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Sénéiral et vers la côte V^''^^' ''^®^' ^'^ ^^""'^ ®' ^^'''
OCQCK*^' C^ vers la i/UlC i«*l .pk , imi .
° 1 mas Bombo, à Taboria . . .
/SOUMBOURY
3) Cercle da Dabreka.
Labaya, sous l'autorité de l'alpha Maury, à Farendja ....
Bramaya, chef Williams Fernandez, à Bouramaya
Kabitaye^ régent Bamba Moussa
Kalétaye, » »
Tabou.nsou, chef Balé Sirha, à Kaporo
Manéah, chef Buanké-Modou, à Manéah.
SouMBocYA, chef Eni-Toumané, à Wouankifong
Téné village principal Talé
Barign » Katia
BoAKOuNDji )) Falessadé
SoKOLi 1) Démokhoulima
Séguékourou » Mobâssen
Tamba » Bélia
Mo.néma » »
KiNSAM » »
Sérl\i.ma )) Kébalê
GoUMBA, » ))
Garenghi, capitale Kountou
FiLAKOu.NDji, capitale Kouria /
Takoubéah
4) Cercle de Bentj.
MoRÉBAYA, sous Tautorité de Talmamy Kouni-Soury, Morébaya. — Ce pays est divisé en quatre provinces : Morébaya, Koké, Kouroumbouya, X'"
Daoouta, capitale Béreiré
Béreiré
BENiNAH, les Soussous de ce pays se nomment Kisi-Kisi. — Le Bennah était sous l'autorité de Demba-Salifou^ mort en 1892. — Depuis Talkali Kondéto a été nommé chef du Bennah.
Moussaya avec l'almamy Luceni de Moussaya Baya-Baya » Golé-Bourama (pendu en 1893)
Sineya » Wouandé-Modou, de Sineya
Digui-Digui » Yakaba-Soury
Caniah, chef Sounkari-Modou, à Fréguia.
Kamonké, capitale Yomaya
Fixa
FOURIA
HouRÉ, chef l'alpha Oumara à Salliaya
' -- -^ti,-.^!L, .
le honteux trafic de la chair humaine; les unes ont procédé par décrets et arrêté* qui sont arriv<^'8 à. l'état de lettres mortes en abordant le Continent noir, d'autreg ont essayé de mettre en vigueur les ordres réitérés de la Métropole, quelques-uns ont employé la force armée, et les derniers, animés des meilleures intentions, restent encore dans l'expectative, attendant toujours le meilleur des remèdes.
Les résultats n'ont pas encore été brillants : sur mer les négi'iers ont disparu, mais sui- teiTe on en est au même point : les Noirs sont toujoui's vendus h la barbe des administrateurs européens, et quelquefois les européens participent à ce trafic immoral (1).
" On a souvent dit que la plaie du Soudan, c'est l'esclavage ; ce n'est que trop vrai : mais il est bon de remarquer qu'au Soudan U y a deux degrés dans, l'esclavage. Il y a l'esclave qui sert d'objet de trafic, comme un animal; il y a aussi l'esclave né chez son maître et qui n'a jamais eu d'autre condition. La vie de cedemiern'a rien d'insupportable pour un Nègre; il est vi'ai qu'il est considéré comme faisant partie du patrimoine de la maison, mais en réalité, il est traité comme s'il était membre de la famille; on a pour lui les égards que l'on aurait chez nous pour un vieux serviteur ; on ne craint pas de lui confier ce qu'il y a de plus précieux, il voyage souvent seul pour les affaires de son maître, celui-ci lui donne une arme et l'emmène volontiers h la guerre. Enfin il peut posséder,il peut avoir des esclaves Ji son tour, car non seulement son maître est obligé par l'usage h. certaines libéralités envers lui, mais encore il a dans la semaine un certain nombre de jours dont il peut disposer pour son profit personnel.
Al-Hadj-Oumar a fait de ses esclaves des chefs puissants qui ont commandé h dos hommes libres..,, cependant tous reviennent volontaii'ement à leur ancienne condition qui n'a rien d'humiliant pour eux et ils rapportent même leurs maigi-es éconoraÎL-s Ji leur maître, ou, comme ils disent, îi lem- père. Us agissent de même quand ils le quittent pour se Uvrer au commerce ou à la. navigation. Le captif de case considère la famille de ses maîtres comme la sienne propre et y revient toujours. Il faut donc que la vie y soit assez douce et facile.
Tout autre est la condition de l'esclave de trafic. Dans celle-ci l'hommeest réduit à l'état le plus misérable ; il devient une marchandise, une monnaiequi a cours partout, dont la valeur, suivant les pays est un bœuf, deux barres, de sel ou douze pièces de guinée. Les malheureux, objets d'un ^lareil commerce, sont le plus souvent des prisonniers de guerre ; quelques-uns ont été volés daui, leur jeunesse ; d'autres, en plus petit nombre, ont été vendus, mis en clrculatioiL: par leurs parents eus-mûmes, pendant une année de disette.
Voilà, la véritable plaie du Soudan que n'ont pu extirper ni les prohi-'
(1) Des maisons étrangères faisaicat encore on 1892, lors de la campagne àa Dahomey, le commeroft. des esclaves qao l'on échangeait contre des f asHs, des cotonnades ou des alcools k base snlEariqiie.
malice se placer dans le parti du plus fort poui* briguer des honneurs ou nuire à ses ennemis.