ERP SA AS RAS DS A FH 7 WEP Z
Lrstamsshesséisnrentonterememmssnne
d’églises, que je n’éprouve plus de désir de surtir, d'affronter les ardeurs du soleil, pour aller prier dans les sanctuaires éloi. gnés. Le recueillement de la chapelle du couvent me va, Je pensais aux grandes solennités paroissiales qui passent les
uues après les autres sans que j'y sois ; ça devient un véritable 1 P. sacrifice pour moi. Je pensais à vous, ma chère mère, qui êtes fé isolée, pendant que je suis seul ici. J'étais enclin à m’attrister ti lorsque cet esprit de lumière qui vient d'en haut me fit voir pc les choses sous un autre aspect, me montra les grandes obliga. m tions du devoir, et les récompenses qu’apporte l’accomplisse. et
ment généreux de la volonté de Dieu. L’après-midi se passa au Canada de la Rue des Quatre-Fontaines, d’où je revins à 64
heures pour m'acquitter de mes fonctions de chapelain. 64
Je vous envoie la Voce où vous trouverez, traduite, l'attaque sa de l’Italia contre Mgr. Labelle et la réponse avec quelques ré- Li, flexions élogieuses. Vous ne sauriez croire l'impression favora- Je ble que ces quelques lignes ont produites à la cour romaine ple Ils ne sont pas accoutumés à cette liberté et à cette franchise où de riposte. Mgr. Satolli, à son cours, arrêtait un chacun pour lon leur montrer ces ‘“ coups de massues,” comme il disait.— Pour “ee les enfants de la première communion, vous pouvez acheter, e
sur ma caisse, des images, pas trop laïdes, pas trop belles, à peu près comme celles de l’année dernière. In medio stat vir. tus. N'oubliez pas, ce jour-là, de leur faire réciter une prière à mon intention.
Une nouvelle! M. Cousineau a toujours surpris son morde, il le surprendra jusqu’au bout. Lui qui s’est tant ennuyé à Rome la première année, qu’il en était dans l'équilibre, s’il ne s'en retournerait pas au pays, non content, maintenant, d’être resté ici deux ans et d’avoir pris tous ses degrés en dogme et en morale, demeure encore au Collège Canadie= pour suivre les cours de droit canon, et qui sait s’il ne s’engage pas dans une voie qui le mènera à deux ans. Il fait bien. C’est uu jeune homme de talent, de bon sens pratique, qui peut rendre service à tout un diocèse, à tout un pays, et que le bon Dieu proba-
fronter 3 éloia. Je ent les éritable qui êtes ttrister fit voir obliganplisse.
e passa ins à 6
l'attaque Iques ré- 1 favoraromaine franchise cun pour sése Pour
acheter, belles, à stat vir-
prière à
motide, nnuyé à e, s'ilne ht, d’être jogme et br suivre pas dans uu jeune e service u proba-
blement, destine à occuper une position dont l'influence s'étend à tout un ordre de choses général.
Lundi, 26 mai.—Fête aujourd’hui. L'imprimerie ne marche pas. Grand’messe et sermon, dans toutes les églises. C'est la fête patronale de Rome, comme ville particulière, fête d’obligation, St Philippe de Néri. J’allai un instant chez M. Cousineau, pour lui demander de venir dire la messe à ma place deinain matin ; je fis une visite à la Chiesa Nuova ; je rentrai à 64 hrs, et dans une minute à 9 heures, je serai souché, Bon soir!
Mardi, 27 mai, — Lever à 5 heures ; à 54 heures messe ; à 64 déjeduer ; à 6 heures et trente cinq minutes, j'arrivais à la gare où m'attendait le P. Tenaillon, M. Labelle, le P. Lambert et un missionnaire apostolique, M. Cancanes; à 6 heures et 40, le train se met en marche, à travers la campagne romaine, une plaine sans maisons, couverte de pâturages ou de viguobles, où vous voyez ici et là les ruines d’un monument dun passé, de longs aqneducs dont les arcades ont résisté au temps, des restes de murailles et d'édifices, et où règnent actuellement la solitude et le silence.
