescence aux longs offices du jour ; et je me suis contenté de ma messe de ce matin, suppléant dans la retraite de mon cœur au grand déploiement des cérémonies de l’église par une attention spéciale à la voix de Jésus ressuscité, par un redoublement de promesses ardentes et d'amour, hélas ! trop souvent stérile, mais sincère.
sais « exact nes, qd de la Pour gner ( pour favori l'ai fa
épare rs et | juste uillon rer, et it tout ns des les, et Z pour
en rien r. Elle nd jour à sortir à J'occanes mMmoOlaindre ?
Car j'ai , siècles.
n’ai qu'à
Joyeuses b sais que vil est le filial et ttentions, bre.
nèdes ces ence aux messe de orand dén spéciale e promesmais sin-
Ïl y a cinq ans, Pâques se trouvait le cinq avril ; cette année il tombe le six, J'étais alors à Rome, en visite, suivant les offices de la semaine sainte ; aujourd’hui j'y suis en affaire, Que de changements depuis ce temps-là : la prison des femmes, l'île Bizard, St-Lin, l’Université. Que d'amis sont partis, entr'autres un père, le meilleur des pères, Dans cinq ans, où serons-nous ? Quelles surprises nous réserve ce laps de temps ! Dans cinq ans, je toucherai À la cinquantaine, Que la vie passe vite, c’est un passage, Pâques veut dire passage aussi. Passons droit, et arrivons juste à notre fin dernière, Dieu.
A midi, j'allai dîner au collège canadien, où je rencontrai Mgr de Pau et le:marquis de Maupes. Un jeune prêtre de Québec venait de chanter sa première messe ; nous le fêtons en petit comité dans la chambre de M. Cousineau, J’allai porter ma lettre au cardinal Simeoni. Je dis mon bréviaire à St-Nicholas, Et je m’empressai de rentrer, mon instinct me disait que des lettres agréables m’attendaient ici ; j'avais vu arriver la malle anglaise à midi au collège canadien.
Vous me demandez des nouvelles de mon bill D'abord ce n’est pas mon bill, il faut dire leur bill. Quand je présenterai un bill, si jamais la chose arrive, je serai là à Québec, et il passera comme mes bills passent ici. Je ne dis pas cela par orgueil, ni confiance personnelle, Mais, ayant en main une œuvre de conciliation, je ne demande jamais rien de litigieux ; et mes propositions sont si modérées que les hommes de bonne volonté ne peuvent se refuser d'y obtempérer.
Encore un mot du bill pour répondre à vos questions, Je sais qu’il avait subi bien des modifications, je n’en connais pas exactement la teneur. Je suis trop loin des lieux, des person. nes, de la scène des événements pour me former une idée exacte de la chose, Est-ce mieux, qu’il soit rejeté ? Est-ce plus mal ? Pour moi, j'avais entrepris trois choses. La première, témoigner de ma bonne volonté personnelle d'étendre les concessions pour l'amour de l’union, le plus loin possible, en allant jusqu’à favoriser les demandes de#M. Desjardins. Je l'avais promis, je l'ai fait, nous avons été écoutés ici. — La deuxième, je voulais
savoir si on pouvait recevoir l'Ecole dans l'Université, enr sup-
posant qu’Elle réussit à faire amender sa Charte, pourvu que les s droits rniversitaires fussent respectés. On m’a répondu que ut oui, — La troisième, de laisser aux évêques de la Province ec- ji clésiastique de Montréal le soin de débattre avec l'Ecole les dé. 4 taiis de arrangement, wayant plus qu’à les soumettre au Con- ds seit Universitaire, quand il serait tout faits, arrêtés, On à donné Li une réponse favorable, C’est là sur ce sujet, toute ma mission. Et j'ai obtenu que le cardinal, non-seulement en écrivit privé- e ment aux évêques, mais encore fit connaître les désirs de Rome £ publiquement. Quant à faire amender la charte, cest l'affaire d de PEcole ; je n’ai à traiter avec elle sur ce terrain que quand is ni elle aura réussi. Jusque-là notre première union subsiste. Es : AE EE F x les € Dans la surexcitation actuelle des esprits, il