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Les indigènes nourrissent leurs bestiaux avec la paille du riz, ils s'en servent encore dans leur travaux de vannerie, font des chapeaux de guerriers et dos paniers.
Cette plante croît aussi en grande quantité et se présente sous un grand nombre de variétés ; les principales sont : les gros mil^ le petit mil, le mil nacré et le mil rouge. Les deux premières variétés sont les plus communes ; la troisième est très recherchée.
Les indigènes font une grande consommation de ce produit qui remplace avantageusement pour les animaux l'orge et l'avoine.
Le Maïs aussi se présente sous deux espèces : le maïs blanc et le maïs jaune. Le maïs blanc, le plus commun, est aussi une des bases de la nourriture des Noirs.
Là' Arachide dont les usages sont si multîples, qui entre dans la fabrication de la margarine, du savon, de l'huile comestible et de l'huile à brûler, provient surtout du Sénégal et de la Gambie.
La culture de cette plante est aujourd'hui presque délaissée dans les pays des Rivières du Sud. Du reste, la quantité énomie qu'ont fournie les principaux pays productem-s en a fait considérablement baisser la valeur commerciale sur les marchés européens.
Le fruit de l'arachide est la pistache ; il a une saveur agréable, rappelle un peu le goût de la noisette et renfemie 35 k 50 0/0 d'huile.
Enfin la paille d'arachide est le meilleur fourrage de l'Afrique occidentale.
Les Courges sont des plantes grimpantes qui produisent de nombreuses variétés de courges et do calebasses. L'enveloppe est suffisamment résistante pour servir k faire les plats, les écuellcs et les ustensiles de cuisine.
Le Manioc se cuit sous ^. tous les postes européens ; il
les cendres ou à l'eau. Les J^à^^^ fournit un fruit recherché qui
Noirs mélangent cette farine» t ) ^^/^ t^ donne d'excellentes confitures, avec du maïs blanc, de Thuile ^^ z^^tT^ ^^ ^^^ ^ Gambie ou de
et dos œufs, et font dos gâ- . Vài*/ Casamance croît à l'état sau-
teaux qu'ils trouvent excellents. ^'«^ ^«^^ -^ ^^^-'^^ y.^ge et sert souvent de limite
Il y a aussi un assez grand @ entre les propriétés. Il a un
nombre d'arbres ou arbustes (Q @ léger arrière-goût de camo-
qui servent aux Noirs : /^ <^^ mille.
Le (roî/av^r, est une myr- L' Omn^rer fut, dit-on, ap-
tacée qui a été importée dans ^"""^ ^^ ^<>^y^^à^ p^^,^^ ^^ Fouta-Diallo par des marchands sarracolets qui, venant de Bissao ou du Nunez s'arrêtèrent à Bouria, \411age près de Tîmbo. Ces voyageurs s'étant assis près de la mosquée du bourgs en attendant qu'on vint les chercher pom- les loger, mangèrent quelques oranges. Les graines produisirent un arbre qui depuis s'est multiplié dans le Fouta.
Suivant une autre version, un chef du pays serait allë vers 1815 dans les comptoirs portugais et en aurait rapporté trois plans : un de bananier qu'il aurait planté à KoUadé, un d'oranger dont il aurait doté Bouria et une espèce d'euphorbe ou arbre à pourge, dont les Foulahs forment les haies qui entourent les jardins, et qu'il aurait donné à Timbo. Quoiqu'il en soit, l'oranger se trouve dans tous les postes français et dans tous les villages d'hommes libres du Fouta- Diallo ; des voyageurs en ont aussi rencontré dans le Haut-Niger, mais à l'état sauvage.
Il existe encore plusieurs variétés de différentes nuances et d'excellente qualité en Casamance.
En Afrique, le fruit du citronnier est généralement petit, mais délicieux. On rencontre cet arbre dans tous les postes du Soudan, dans quelques-uns du Sénégal (Thiès) et dans un grand nombre de villages du Fouta-Diallo. Le citron est, dans les pays chauds, un excellent médicament et fournit une boisson hygiénique.
Le papayer, un des rares arbustes qui soient cultivés parfois par les Noirs ; il produit un fruit délicat et recherché des Européens.
U Avocatier^ dont le fruit ressemble à notre poire, est d'un goût agréable et possède des propriétés antidysentériques.
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Le Caféier, dont la consommation est si réj^andue en Europe, paraît être originaire de l'Afrique ; il pousse îi l'état sauvage aux environs de Bambaya, entre Diounto, Labé et Timbo, et dans le Labaya.
