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LES ILES DE LOS

(mis pour las idolos)

Les îles de Los, à proximité de Conakry, capitale de. notre colonie de Guinée, est une possession anglaise qui deviendra dans l'avenir le Gibraltar des côtes de l'Afrique occidentale.

Ces îles sont comprises entre le 9* 25' et le 9* 32' de latitude nord et le 16* 14' le longitude ouest de Paris, à 5 kilomètres environ du port de Conakry.

Les îles qui composent ce groupe sont au nombre de trois principales : Fotoba (Tamara), Cassa (Fatory) et Rouma (Crawford). Par leur nombre et leur position, ces îles forment une citadelle de premier ordre, où la flotte militaire anglaise de Sierra-Léone vient trouver un sérieux abri contre les vents de l'Atlantique. Ce groupe, véritable épée de Damoclès, à cause de sa situation au centre de la Guinée Française, menace l'expansion future de Conakry, qui restera toujours à la merci des canons anglais établis sur les cîmes de Cassa (Fatory).

Ces îles furent visitées par des navigateurs portugais, qui lui donnèrent le nom d' ^^ lias de las Idolos " ^^ Iles des Idoles ", d|oti par contraction on a fait

îles de Los. Les Anglais ont occupé ce groupe, il y a une quinzaine d'années, et par convention anglo-française, ces îles ont été attribuées à l'Angleterre, qui y entretient deux douaniers, un maître d'école et un pasteur protestant.

Les Anglais ont su introduire leur langue chez les indigènes et aujourd'hui, le soussou est tombé complètement en désuétude. Cependant l'importance grandissante de Conakry, y a fait émigrer beaucoup de Noirs, et il ne reste plus dans ces îles que de deux à troîs cents indigènes vivant sous un climat très salubre, un pays élevé (143 m.) et vraiment enchanteur.

Les habitations sont celles de tous les peuples primitifs, construites en terre avec des poutres pour soutenir une toiture rectangulaire ou pointue, garnie de lattes de palmiers, et ressemblant parfois à quelques-unes de nos maisons de campagne avec leurs toits de chaume et leurs murs en terre argileuse.

MATACONG

L'île de Matacong est située au nord de l'estuaire de la Mellacorée et à 25 milles sud-est des îles de Loos.

Cet îlot, très peu étendu (15 à 20 hectares), est un des points les plus jolis et les plus sains de la région. Il est séparé du continent par un petit canal qui s'assèche presque à marée basse.

Matacong appartint aux chefs du bas Forécariah-, qui la cédèrent en 1826, à un négociant anglais, M. Nathaniel Isaacs, de Sierra-Léone, moyennant une redevance annuelle de 125 francs. Cette île aurait été cédée depuis à une maison marseillaise, dirigée par M. Aquarone, mais les héritiers de M. Isaacs ont encore les titres en mains, et, encaissaient, il y a à peine quelques années, les fermages qu'ils y possédaient.

Matacong a été occupé k plusieurs reprises par des détachements français et l'Angleterre a dû considérer cette île comme étant dans la zone d'influence française.

PEUPLES

MANDINGUES - LANDOUMANS - BAGAS - NALOUS - SOUSSOU8, etc.

'est en Guinée française que l'on trouve le plus de variétén de population. Les races primitives y sont représentées par les Bagas, aujourd'hui refoulés dans lea marécages des cours inférieurs des fleuves guinéen». Parmi les races secondaires, on remarque les '- Nalous, les Landoumaus et les Soussous ; enfin les Mandiugues et les Foulalis, races envahissantes, ont acquis en Afrique, par les armes et le commerce une supériorité incontestable.

A ces noms de peuples, on peut encore y joindre une tribu de lolas et une Itribu de Tendaa qui, égarés du centre de leur race, habitent la rive gauche et I Inf ériexu'e du Coumpony.

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