est peut-être mieux D que le bill soit remis. Je dis cela à tout hasard, On parait Age avoir perdu la boussole, D'ici à l'automne, l’effervescence va Je se calmer ; je vais apporter une base solide, des principes clairs. Qui sait ? Enfin, il n’en arrivera toujours que ce que Dieu voudra, Je n’en reste pas moins dans la conviction que la modération finira par l'emporter ; et que les gens de bonne vo- | Ë lonté finiront aussi par se rencontrer sur un terrain commun. LL ; Au revoir, Continuez de prier pour moi, qui suis avec sin- | CÉrité ne hr ment Lundi, 7 avril, — Il y a trois jours il est arrivé ici deux M sœurs franciscaines du Minnesota. Je viens de leur parler. NS Jugez de ma surprise. Une est canadienne, née à St-Barthé- a
lemy, éduquée au couvent de Ste-Elisabeth, ayant enseigné au ; couvent de Laprairie, sous sœur Victoire, la fille de M. Pauzé, * 90e " ayant demeuré à Montréal au coin de la rue Notre-Dame et de Le la Place acques-Cartier ; qui a une sœur religieuse à St-Jean cela 8
\ À lire, I]
de Dieu, qui a connu M. Tranchemoutagne, M. Moreau, et qui hé: I ne m
était novice à la Providence du temps que M. Perreault et M. Re
est so
Kavanagh en étaient chapelains, Jugez si nous avôns parlé du pays. ; Fini ie mémoire sur les comptes ! Il ne me reste plus qu’à
nir jus sont fa valeur,
1 SUP ue les u que
ice eCles déà Condonné nission, privée Rome Vaffaire quand ubsiste.
e mieux à parait ence Va es clairs.
ue Dieu que la onne VOmup.
vec Sin-
ici deux r parler.
t- Barthéleigné au . Pauré, me et de \ St-Jean u, eb qui it et M.
ns parlé
blus qu'à
le repasser, Cela prendra la journée de demuin, et après demain probablement je pourrai le confier à l’imprimeur, 1 a trente pages fool's scap, sas compter une vingtaine de pages en pièces justificatives. Je le refais pour la quatrième fois. lère, premier jet, quand les idées sont en ébullition ; 2ième, choix et ordre des matières que l’on revêt d’une première rédaction ; 3ième, rédaction plus soignée pour le communiquer à un ami ; ième, rédaction définitive, Pourquoi tant de soins ? Il s’agit, en se défendant, de porter quelques accusations, il faut le faire avec mesure et charité. Il y a discussions de chiffres, La précision mathématique est de rigueur, Ce mémoire ira chez tous les cardinaux de la Propagande, chez tous les évêques du Canada. Il sera discuté, combaitu, contredit, Devant une telle responsabilité, une ‘semblable perspective, aije tort de prendre mes précautions et de travailler lentement ?
Vingt fois sur le métier remettez votre oxvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez.
Après celui-ci, je mettrai la dernière main au mémoire sur les Ressources ; déjà il à eu sa troisième rédaction, cinquante pages avec les documents, J'ai un premier mémoire complètement fini, avec. réponse donnée ; il s’imprimera tout de même pour être passé aux évêques ; car la congrégation n’en a plus besoin, la question est décidée ; ce mémoire peut s'appeler de l'Ecole de Médecine. Il en reste encore deux autres grandement avancés, le premier, c’est-à-dire le quatrième, qui peut s'appeler du pouvoir des évêques, et le second, c’est-à-dire le cinquième, des transactions du Vice-Recteur, I] faut que tout cela s’imprime. Un bon jour je vous donnerai toutes ces pages à lire, I1 y aura de quoi vous endormir cent fois. Je m’endors moimême terriblement, Pas étonnant alors si cette énumération est soporifique, N’allez pas dire : mais cet ouvrage va le retenir jusqu’au mois de septembre ! Les trois quarts du travail sont faits, Quand on n’a plus qu'à imprimer, ce n’est pas de valeur, — Bon soir,
Mercredi, 9 avril, — Je vous écris de la chambre de M. Cousineau, M. Cousineau est allé chanter quelque part, dans un couvent, Comment employer mon loisir mieux qu’en vous écrivant.
