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AUTRES ANIMAUX

L'Afrique Occidentale est très riche en animaux de toutes espèces et surtout en animaux malfaisants.

Le lion se voit près du Niger et dans le Kissi ; il n'a pas de ci-mière.

La panthère, le léopard^ la hyène et le chacal vivent aux dépens des propriétés indigènes. Une race dangereuse tenant du loup et du chacal s'attaque par bande à l'homme isolé.

Le sanglier comprend de nombreuses variétés de famille. On en rencontre beaucoup dans le bassin moyen du Cogon.

Uhippopotame pullule dans la haute Casamance ; sa chah* est abondante et son cuir très épais.

U éléphant tend à disparaître. Dans l'intérieur les Indigènes citent maints endroits oii depuis une dizaine d'années il ne se rencontre plus ; il vit encore dans le Gabon, le Foréah et le Bauvé Lémayo.

L'éléphant marche par groupes : les femelles et leurs petits restent au centre, tandis que les mâles forment le cercle et que l'un d'eux, plus âgé, surveille la route.

Le bufji& vit en troupeaux ; il eat dangereux lorsqu'il n'est que blessé, et charge même sur le chasseur peu fortuné. La chair de cet animal est trfes recherchée par les Eurnpe'ens. Les Indig-ènes retirent la peau du buffle et e'en font de solides sandales.

Les singes sont tris ri^pandus et de rates très diverses :

Les singes aboyeurs îi la tête de chien sont les plus communs ; grands et forts, ils s'attaquent souvent aux passants isolés ; la nuit ils vivent iierchés sur les arbres ; ils sont de couleurs foncées, noir ou bai-brun.

On rencontre des singes blancs dan»' le Rio-Grande supérieur; ils sont alors connus sous le nom de singes tlit)* de Bakel ; au Fouta ils sont de petite taille, tandis qu'au Sénégal ils sont forts et de taille élevée.

Hené Caillîé cite une espèce de singes rouges, qui habitent les rochers et les bois compris entre le haut .Sénégal et le haut Tankisso.

Il existe des espèces de singes dont la taille atteint quatre et cinq pieds. ils sont alors méchatits et s'attaquent par groupes à l'homnie et aux animaux.

MolUen raconte qu'une femme allant porter du mil et du lait à une embarcation fut attaquée, dans le pays de Clalam, par une troupe de singes qui avaient quatre pieds de haut; ils lui jetèrent d'abord des pierres, l'ayant attrapée, ils la frappèrent avec des biitons, jusqu'à ce qu'elle eût abandonné ce qu'elle portait ; toute meurtrie des coups qu'elle avait reçus, elle rentra dans son village et raconta son aventure aux principaxix habitants : ceux-ci montèrent k cheval et, suivis de leui-s chiens, se dirigèrent vers l'endi'oit qui servait de retraite îi cette troupe de singes; ils leur tirèrent des coups de fusil, en tuèrent dix et en blessèrent d'autres que les chiens mirent en pièces ; mais plusieurs nègi-es furent grièvement blessés dans cette rencontre, soît par les pierres que leur lan(;aient ces singes, soit par leurs morsures : les femelles étaient surtout les plus achaniées pour venger la mort de leurs petits qu'elles portaient dans leurs bras.

Le Caïman se trouve dans tous les cours inféneurs (les rivières. A marce3 bawse il repose «ur la vase ou les rochern; c'est Ji ce moment qu'on le cUasse^i LeM Indigrènes sont fa-iants de sa chair, inalgré la forte odeur musquée qu'eUei dégage ; cependant la queue de crocodile bien préparée ressemble autant au J veau qu'au homard.

GAZtûLLJ::

Les serpents abondent ; le boa est le plus important de cette race ; ceux d^

plïw petite taille s'introduisent fréquemment dans les cases et y déposent leu:

œufs; on se débarrasse facilement de ceux-ci en les tuant avec un bâton.

Parmi les animaux iuoffeusifs on cite : la. gazelle , l'antilope et parfois le chevreuil.

" Ayant vu que ces voraces insectes menaçaient de détruire complètement " mon lit, je le posai sur plusieurs pieux solîiles et très lîlevés; mais il ne fallait 1 qu'une couple de jours h rennemî pour prendre t'galuniunt cette position, après avoir rongé deux fortes nattea tressées du jonc le plus grossier, dévoré une | grande partie do mon tapis turc et détruit plasieura autres objets. Ce ne fut j qu'avec la plus grande peine que je parvins Ji préserver d'une destruction complète tout ce que je possédais, cnr leur avidité et leur faculté deatructïve J semblent augmenter au coiiim''neeim'nt de la s;iiflr>ii des pluies " (1).

Les poissons de mtr sont très nombreux; la plupart de ceux que l'on rencontre sur nos eûtes méditerranéennes , vivent aussi dans les eaux guluéennes.

Parmi les gros iioissons on peut citer au hasard le requin et le marsouin^. Ce dernier est le compagnon ordinaire de la navigation; il suit on troupe les vapeurs et est un des agréments de la traversée ; il apparaît au sud des Canaries, vers le cap Blanc, pour ne quitter les bâtiments que vers le littoral du Cap.

Dans les marigots et le bas des fleuves ou pC-che souvent la carpe et Ift langouste ; en mer on reiiconti-o la morue, vers le cap Blanc et au sud de la presqu'île du cap Vert. Ou voit aussi k certaines époques, les poissons volants^ les marsouins, les dauphins, les bonites et parfois les baleines.

Les huîtres sont encore un mollusque très commun et aussi très apprécia j elles vivent sur les branches des palétuviers, main les meilleures sont celleg des rochei*s. On les rencontre dans le Saloum, eu Casamance, aux îles Tristao (Capken), au Rio Ponge, etc.

(L) H, Barth. — Voyages et découvertes dans l'Afrique septentrionale et centrale.

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