IMP. À LA CROIX, 9, RUE NOTRE-DAME EST
Auto.. Préface
D'une conférence sur le Bon Parler Français faite devant quelques auditoires assez indulgents Pour y portier intérêt, je suis devenu le présent opuscule.
En quelques mois seulement, les ‘vingt mille cxemplaires qui formaient les trois premières éditions ont été épuisées, et, complètement transformé, notablement développé, j'apparais une quatrième fois à la lumière.
. Ce succès, je l’attribue, non Pas à mon mérile, mais au résultat de l’efficace Congrès de Québec qui a convaincu nos gens de travail.
ler sans retard à l'épuration de leur langage.
Je dois la vie à un sentiment de patriotis.
me. L'auteur a voulu faire de moi un Ouvrage de propagande. Ma toilette est Pauvre, mais j'en suis heureux. Elle me permettra de pénétrer plus facilement dans les humbles foyers.
Fils de la Vieille France qui me lirez, fermez les yeux sur mes imperfections et, ouvrez voire coeur à la sympathie. La langue française qu'on immole, c’est 1 vôtre autan:
que la mienne.
Canadiens-français des Etats-Unis, d'Ontario et de l'Acadie, vos frères-de la Province de Québec vous pardonneront d’avoir un peu
inoculé à leur langue le mal qui menace de la dévorer, mais à condition que vous leur donniez la main et unissiez vos cfforts.aux leurs pour traquer l'anglicisme jusque dans ses repaires.
Si je pus contribuer à vous faire tenir “EN GARDE!” et vous aider à corriger une couple d'expressions franco-anglaises, nrH existence se trouvera amplement justiiée.
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Signé: EN GARDE!
Pour copie conforme:
L'abbé ETIENNE BLANCHARD, 841, rue Sherbrooke Ouest,
MonTRÉAL, Canada.
ler janvier 1913. ,
N.B.— L'auteur a puisé des renseignements aux sources suivantes : RINFRET, Dictionnaire de nos fautes; CLIFTON, Manuel de conversation; MARLBOROUGH, L'anglais sans maître; MOLAUGHLIN, Dictionnary of commercial terms ; BENJAMIN SULTE, ARTHUR BUIES, LION&L MONTAL. JULES TARDIVEL, dans des reproductions de leurs ouvrages faites dans les journaux: Le Collégien, de Saint-Hyacinthe; le Bulletin du Parler français au Canada, de Québec; DIONNE, Le Parler populaire des Canadiens français, etc.
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Echenilions notre lu: 4e
Sur le feuillage de la forêt qui découpait si gracieusement le fond de l'horizon, une armée de chenilles se livraient à un affreux pillage. Un à un, les arbres consternés subissaient l'assaut et voyaient en un instant leur fraîcheur printanière se changer en décrépitude. Desséchées, dépouillées de leur verdure, les branches des arbres levaient vers le ciel leurs bras décharnés et gsemblaient implorer ‘assistance divine.
L'appel e dé æ+se fut compris des humains, Un soir, à la nuit tombante, un groupe de vail'-nts citoyens partirent en guerre ec" l’armée vorace.
Le massacre fut terrible. Des torches enflammées servirent d'arme. Le long des branches où rampait la larve dégoûtante et
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(1) Cette brochure a été répandue à profusion dans les maisons d'éducation suivantes, dont plusieurs en ont même fait une matière de classe :
Les collèges des Jésuites, à Montréal et à Saint- Boniface: ceux de Trois-Rivières, Joliette, Sherbrooke, Lévis, Sainte-Anne : le Mont Saint-Louis, Montréal ; le Mont Saint-Perñard, Sorel; leu Ecoles Normales de Hull, Saint-Hyacinthe, Trois-Rivières, Joliette : les aca-