Quand je suis arrivé à Rome, j'ai dit: “il faut que j’apporte des reliques, j'en veux au moin: une centaiñe ”, On s’est mis à rire de moi, “Si vous en obtenez dix, vous pouvez être content, on est devenu très difficile sur ce sujet. Ta, ta, ta ! Vous ne connaissez pas ce que c’est qu’un canadien, qui à la tête dure, Je vous dis qte j’arriverai à mon cent. ?
J'étais décidé à remuer ciel et terre, sans faire de bruit, Je d!s que je passerais de place em place le mercredi de Pâques pour faire r1a collecte, employant plus de douceur que d’instances pressantes. Or j'arrive de ma cueillette. Imaginez que je dépose précieusernent au fond de ma valise 80 reliques bien comptées, sans parler des 7, que je donne à M. Cousineau.
En tête se trouve St-Lin, accompagné de cinq apôtres: Pierre, André, Jacques-le-mineur, Mathieu et Barthélemy, Une partie du ciel y passe : SS. Joseph, Jean Baptiste. Charles Borromée, François de Sales, Philippe de Néri, François Xavier, Igncce, Jean Chrysostome, Basile-le-grand, Grégoire-le-grand, Denys l’Aréopagite, Léonard de Port-Maurice, Bonaventure, Cécile, Pudentienne, Laurent, Valérien, Jean Népomucène, Paui de la croix, Hélène, Thomas d'Aquin, Camille de Lellis, Joseph de Cupertino, Fabien, Polycarpe, Françoise romaine, Boniface, Bibiane, Barbe, Sylvestre, Sabine, Emérentienne, Ursule, Apolline, Eugénie, Valentin, manteau de Ste-Anne, de St-Joseph, de la Ste- Vierge, Enfin il serait trop long d’énumérer, puisque j'en ai 80, plus cinq que javais déjà, 85. Ii pourrait bien se faire que je m’en procurerais encore une trentaine, Vous voyez d’ici la belle richesse que nous pourrons déployer en certains jours. Ces reliques sont toutes cachetées, seellées et authentiques, Nous ferons faire de grands reliquaires, disons par exemple, un pour St-Lin, un pour les Apôtres, un pour les femmes pieuses comme sainte Anne, Françoise romaine, un pour les petites vierges comme Cécile, Emérentienne,
de $ jall ave Je 1 finie de s de l’ par 1 moir dépe banq rien, Spad pier Curai échai faut l'églis Pères Sacre dans sur u
de M.
dans
n vous
pporte st mis ez être ta, ta | ui à le
uit, Je Pâques e d’insnez que ues bien au.
#: Piery. Une rles Bor- Xavier, le-grand, venture, pmucène, le Lellis, romaine, inne, Ur- Anne, de y d’énu- 85. Ii ne trenpourrons chetées, reliqual- Apôtres, goise To-
rentienne,
Pudentienne, un pour les papes, un pour les martyrs... enfin je suis comme Perrette, je les ai déjà, mes reliquaires. Je vais tâcher que, chemin faisant le lait ne tombe pas par terre, Dans tous les cas, bien peu d’églises auront autant de saints dans leur trésor. La plupart de ces reliques sont ex ossibus. Dans vos annonces, si la chose peut venir naturellement, et vous êtes capable de faire venir la nature de la chose, dites-le, s’il vous plaît, aux paroissiens.
