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NOIX DE KOLA

La noix de Kola (1), appelé en d'autres pays noix de gouro, se récolte suri les rives du Rio Pougo, de la Jlellacorée, de la Rokidle et dans le Kissi. La I qualité dite de Sicn-a-Léone est la plus recherchée.

(1) Les Touaregs n'acceptant que les pièces de 5 frauca ayant une tête (Ih roi ou d'ompercar ; au Fouta-Diatlo, au contraire ce ne sont que les pièces de la Bépublique avL'c trois personnages (la force { et deui femmes) qui soient les seules adcniees.

(2) Voir chapitre de» Végétaux

Viennent ensuite les produits du Niger, ainsi classés :

Le Laboudji du Noufl'é dont un cent vaut une esclave ou deux cents fi-ancs eu espècci). Sa mastication laisse dan» la bouche un parfum d'essence de rose ; cette variété croît surtout près do Babba.

L'AIiéras, dont l'arbre pousse danw le pays des Aehantis, est surtout vendu par les commerçants de Lag'OK.

L'Ilbi se récoite dans le Nouffé et daue l'Hauri ; il est très recherché des Noirs à cause des excitations qu'il leur procure.

D'autres variétés de noix remplacent encore le Kola, tels que :

L'Annouroua qui pro\'ient du Nouffé et de l'Hauri;

Le Grazarï qui vient du Nouffé ;

Et le Dillaka qui se récolte dans les pays voisins du Nouffé.

Le Kola est un excitant de la nature du café ou du thé. C'est un fruit très recherché et dont la vente est toujom-s assurée, poui-vu qu'il ait été bien empaqueté et mis à l'abri de la chaleur.

Les Noirs mâchent la noix par mastication lente et prolongée, le Kola colore la salive ; il est d'un goût amer qui persiste aswez longtemps. Après l'absorption il répand dans la bouche une fraîcheur agréable et rend la plus mauvaise eau excellente.

A Kano, le cent de Laboudji vaut 200 francs, tandis que le Dilaka ne se paie que de 2 à, 4 francs.

A Kadé, le cent de Kolas s'achf;te 4 franc» et k Djenné 5 francs,

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