PAROISSE
Rio-Pongo 8t Coumpony, I89I. —
Kon-Konrè. ,1893.
j\L Paroisse avant d'entreprendre son voyage dans le Pongo, avait déjh, en ■ 1887-1888 visité la colonie française de la côte de l'Ivoire.
En 1891, il fut chargé de reconnaître le Rio-Pongo, les îles Tristao et le bas Coumpony.
En 1893, une mission spéciale lui fut confiée par le sous-secrétariat des Colonies et la Société de géographie commerciale pour explorer le bassin du Kou- Koui'é.
" De Conakry, je me rendis d'aboitl k Dubréka, distant d'une cinquantaine de kilomètres, Le trajet se fait habituellement par eau, mais je préférai le faire par terre, en suivant la route en construction, puis, le sentier indigène.
... C'est k tort que certaines cartes — môme très récentes — fait de la Dubréka, l'estuaire d'une grande rivière, qu'elles confondent avec le Kou-Kouré.
A Dubréka, je comptais trouver facilement les porteurs dont j'avais besoin pour mes bagages et mareliandises d'échange, mais après bien des négociations, je ne parvins k en engager que trois. Faute de mieux, je m'en contentai et, ayant réduit mon bagage au strict niîcessaire, je me mis en route pour le Badi...
(1). Cl. M., Kotei d'un voyage en Afrique occidentale, chez H. Le Soudier, 174, boalovard Saint-Germain, 1894.
Ne jugeant yias 11 propos de descendre la rivitre, jusqu'il son confluent avec le Kou-Kouré, j'abandonnai ses rives et m'engageai sur le teriitoire du Garengui . . . , je traversai le pays sans înt-idents et gagnai le temtoîre de Bramaya..., d'où je me rendis par terre h. IXibrtfka, en longeant la bawe des montagnes du Kliabitaye.
Je remontai le Kou-Kouré, mais n'ayant pu trouver, ni k Yafraya, ni h Bramaya, les hommes dont j'avais besoin, je me rendis par terre au Kio-Pongo, où je réussis h en engager quelques-uns. " (1 )
M, Paraisse revint «ur le Kou-Kourf?. remonta cette rivitre et parvint h.
LAl'TOT.s ET M1LR'IE.\3
Démokoulima et ii Kcbalt?, limite <les territoires Soussuu'i et situées prfes des provinces de Fouta-Diallo; il avait ainsi le premier vi^sité le Baring, le Téné, le Sokoli et le Sérinima.
BRIQUELOT
Hlermakono à Benty. — 1893.
Tandis que le colonel Cumbcf poursuivait les contingents de Samory, différents officiers français poui-cliassaient les lieutenants de ee chef soudanais.
{,1}. Georges Paroisse, Bulletin de la Société de géographie commerciale, xr, 1893, 4< ftucicale.
Le capitaine Briquelot après avoir détruit les Sofas de Kammokho-Bilali, dans le Haut-Niger, et avoir occupé Hiermakono, poursuivit sa route vers la Mellacorée. De passage au Bennah, les Soussous du pays reçurent fort mal nos troupes, TAlmamy de Bayabaya, entre autre voulut s'opposer au passage de cette colonne ; le capitaine Briquelot l'attaqua dans Bayabaya qu'il brûla et fit pendre le chef du pays. Cette troupe comprenait les lieutenants Millaud et Bourgoise ainsi qu'un docteur ; cent tirailleurs et autant de femmes et de porteurs constituaient la colonne avec une quinzaine de chevaux, d'ânes et de mulets. Des postes furent alors créés à Laya et à Ouélia pour occuper plus efficacement le pays.
Le passage de cette troupe était nécessaire pour asseoir notre autorité sur le Bennah et prendre possession de territoires frontières que les Anglais de Sieri-a- Léone, toujours en quête d'annexion, auraient pu nous revendiquer dans l'avenir,