J’oubliais, dans ce calcul, les trois reliques que je me suis procuré à St Philippe de Néri (chiesa nmuova). Dans quelques jours, je ferai une nouvelle cueillette,
Jeudi, 10 avril.—Comme je descendais au diner, une lettre de St. Lin. Je n’avais pas le temps de la lire à tête reposée, j'allai manger le soupe. Après-dîner j'avais un rendez-vous avec un homme important que je ne voulais pas faire attendre. Je mis le précieux dépôt dans ma poche, et partis. L’entrevue finie, il me fallait aller à la Banque, sur la rue des Condotti, de st ii: ln de ne pas laisser passer l'heure du bureau. Car de l’argeni, il m’en faut ; je dépense à peu près cent piastres par mois. Et ce mois-ci, à cause de l'impression de mes mémoires, absorbera bien deux-cents piastres ; tout cela, avec les dépenses de ma maison à St-Lin, en vérité j'ai besoin d’une banque bien foncée, Tout de même, ma chère mère, ne craignez rien, je suis au-dessus de mes affaires. De chez M. Alexandro Spada, je passai à la rue voisine, Frattina, pour acheter du papier ; j'en fais une consommation considérable ; et je me procurai de belles grandes enveloppes, dont je vous envoie un échantillon aujourd’hui, Mais enfin, il faut lire cette lettre, il faut lire cette lettre, il est trois heures. Je me réfugie dans l'église la plus voisine que je trouve ouverte, la chapelle des Pères du S. Sacrement sur la place S. Claude. Mais le Saint Sacrement est exposé, il faut bien commencer par lui. Et retiré dans un petit coin, ayant déposé mon paquet et mon parapluie sur une chaise, je récitai Breviaire. Puis sous le regard de
PARURS DE A P RE eco PRET PE ie 2 D OUETSE ; Te LEUR
Jésus, je lus la lettre du 26 mars. ; Voyez si on prend des précautions pour ne pas gâter son repas intellectuel, pour ne pas nuire à la digestion mentale, et pour pouvoir déguster les gâ-
teaux littéraires, qui nous arrivent de si loin, encore tout chauds .
de vérité et de sentiment, re
Et
j à pau
Vendredi, 11 avril.— Les bonnes choses se pressent et se que
suivent. Encore une lettre de vous, mère, et une de M, Payette. né
Le vôtre est du 25, c’est-à-dire qu’elle m'arrive après celle du he
26 ; peu importe, pourvu qu’elle arrive. Je crois avoir recu no
| toutes vos lettres. La poste sait bien qu’elles me sont agréables, da:
. elle n’en a pas de doute, elle. Dans tous les cas j'en suis, de is
1 votre plume, à la cent-soixautièime page, De ce train là, au te
| retour, j'aurai un joli petit volume, émaillé de mille choses pas pay
pareilles, mais toutes aussi plaisautes les unes que les autres, Ho
| — J'arrive du Crédit-Foncier italien, où j'ai retiré deux-cents An,
piastres. J'avais oublié de vous dire hier que M. Alexandro N
Spada est tombé en déconfiture ; cela ne me regarde pas Mon À 7,7
argent est sur la Banque d'Epargne de Montréal, et tant que profi
celle-là ne fera pas banqueroute, je suis bon, M, Spada de- la 1
imeure, 21 rue des Condotti. J'arrive, la porte était fermée. Oh! atio:
“C’est peut-être numéro 31, j'aurais oublié.” Le numéro 31 est Mic
| une vendeuse de fruits. “ Ah ! alors c’est 41.” 41 est un patis- soul
1 sier. “ Seraït-ce 51.” Je m'y rends. Il n’y a pas de numéro 51, Q
Je reviens à ma première idée, c’est toujours la meilleure, thots
4 J'étais à examiner les lieux lorsqu'un Monsieur se présente : dte 1, “Que cherchez-vous ?. — M. Spada. Est-ce vous ?.— Non, abs
grand Dieu, et je ne le voudrais pas. 11 est tombé en bredan- Puis À douille.” Dorénavant je tirerai sur le Crédit Foncier français. Il Î À vous maintenant, mou cher ami. Pour les paiements de la Brasserie, vous avez fait justement ce qu’il fallait faire, ce que devait faire un homme d’affaire. Voilà bien du fœire. Nonseulement Ja fabrique ne perd pas une piastre et quelques centins, elle est gagnante, peut être d’une dizaine de piastres, sans compter que : un je tiens vaut mieux que deux tu l’auras.
