BIENVENUE - SALUTATIONS
L'hospitahté est généralement très pratiquée en Afrique, et le déshérîfij ou le voyageur trouve partout le vivre et le toit pour se rétablir.
Les Musulmans, toujom-s très resi>ectueux jiom* leurs supérieurs ont des saluta longs et dispendieux. On veiTa dans le chapitre des Foulahs, les manière»^
nAUITATlOiN SOUSSUU
de faire des esprits plus cultivés et, qui sont assez semblabler des peuples disciples de Mahomet.
aux salutatioDf
Lorsque le Noir doit se mettre en route et que la course doit être longue il a soin de se réveiller au chant du coq, c'est-à-dire, selon la saison, entre trois heures et demie et quatre heures et demie, de manière à être en marche bien avant le lever du soleil. La route à parcourir est divisée en pauses. Une pause est un arrêt d'une dizaine de minutes après une marche de quarante, cinquante minutes, Ime heure ou une heure dix, selon l'ardeur du soleil, le poids du fardeau, l'entraînement de l'individu ou mieux encore la distance entre les villages, les puits ou les rivières.
Dans une mission, des porteurs bien entraînés, avec trente kilos sur la tête^ peuvent marcher une heure en tout termin et môme avec le soleil élevé sur l'horizon ; au bout de ce temps on fait prendre dix minutes de repos, ce qui permet aux retardataires de rejoindre la colonne.
Selon la nature du sol, une caravane parcourt de 3 kil. à 3 kil. 300 par heure; mise en marche dès 5 hem-es du matin, elle ne s'arrêtera qu'après que le soleil aura parcouru un peu plus du quart d'une demi-circonférence, c'est-à-dire entre neuf hem'es et demie et dix heures, et autant que possible près d'un cours d'eau ; chaque individu s'installe sous les bois qui bordent la rivière, y fait son déjeuner et s'endort jusque vers deux ou trois heures de l'après-midi; après quoi il reconmicnce sa marche jusqu'à la nuit tombante, c'est-à-dire vers cinq heures^
La fraîcheur gagnent vite les vallées ; les Noirs se préservent de l'humidité à Taide de grands feux qu'ils alimentent toute la nuit^" ces foyers servent aussi à écarter les bêtes fauves qui, au coucher du soleil et pendant la nuit, rôdent dans les sentiers conduisant vers les coiu's d'eau.
Lorsque le Noir parvient le soir à un village, s'il est de même race, de même condition et de même reUgion que ceux dont il est un instant l'hôte, il sera nourri et logé sans aucun frais, car, dans tous les pays musulmans, l'hospitalité est restée en grand honneur; chez les peuples fétichistes, au contraire, on verra l'étranger d'un très mauvais œil, s'il est musulman ; si c'est un Blanc ou le regardera avec crainte ou on ne le logera que pour en tirer de beaux cadeaux; parfois le Blanc étant considéré comme fétiche, c'est en cette qualité qu'on le gardera ou même qu'on le retiendra.