Une heure après nous débarquions à Frascati. Je préférai me rendre à pied à la maison de campagne pendant que M. Labelle et le Père Tenaillon montaient en voiture. Il y avait pour une demi-heure de marche, mal m'en a pris La pluie commença par tomber averse. Nous arrivâmes tout trempés. Rien dans la maison pour nous changer, Nous fimes un bon feu dans la cheminée, je dus me contenter de la chaussure de S. François, n'ayant que de vieilles savates pour remplacer chaussures et bottes. Ce qui n’empêcha pas que nous passimes une agréable avant-midi à jaser à qui mieux mieux. Le dîner fut excellent, Dans l'après-midi, nous montâmes au sommet d’une montagne où Cicéron, autrefois, avait sa maison de campagne, au milieu du plus beau paysage,du monde, Nous foulons le sol de Tusculanum. Il n’en reste plus qu’un amas de ruines; l’amphithéâtre, désignée par les Ita-
liens sous le nom de Sewolu di Oîcerone, l’ancien Forum, le théâtre, et une villa en décombres qu’on dit être celle du grand orateur, Tout cela se trouve dans les environs de Frascaii, sur une hauteur d’où le point de vue est admirable, on vois à travers les paysages les plus frais, sur un plateau entouré de collines, le Cwmp d’Annibal, où se serait arrêté le vainqueur de Capoue dans sa marche contre Rome, le mont Albin (Monte Cavo) au sommet duquel se trouvait dans les temps antiques le temple de Jupiter Latran, sanctuaire de la confédération latine, et où avaient lieu chaque année les grands sacrifices des Feries Latines, et sur le revers de la montagne Albano (Albe-la longue), la mère de Rome, puis sa rivale, là où Pompée eut sa maison de campagne. Tous mes souvenirs
HT SE PO) RD VAE LT io
elassiques se réveillèrent, pour ne s'endormir que le soir, au à retour, lorsque je tombai de nouveau dans les souvenirs et les de réalités universitaires, | L A cinq heures, nous prenions un petit souper ; à 6 heures, nous étions assis dans les wagons ; à 7 heures j'entrais dans St ma villa Presentazione, fatigué de corps, mais reposé d’esprit, la Ma pauvre tête avait besoin de cette petite vacance. qu Lis pr Mercredi, 28 mai. — J'ai repris ici le mémoire, Toutes les de épreuves sont terminées, la mise en page a presque été toute poi revue, et le tirage se fera à la fin de la semaine. Tout cela me De rapproche du Canada. Espérons, l’homme “vit d’espérance. ds Quand les melons, que vous avez semés, commenceront à jau- | tol
nir, je serai là pour les manger. Dieu fait tout servir à notre plus grand bien, ma chère mère. Vous avez toujours été pieuse ;
mais dans la communication avec Dieu, il y a des degrés, des Le préparations et des consommations, Les échos de St-Lin m’ap- ] prennent que vous communiez bien plus souvent depuis mon M.
départ. Cela a été l’occasion providentielle pour déterminer | che chez vous un pas de plus vers l’Eucharistie ; il y a longtemps prin que ce mouvement se prépare, peut-être sans que vous en dou- seu tiez ; il ne manquait plus qu’une circonstance favorable pour Pate
en précipiter la consommation, Séparée de votre famille,
neierr n dit dans o vue s, Sur serait me, le t dans etuaire née les \ MONnrivale, avenirs soir, au s et les
heures, is dans l'esprit.
ites les é toute cela me bérance.
à jauà notre pieuse ; rés, des O m’aphis mon byminer gtemps n douà pour amille,
de vos anciens anris, de vos co-paroissiens, tout à-conp isolée, vous vous êtes trouvée dans la condition qu’il faut pour que Jésus entre de plein pied chez vous ; et il y est entré, Voilà un des grands avantages de mon absence ; voici déjà, sur terre, la récompense de votre sacrifice. Je retournerai ct la communion restera, Ne m’eubliez pas dans ces communications avec Jésus. Il écoute tout le monde, mais la prière d’une mère lui est plus sensible. Tl a une mère, lui aussi ; il l'aime, et ne lui refuse rien. Moi, de même, à son exemple, j'essaie d'aimer ma mère ; et mon dus grand désir est qu’un jeur nous sayons au ciel enseml le.
Jeudi 29 mai.— Belle journée, pas chaude, J'ai commencé à mettre la dernière main à mon quatrième mémoire, afin de le passer à l’imprimeur aussitôt que le troisième aura été tiré. Les affaires et l'ouvrage se précipitent,.