rosail
ratior yad en ve
persé
dans | ajoute
8 préne pas es gàchauds
t et se Payette.
elle du ir recu réables.
auis, de \ là, au 0$es pas , autres.
ux-cents lexandro as, Mon tant que jpada deace, Oh!
ro 31 est un patisméro 51.
eilleure.
présente :
2— Non, bredanrançais.
ments de faire, ce ire. Nonques Centres, Sans uras.
Puisque Jocrisse a eu un si grand succès, comme il n’y a eu que peu de monde aux jours gras, à ceux de la tempête, vous pourriez peut-être, avant que l’on défasse la chapelle, lui donner une chance nouvelle, supposé que le cœur vous en dise. Et les tapis pourraient en profiter. Dans tous les cas, des, pauvres gens, comme nous, pourront fort bien s’en passer pour quelque temps. Si cependant on veut les donner, laissez faire, même poussez à la roue, Ils ne feront pas de tort au chemin de la croix. Enfin voyez, et faites pour le mieux, Quand même ü resterait un petit surplus, je ne voudrais pas l’engager avant de rendre les comptes. Puis nous avons encore des dépenses à faire pour les clotûres et le devant de l’église ; la consécration fera aussi une brèche à nos fonds. De plus, si la paroisse doit payer les débentures, le chemin de la croix pourrait fort bien retomber en grande partie sur le coffre de la fabrique. La prudence est la mère de la sûreté.
Non, il n’est pas parlé de l'Ecole dans la constitution Jam dudum, mais l'Ecole a compris qu’il était de son inttrêt de profiter des avantages qu’offrait le décret romain; sinon, à la longue, elle pourrait bien souffrir grandement de son opposition à l’Université. Tout va pour le mieux, autant que le mieux peut exister dans les vagues mouvattes d’une mer soulevée par une longue tempête.
Quant au grain de la dîme, il se vendra peut-être mieux au mois de mai, Consultez la mère, elle a coutume de s’y entendre là-dessus, Dans la société qu’elle a mené pendant quarante ans avec M. Brunet, son avis finissait toujours par prévaloir, Puis faites pour le mieux et vous n'aurez pas de reproches,
I1 parait que la sainte table est assiégée. C’est bien, ancrez le rosaire, à réparez l'établissement, ou le rétablissement de l’adoration perpétuelle. Voyez dans les papiers, il me semble qu’il y a des documents qui se rapportent à cette dévotion, Il faut en venir à l’adoration vraiment perpétuelle, tout doucement, persévéramment, Avec Jésus et Marie, Jésus à l’église, Marie dans les familles, la paroisse sera bien gardée, Si à ccia, vous ajoutez la commumicr fréquente, on fera des saints. Invitez,
pressez les enfants à communier souvent. Je vois avec plaisir que sur ce sujet, votre doctrine est vraiment catholique, vraiment romaine, Pour les personnes pieuses, moins de confessions, plus de communions,
Vous ne sauriez croire le travail que je fais ici, M. Belnoue, prêtre français qui me sert de secrétaire, ne cesse de copier. Je vais retourner avec une liasse de mémoires imprimés. Je suis mieux pour les faire ici qu’au Canada; je suis plus tranquille, sans compter qu’au besoin je puis tâter l'opinion de la congrégation. Ces impressions prolongent mon séjour. Je ne suis pas inquiet sur St-Lin, Merci de m'ôter une épine du pied. “Qu'un amiest une douce chose!” Ici tout va smoothly and good. Le travail se fait calme, souterrain, sans bruit, modéré, mais je crois efficace, radical et rofond, Pas un mot à qui que ce soit, du moins pour le présent. Une nouvelle de cette sorte est comme une étincelle dans les broussailles, Ma santé est bonne. Le temps est beau, le ciel pur, et le cœur content. Autant qu’il est en vous, faites en sorte que la mère se distraie et se dissipe.
