BLANCHARD ET C
La Maison Blanchard et C'"- fondée en 1838, est actuellement la plus ancienne société commerciale de la Guinée.
Marseille est le siège de la direction, et Gorée, sur la côte du Sénégal, le centre de ses opérations sur le continent africain.
La Maison Blanchard est presque l'unique représentant de la France en Guinée portugaise (1) : elle y possède des comptoirs dans toutes les rivières et fait h elle seule presque la moitié du commerce de cette colonie.
Dans l'île de Boulam et h l'estuaire du Rio-Grande, cette maison possède de nombreuses et belles propriétés et un grand nombre de factoreries pour la culture et les achats de graines oléagineuses.
Depuis la baisse des arachides sur les marchés d'Europe, elle s'est efforcée
(I) Maarcl et Prometla Société deFlers-Export, ont desrepréaentantB i Bissao et i Bonlam.
d'introduire, en Guinée portugaise, des plants de cafëïers, de cacaoyers, de eocotiera, de kolatiers, de cannes h sucre, du gingembre, etc., qui paraissent pai-faitement riiussir h. Bambaïa, et dans ses terres de Bissao et de Jabadah (rio Grande).
Sa flottille comprend 75 goélettes, cotres ou clialoupes de divers tonnages, occupe un nombreux personnel de marins et silloime les diverses rivières de la Guinée pour apporter aux factoreries les marchandises nécessaires à son troc et enlever les produits traités.
Bambaïa est la principale factorerie de la Guinée portugaise, elle est située en face Boulam, au milieu d'un fond de verdure, dans un endroit que les naturels appellent Pointe duH Palmiers.
LIE BAMiiAÏ* (LLANCHARD ET
La Maison Blanchard a exporté dans ces dernières années près d'un million de kilos de palmistes et près de deux raillions de kilos d'arachides. Elle a expédié en 1893, près de 60 tonnes de caoutchouc. Ce produit a pria depuis quelques années un gi-and développement.
Les diverses rivières de la Guinée, riches et peuplées, produisent des arachides, du riz, du mil, de la cire, du caoutchouc, des palmistes, de la gomme eopale, etc. ,■ les caravanes viennent y déposer encore de l'ivoire, des cuirs secs, des pagnes de fabrication indigène .
En résumé, la Société Blanchard et C'*' malgré les vexations et les pillages consécutifs que cette maison a subis de la part des chefs indigènes et en particulier des Biaffades, en 1891, tient encore, grilce h son énergie, la première place, parmi toutes les maisons établies en Guinée portugaise.
COMPAGNIE COMMERCIALE ET AGRICOLE DES ILES TRtSTAO
Les îlea Tristao forment h l'embouchure du Coumpony ou Cogon un petit archipel qui est d'une importance stratégique et commerciale incontestable.
" Il fut fait concession, en 1889, à- M. Gaston Faidlierbe, aux clauses ef conditions et sous les re'serves indiquées dans le cahier des charges, du droit d'exploiter pendant cinquante ans les îlea Tristao (île Aube, lie Robert, île Galibert) (1) ".
Peu de temps aprèa, un groupe d'actiomiaires se r(?unit pour former la Compagnie G. A. des îles Tristao, acquérir la concession et la mettre en valeur.
Comme Société commerciale, elle a élevé en peu d'années une factorerie et des entrepôts k Franceville (île Aube) et placé des traitants au Cas-sini, vers le Coumbindian et le Coumpony.
Elle exporte des arachides, des amandes de palme, du caoutchouc et importe des alcools, des tissus, etc.
La Compagnie possède un. bateau h voiles qui fait un service mensuel vei-s Conakry.
La position unique des îles Tristao en fait pour l'avenir l'entrepôt obligé de la Guinée portugaise méridionale et du Coumpony ; malheureusement l'accostage des bâtiments est rendu très difficile par suite des nombreux bancs de sable qui obstruent les passes et les canaux.