SES
Se A
vous ne pourriez pas suivre la règle de leur maison. Vous finirez par partir. Une chose qui ne doit pas se continuer, il ne faut pas la commencer, Votre place est dans un bon hôtel, —En connais-tu un? Il faut que je sois près d’une église où il me soit facile de dire la messe, — Vous conuaissez bien le Père Tenaillon du St Sacrement. Il demeure inaintenant Place St-Claude. Ila bâti auprès de son église une vaste maison, qu’il a louée pour un hôtel, qu’on appelle hôtel Marini. Nulle part vous ne seriez mieux que là.” D'ici M. Labelle est allé à Marini. Il y est resté, je viens de l’appreudre par le Collège Canadien. J’ai donné un bon conseil, j'ai fait une bonne action.
Vendredi, 25 avril.— Belle journée, j'ai reçu une lougue lettre de M. Payette, qui me donne bien des nouvelles, une autre de M. Ethier, très-intéressante, et deux de vous, ma chère mère ; l’une datée du 6 avril, Pâques, et l’autre du 8, renfermant le programme de la petite séance du couvent, Après dîner, je dépouillai cette correspondance, et j'en eus pour une heure de jouissances multipliées. Je nc recevais que des nouvelles. Pour moi je n’en ai que de bonnes aussi à vous envoyer, Seulement mon absence se prolonge, mais croyez que je fais de la besogne. Le retour sera d'autant plus joyeux que l'absence aura été plus longue, Dieu le veut. Il veille sur nous. Il nous réunira. L'épreuve et l'éloignement purifient et et accroissent notre affection mutuelle et font que nous nous tournons davantage vers Dieu. Alors tout tourne à bien!
Samedi, 26 avril.— Or ça il ne faut pas oublier de remercier M. J. de ses deux feuilles de saule pliant, Elles avaient le goût de tout ce qu'elle donne. J'en ai servi une feuille à notre table, chacun s’en disputant un petit morceau. C’est une friandise inconnue en Europe. Il me fallut faire l'historique de la confection de ce produit, depuis l’eau qui tombe goutte à goutte, en passant par la chaudière, les togues, la tire jusqu’au refroidissement du sirop. Que c'est bon, disait-on,
Vous que c’est bon! Et je répondais : Ah ! si vous connaissiez celle ir, il qui l’4« envoyée, vous la trouveriez encore bien meilleure. hôtel. L'autre feuille a été le partage des sœurs; en sorte que j'en ai ise où goûté à peu près gros comme une noisette, Mais j'ai fait des bien le heureux, ou plutôt c’est M. J. qui les a faits,
, Place J'ai passé la grande après-midi à l'Hôtel Marini, chez Mgr naison, Labelle, Ce matin à 10 heures, comme j'étais sorti pour aller Nulle à l’imprimerie, Mgr. Labelle est venu, et il me laissa sa carte t allé à avec les mots: ‘“ J’ai reçu une lettre confidentielle de M. M. Collège Il y a quelque chose qui pourrait vous intéresser pour votre | bonne | affaire. Je passerai l'après-midi à l'Hôtel Marini.” Il peut
me donner un bon coup de main. Je Ini e*pliquai toutes mes affaires au long; je tenais à lui donner ce cours complet,
| lougue avant qu'il vit les cardinaux, afin q"' | frappe daus le joint, les, une qu'il chante dans le ton, et qu’il joue sur la note : est-ce comous, ma me cela qu'on dit en musique ? Bona ser! Traduction, je vais u 8, ren- me serrer entre mes couvertures : Bou soir ! , Après di our une Dimanche, 27 avril. — Grand dîner au Collège Canadien en que des l'honneur de Mgr Labelle. Après la récréation passée en comà vous mun au salon, nous nous rendîmes, chez le joyeux M. K. ; oyez que une dizaine de bons lurons du Canada vinrent nous rejoindre, eux que avec des cigares, des pipes et trois bouteilles de ‘Nebrolo ; eille sur je me croyais à St Lin. Je fume rarement. Je fis comme les rifient et autres. Toutes les histoires du pays revinrent sur le tapis. Il bus nous était sept heures quand nous nous séparâmes. On a besoin de jen ! temps en temps de pareils délassements, afin de reprendre avec
un nouveau courage le collier des misères. La vie est un long acte de dévoûment, dont Dieu est le principe, le soutien et le couronnement. Aimons-le et soyons pleins d'espérance.
remeravaient euille à u. C’est l’historii tombe s, la tire lisait-on,