Votre lettre du 31 mars, partie de St-Lin le premier d'avril à 6 heures et quarante minutes, est arrivée à Rome hier soir, 11 du courant, à 11 heures et vingt minutes, ayant fait le trajet en 10 jours et 17 heures: il n’est guère possible d'aller plus vite. Eh ! oui, St Lin est un faubourg de Rome.
Vous avez bien fait de taper fort sur la gueuse, Faites attention de ne pas vous compromettre légalement, puis frappez dur et ferme, Toute la population sera avec vous. C’est une de ces occasions où le scandale fait du bien pour inspirer une sainte horreur, Il est nécessaire que le scandale arrive...
Merci pour les petites nouvelles que vous me donnez de ceci, de cela, Vous ne sauriez croire comme ces choses intéressent à distance, Je tâcherai de lui écrire cette semaine. Voici le mois
de mai qui arrive. Encore une corvée d'instructions : Pauvre M. Cabana! il s’en souviendra de St Lin. J’entends d'ici sa voix douce et sonore, Il n’y en a pas beaucoup à Rome qui soient mieux fimbrées.
Mt "ide
plaisir », vraiconfes-
elnoue, ier, Je Je suis nquille, congrésuis pas Lu pied.
y and modéré, , qui que tte sorte santé est content.
e distraie
er d'avril hier soir, nt fait le ble d’aller
tes attens frappez st une de une sainez de ceci, éressent à ici le mois Pauvre ds d'ici sa Rome qui
Samedi, 12 avri, — J'ai diné à midi chez M. Captier. L'autre soi, en revenant de chez un Cardinal, je passais par des rues détournées. Tout était silencieux aux environs. La lune de sa lumière pâle et forte, effaçait presque les clartés jaunes des réverbères ; un bruit confus montait du centre de la ville : c'était mystérieux.
Mon imagination errait à l'aventure, se reportait sur le passé retombait sur le présent; et je me demandais si je n'étais pas le jouet d’un rêve,
Quoi! me disais-je, est-ce bien moi qui suis chargé de régler la question la plus sérieuse qui intéresse notre pays? qui discute gravement avec ces têtes de la catholicité des intérêts de l'avenir religieux du Canada ? qui voit mes idées reçues avec faveur, examinées et acceptées. O ironie des événements humains ! Où êtes-vous, grands homes qui vous croyez quelque chose ? Venez voir, un enfant a pris votre place.
Je le sens, j'ai l'esprit plus jeune, j'ai le cœur plus adolescent que .jamais, ne pensant qu'à me laisser vivre doucement, : et ne pouvant voir que le beau côté des choses, incapable de soucis, rebelle aux inquiétudes, qu’un rien rend heureux, et qu’une lettre venue de St-Lin, avec ses parfums d'amour maternel, fait déborder de contentement. J’en éprouvais de moins vives émotions au temps du collège ; me voici donc revenu à l’âge de quinze ans.
Je remonte au Manitoba, chez les Métis, dans les forêts, chez les Sauvages, et me voilà arrivé aux jours de Ste-Geneviève, à la côte St-Jean, prés du ruisseau où Grégoire naviguait en cuvette, et où nous prenions, avec des épingles pour hamecons, de gros poissons longs comme le petit doigt.
