GARE DE RHION. — FLANEUR EN HAILLONS
(Photographie du baron de Baye.)
— Le cerf aux longues cornes courut au-devant de ses flèches Et la cigogne n’osa pas lutter avec le faucon à la forte poitrine.
__ Sur les bords de la Liakhva, sur cette même place où nous nous tenons maintenant chrétiens, c'est là que se reposait Thamar en admirant la chasse,
— Les princes, les beys, les pachas n’avaient point pitié de leurs coursiers fougueux et tous rivalisaient, et tous ils poursuivaient les animaux aux pieds agiles pour que Thamar leur lançät un regard plein de clarté, pour qu'elle encourageät leur adresse.
— Mais la reine ne pensait pas à eux, Thamar ne les regardait pas, Car son
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envoyés rassemblaient les invités ;: pendant trois jours les chasseurs Chassaient; pendant trois jours les bœufs et les moutons rôtissalent. Qnand les invités se réunirent et qu 1ls eurent fêté, la reine ordonna à Schota Roustavelli de lui lire des vers et une fable que, par son ordre, il avait traduite du persan. Roustavelli lut la fable. La reine pleura beaucoup et ses hôtes pleurèrent également, tant était belle la fable. Alors Thamar permit au sazandar (c’est-à-dire au poète), de lui demander une récompense pour avoir accompli sa Volonté, pour avoir traduit une si belle fable.
« Le sazandar demanda la main de Thamar. Les hôtes se réjouirent, mais tous s’effrayèrent quand ils virent la colère de la reine. Elle lui ordonna de partir, de prendre le meilleur cheval et de galoper sans se retourner.
« Les hôtes troublés chuchotèrent longtemps, mais la reine les congédia et le festin fut terminé.
« Roustavelli galopa toute la journée etarriva la nuit à Tiflis, où se trouvait sa maison. Rien de gai ne l’attendait. Tout était calme dans sa demeure. Il pénétra doucement dans la chambre de sa lemme et y trouva un esclave arabe qu’il avait acheté à Constantimople.
« Roustavelli ne comprit pas le châtiment de Dieu; comment lui, marié, avait-il osé demander la main de Thamar, une aussi sainte reine.
«Le lendemain, il invita tous ses parents et ceux de sa lemme, et les citoyens. [ls s’attendaient à un grand régal. [ls s’assirent en rond. Maïs on plaça sur la nappe la tête coupée de l’Arabe,
« Roustavelli parla à ses invités de l’infidélité de sa femme, leur dit que lui, poète, ne peut plus vivre avec elle, qu'il va partir
pour des terres éloignées, qu'on n’entendra plus parler de lui. Seulement 1l laissa le conte que la reine avait ordonné de traduire du persan et il pria instamment de garder ce livre, de le remettre à ses Jeunes enfants et de leur dire qu’il fut autrefois un chanteur qui se plaisait à faire des vers, que ce chanteur avait aimé sa reine et que Dieu ne lui avait pas permis de mourir dans son
pays natal. »
Partout, dans l'antique Géorgie, dans les monuments même
oubliés, dans les déserts comme dans les bois, dans les montagnes
et dans les précipices, là même o trer les traces de la main de lhon par la force de son génie, a sun de son royaume. Rayonnante de sépulcral es vivifié par son nom Prononcez le nom de Thamar vall ees d’ [bérie vous répon 1dron 5 Jusqu’aux lIVag "es Free Ier.
acconis de 206 chanté Ro LaveI [l v eut À en qi époque, en harmonisant chacun d de leurs pensées, avec le battemen
fut la divine Thamar, r eje ton bri
oloires et de toutes les miser
SI 1lhouette féminine, elle sut condu
traduit son admiration dans le réc
Comme me disait un savant géorg rer où se {rouve son tombeau. S (réorgie, Thamar n'est pas morte,
rare voici l’épitaphe de cett
populaire « J’ai été la reine Thamar qui à
pays lointains.
des territoires à ma royauté.
« J'ai fait passer les poissons des dans celles de la Géorgie occidenta « J’ai levé l'impôt sur l’'Ispaha Stamboul.