Dans ces dernières années, les Européens ont entrej^ris sa culture à Sierra- Leone, à Bel- Air et à Dubréka.
Le café de Bambaya est connu en Europe sous le nom de café du Rio- Nunez ; mais les noirs n'en connaissent guère l'emploi ; en se rendant du Fouta vers Boké ou Boffa, ils cueillent en passant des brandies de caféiers qu'ils égrènent machinalement en route; cej^cndant ils n'en font pas un commerce spécial.
Le café (le Bambaya est h. g^rains tout petits, le Libéria, au contraire, a un grain plus gros qu'un haricot.
Ces deux vai-iétés sont excellentes.
La vigne du Soudan ressemble comme feuille Ji la viorne américfiine. Elle pousse k l'état sauvage dans quelque» vallées du Fouta-Diallo, du, bassin du haut Sénégal et du haut Niger. Le grain est gros et la pulpe très mînce-
On a fait quelques essais de plantation de vigne de Fmnce, mais les résultats ont été médiocres.
Le cocotier existe h. Saint- Louis et en Casamancc, C'est un produit exporté en Afrique qui vient très bien; c'est un arbre précieux, car on peut faire un commerce trts imj)ortant de cocos ; on en extrait de la farine; le fruit est rafraîhissant.
Le kola ou cola, des Rivières du Sud, a pour principal pays de l'Intérieur, la Gambie et sm-tout le Sénégal.
On distingue quatre variétés de kola : les rouges, les moins rouges, les presque blancs et les blancs.
L.'arbre à kolas pousse dans le Kissi et fiur les cdtea de l'Atlantique, dans le Rio Pongo, la Mellacorée et sur les rives de la Rokelle, dans le Sierra-Leone. L'arljre a la hauteur et l'aspecf du pninîer ; le fruit sert à, d'importantes transactions commerciales.
bouché tous les
/7aM-ef^ui^ti^AW^.
Dans la vie privée des Noii*s, les noix de kola ont différentes significations :
1' Les noix rouges trîjs foncées peuvent indiquer aux chefs de pays, que l'on déclare la guerre ou que l'on veut la tête de son ennemi;
2* Les noix blanches : que l'on a beaucoup d'estime pour la personne h qui on en fait cadeau ;
3° Les noix blanches, entom'ées de coton et attachées avec des fils blancs le tout recouvert de feuilles de kola, désigne que l'on a un très grand respect
Les espèces de bambous sont nombreust-s. On rt-neontre le bambou dans presque toutes les vallées : Rio-Grainde, Cogon. Rio-yunez. Pongo, Bafîng, dans le Fmiou. le MauJing. le Gangaran. le Haut-Xîger. le Fouta-Diallo, etc.
H sort à cour^truire les cases, faire d».-* iiatiiers. des uaites. des palissades, etc.
JSarbrÉ ît beu, karité se rencontre partie nord et d;\n3 l
de la Gambie, du St'ni-gal et du b;»ssiu du Xiger.
Le B-i. '-•.': trô^ commun dans l\>uo-*t de l'^Vfrî- <pK', est d'u'ïiK-oi im|K>s;inl.
eH;pU>yée lvmîuik- b.'ut*iîlLS.
Ci'ati'.ui un U;(UÙ1.- frais dont l
•encontre dans la 'Tyi^ i du Fouta-Diallo r -l^ s vallées élevées ' « -
Li- t\»-,';i CPHt à l'état s;uiva courte soie it dv Ixtnne qualité.
Les boinmcs fiîbriijuciit d(S Kiudtfs *lo tissus de Ct"'u- Kurs variées et dont la lai^'ur varie entr\' ."> et lOcentîniètres.
11 existe dans le Fouta- IMallo et les Ouinéos un grand
Le Nnit;<i/ti donne son nv>m i produit des petits fruits nmges tri><
mais sou bois qwngieux ne ^'aut rien pour le chauffage :
cependant on utilise sa cendre comme mordant dans les teintures.
L'écorce sert h fabriquer de la ficelle, des fileta.
Le fruit du baobab.
l<:irs:iu'il est mûr. entre dans La préi«imtion des mets et dans quelques boissons. La coque du fruit est iMirfois Dans ei-rtaiu> pays le fruit, avant maturié.
l' gi^ùt est très prisé par l-.s amateurs.
un.
dau- L-s (mys de riutêrieur. Le fil est de U'imbre de fruits qui seirent à la i>ré[Kiratiou de médicaments et de laissons :