Je m'embarque avec vous, ma chère mère, dans une grosse charette, à une heure après minuit ; et nous partons le pas pour ne pas casser les œufs. Il faisait froid, je grelottais sons mon capot d'hiver, je m'endormais. Mais un coup de coude me réveillait quand nous arrivions à la grosse côte de la montée de la Pointe Claire. Je faisais boire le cheval à la rivière en passant à la grande anse. Nous montions la côte à Languedoc,
et sur les côteaux, le soleil venait nous réchauffer de ses premiers rayons. L’avant-midi se passait sur le marché Ste-Anne, ! à vendre notre beurre, nos choux, nos œufs, nos concombres et | s nos oignons. Certes, alors, Je ne pensais guère qu’un jour j'irais V
frapper à la porte de la Propagande, 5
Vous rappelez-vous de cette après-midi si chaude, de ces che- E mins si poussièreux, quand vous perdites, dans le village St- 0 Laurent, votre collerette, qui coûtaittune piastre, sans la frange ? el Je ne voulais pas aller de porte en porte et dire : “ Or, ça, g
vous autres, avez vous trouvé la collerette à Maman ? ” C'était alors le bon temps. Nous mangions, chacun, nos douze concombres par jour, et notre panier de cerises.
Maïs ne nous plaignons pas. A chaque jour sa peine ; à chaque jour sa joie. Vous communiez tous les matins ; et de mon côté, je parcours, en pèlerin, les sanctuaires de Rome. Il y en a de plus malheureux que nous sous la calotte des cieux.
Dimanche, 13 avril, — Un ami nrécrivait : “ Mon cher monsieur, j'ai pu causer hier longuement avec Mgr X. L’excellent prélat va s'absenter de Rome pour un peu de temps. Il serait bon que vous le voyiez avant son départ, et s’il est possible anjourd’hui même, Vous le trouverez chez lui vers les cinq heures de l'après-midi. Auriez-vous la bonté de passer ici re de 14 à 2 heures. Je vous mettrais au courant de la situation que actuelle qu’il vous importe de connaître, avant de mettre la von dernière main à votre mémoire. Il n’est pas iautile que vous mai
soyiez informé de tout avant de vous rendre à la Propagande.
Votre bien dévoué serviteur..." seig Je passai chez le Monsieur, je me mis au diapason de la mai
circonstance comme dirait un musicien ; en sorte que je n'étais | tes
pas exposé à chanter une fausse note. Par la forme de la lettre, nou:
l'exactitude précise de l’heure indiquée, je ine doutais bien qne infa
j'étais attendu, mais je fis semblant de me présenter de moi-
même,
J'ai été chez Mgr X. un peu plus d’une heure et demi, Je puis dire que ma grosse affaire est virtuellement réglée. Je
pre- .nne, es et rais
y cheze Stange ?
Dr, Ca, C'était ; COn-
ine ; à : et de me. Il
cieux.
m cher L'excel- A ps. 11 est posvers les asser ici situation ettre la are vous bawande.
son de la e n'étais la lettre, bien que
de moi-
utée,
emi. Je
Je
connais à ne pas m’y tromper, quel en sera le résultat, Seulement il faut maintenant que tout passe par les formes ordinaires de la procédur. Je puis, dorénavant presser l’impression de mes mémoir:s, certain de ne pas mettre le pied sur les verres. J'ai ce que je voulais. Pas un mot de ceci maintenant. Seulement un mot, deux mots, cent mots de remerciement au Bon Dieu. Alleluia ! Le travail n’est pas fini; mais quand on sait où l’on va et qu'on sait que le succès doit couronner les efforts, il n’est pas pénible de travailler, Encore une fois, Deo gratius.
A Monsieur Ubald Ethier : — J'ai reçu votre lettre en date du... Vous avez oublié la date, Il est singulier qu’on ne puisse trouver cette convention. … Elle est consignée dans un grand cahier, où sont copiés nombre de lettres, mémoires et documents se rapportant à l’Université. Voyez vers la page 150. Heureusement que je la sais par cœur, mais, tout de même, j'aimerais bien à en avoir le texte. Aussitôt après réception de cette lettre, copiez et envoyez. Il pourra encore me servir peut-être, sinon comme avancé, du moins comme pièce justificative.