Je vis ce soir sur la Voce, que j'envoie à M. Payette, qu’à St André del Fratte était exposée l’image miraculeuse devant laquelle se convertit de Ratisbonne, avec indulgence pour ceux quila visiteraient ces trois jours, “ Allons-y, me dis-je; je prierai pour ma conversion, pour celle des autres, pour celle des étrangers, pour celle des parents, pour celle des cousins, pour celle des cousines, pour celle des desservants et vicaires.” Demain, si rien ne vient se mettre en travers, j'irai entendre dans sa classe le plus brillant professeur de Rome, Mgr, Sa tolli, qui est venu l’automne dernier au centenaire de Baltimore et à l'inauguration de l’Université de Washington, et que j'ai rencontré à Montréal.
Vendredi 30 mai.— À 7$ heures j'étais chez Mgr Labelle, M. Barcelo, un jeune prêtre du Collège Canadien, vint nous chercher pour nous conduire au cours de Mgr Satolli. Nous primes place sur deux fauteuils près de la tribune. Le professeur donna une conférence on ne peut plus intéressante sur la Paternité de Dieu, avec entrain, verve, grande volubilité d’expressions, aperçus de vues nouvelles, éloquence. De là je me
LA LIT RNA
—. TLTO
rendis, avec M. Cousineau, au cours du Père Lepidi, dominicain, qui traitait de ce que l’homme peut faire sans la grâce : leçon charmante de bonhomie, de clarté, de petits mots pour rire, de seience profonde mise à la portée de la capacité la plus bumble,
Promenade avant-midi, travail après-midi,
Samedi, 34 mui.— Zejà le mois de mai fini ! Nous passons du cœur de Marie dans le cœur de Jésus. La conversion que j'étais allé chercher à St André del Fratte, m'est arrivée ce soir, douce, bonne, tendre consolante, lumineuse. Le Dieu qui vous soutient à St-Lin, me soutient ici, et m’envoie des forces et des consolations au milieu de mon rude labeur. Nous faisons sun æuvre en nous soumettant à sa voionté. Nos sacrifices{(et qu’on ne croit pas qu’il n’en existe point pour moi) sont des germes de félicité. Si l’avant-goût en est si suave, que sera-ce de la réalité,
Da
contre ai
SSOn£
| que à soir, AI et des $ Sul qu'on ermes de la
CHAPIIMRE TREIZIÈME pu ‘1ER AU 17 JUIN
Dimanche, 1 juin. — La pluie tombe en gouttelettes tranquilles ; aucun souffle ne remue l’atmosphère ; un ciel gris s'étend sur nos têtes ; l'air est pénétré de mélancolie, et par contraste le rossignol caché sous les feuilles fait entendre ses roulades si gaies. Mon âme résonne à l’unisson de la température.
Toutes les petites filles sous la conduite de sœur Véronique sont allées à la messe à la place Navonne, Elles doivent prendre l’omnibus pour l'aller et le retour, six sous par tête, Ce qui me fait plaisir dans ce voyage, c'est qu’elles se servent pour le réaliser de l’argent que je leur ai donné de temps en temps, à l’occasion de petits services rendus. Un orphelin wa toujours fait pitié ; car, lui, il n’a pas de mère. Souvent il passe sur la terre, sans être aimé véritablement de personne,
Moi j'ai une mère, une bonne encore, qui s'intéresse à mes affaires, sur laquelle je puis me reposer pour l’intérieur de ma maison, et qui prie pour msi. Aussi, il ne se passe pas de jour sans que je ne pense à elle, sans que je ne la recommande à Dieu : et, par cette pensée et par cette prière, mon cœur devient meilleur.
Adieu ! et au revoir ! lorsque vos melons seront mûrs.
L'Italie du 27 mai a renouvelé son attaque contre Mgr Labelle, Monseigneur a répondu dans la Voce du 29, etle Moniteur du 31 publie une lettre de Joannes sur le même sujet. Je vous assure que tout cela ne passe pas inaperçu dans le monde romain où l’on n’est pas accoutumé à des ripostes de
ce genre.
Un Justus
Qui ne frappe pas toujours juste.
Dans l’Ztalie de mardi dernier, Justus revient à la charge
contre Mgr Labelle, assistant-ministre de l’agriculture et de la ai