Ne m'attendez point avant la fin de juin. On me dit que Mgr Fabre ne m'attend qu’au mois d'août. J'en suis heureux, cela me donne de la marge. Monseigneur qui a déjà eu affaire souvent aux congrégations romaines, sait fort bien que quand les choses vont le plus vite, pour des Américains, elles vont encore lentement, Nous avons un temps du mois de mai au Canada.
Faîtes tout pour être agréable à M. Archambeaalt et à Monseigneur l’Archevêque de Montréal. Vous avez entre les mains une belle carte d'avenir. Jouez-la comnie il faut. Toutes sortes de nouvelles me trouvent calme. (Car je sais où nous allons : la modération et la justice finiront par triompher infailliblement. Ça va bien. Avec sincérité. …
Lundi, 14 avril. — Journée bien calme. J'ai flâné un peu, la tête appuyée sur le dossier de mon fauteuil, et les pieds
étendus sur une cha’se, me laissant aller À une douce somnolence d'idées. J'ai voulu laisser reposer mon système nerveux, ébranlé par la tension d'hier, épuisé par l'excès d'activité mentale, agité par la diversité des chocs intérieurs. Tout est rentré dans le calme, petit à petit, et ce soir je me sens dans mon état normal. Je bénis Dieu de m'avoir fait passer, sain et sauf, à travers l'épreuve suprême de ma mission, et d’avoir mis les gros atouts dans mon jeu. Je dois voir sous peu le cardinal Z. ; mais je u’ai pas voulu le rencontrer ce soir afin de ne pas fati. guer ce pauvre cerveau. Je suis d’avis qu’il faut soigner son âme comme son corps, si l'on ne veut pas qu’elle s'épuise, qu’elle devienne maîgie de conceptions et dispeptique de sentiments.
Je n'ai fait aucune visite d'église ; car la curiosité fatigue les hommes au moins. dJ’ai dit mon office ici dans la petite chapelle, qui est bien modeste, mais bien pieuse, Pour prendre l'air, j'ai été à pied à l'imprimerie, voir comment avancçait l’impression de mon mémoire, Et de retour, pour ne pas n’ennuyer, j'ai écrit une lettre à Monseigneur Fabre, une autre à M. Colin, une autre au juge Jetté, une autre à M. Chauveau, fils, dont le père est mort dernièrement, et je termine par une page à votre adresse, ce qui m'est un soulagement.
Le souper ici est à sept heures, J’y ai renoncé, c’est trop tard, mon sommeil en devenait pénible. Je soupe seul à six heures, avec deux œufs, du beurre et du thé. C’est à se croire à St-Lin.
Que je me sens bien ce soir ! que je vais bien dormir ! Je n'ai vu personne aujourd’hui, et cependant je n’ai pas été seul. Je sentais Dieu avec moi, il me semblait qu’il prenait plaisir à me voir faire la paresse. Je lui offrais mon repos comme une prière ; il faut avouer que c’est une prière facile. Cependant l'ouvrage marche ; les protes composent, et M. Belnoue copie comme un brave. Il gagne des sommes assez rondes chaque semaine, L'argent ne vaut que par le plaisir qu’il donne ou les services qu’il rend, ou les bonnes œuvres qu’il fait. A part cela, c’est un meuble inutile, qui engendre des inquiétudes à tous, et qui en perd plusieurs, — Assez philosopher ! Dormons. Buona sera.
nnoveux, menrentré n état auf, à is les sal Z. ; 18 fation âme qu’elle iments.
fatigue a petite prendre ait l’im- \s m’enautre à au veau, par une
TOP tard, Kk heures, à St- Lin.
ir !/ Je été seul.
plaisir à mme une
ependant pue Copie s chaque donne ou A part Liétudes à Dormons.