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LES MANDÉ-MALI

Chaque peuple noir image une K'gende qui explicjue «a naissance et sa formation.

Les Mandé-Mali racontent que chez les Sontii-Nké, vivait nn roi du Goy, et qui aimait depuis un temps immémorial à venir habiter quelques mois de l'année dans certains points découverts du pays où la brise d'ouest rafraîchissait mieux l'atmosplifere et où les Maringouins étaient eu moins grande quantité que sur les bords du Sénégal. II avait élevé dans un endroit appelé Tuabo, une habitation d'été très bien disposée et il y passait des moments agréables pour lui, utiles poor ses sujets, au bonheur desquels il pensait volontiers, enfin profitable aux étrangers parccqne ses captifs récoltaient là., par un travail facile dans les lougans (terrains cultivés) improvisés les grains nécessaires pour exercer la charité d'une manière très libérale. GrAceit cette aisance, le roi (Tunka) du Goy, qui ëtait un homme sage, quoiqu'il fut idolâtre, avait une réputation méritée de bonté et de justice, qui s'étendait bien au-delà des limites de son autorité.

Cette réputation alla jusqu'aux oreilles d'un célèbre marabout mandingue, qui avait nom Malik-si, et qui avait fait dans tout le Gangaran, et jusqu'il Ségon môme, des conversions admirables h. l'islamisme, par ses saintes paroles et sa grande habileté k fabriquer des gri-gris excellents contre tous les dangers quel» qu'ils soient qui peuvent assaillir un homme. On parlait notamment d'un tahsmaa qu'il avait donné k un pauvre colporteur saracolais assez charitable pour avoir partagé un peu d'eau avec lui un jour qu'ils voyageaient ensemble dans le» plaines arides du Kaarta. Ce gri-gri avait une puissance si merveilleuse, qu'il Itiî sauva la vie d'une manière éclatante, un jour qu'il était tombé dans un parti de Maures ; en effet, un des pillards voulant tuer le malheureux saracolais pour qu'il ne pût se plaindre à personne, lui asséna au grand coup de sabre, mais la lame ayant rencontré le talisman, se rompit en deux, sans faire la moindre entaille à la peau du protégé de Maliksi.

Quand le gi-and marabout niandingue avait pris soin de laver dans l'eau du Marigot, sa planclie d'écriture, sur laquelle il avait, au préalable inscrit un vereet da Coran, ses élèves pouvaient s'y baigner sans crainte des caïmans et des hippojjo-

tames, car ces animaux restaient dévotement dans le fond ou bien les regardaient avec respect, sans rien tenter contre leur existence. Bref, dans un grand nombre d'occasions, Maliksi avait donné des preuves de sa puissance surnatui-elle, de manifere à commander le respect pour aa personne et l'amour pour sa religion.

Malik-si qui vivait pour le triomphe de l'islamisme se dit : il est juste qu'un homme aussi sage que le Tunka du Goy ne reste pas Kefir (idoliUre) jusqu'à la mort ; il faut que ses sujets ne végètent pas perpétuellement dans les obscurités et la pratique du fétichisme. Roi et sujets méritent d'être musulmans s'ils sont aussi charitables que leur réputation le prétend, et il se mit en route vers Taoba où le Tunka était établi depuis quelques semaines.

MOI, CASSER CALEBASSE A (Pa^e 11^1

tL II arriva, suivi de nombreux jeunes talibés qui écoutaient ses leçons avec

I empressement, et pom- savoir tout d'abord îi quoi s'en tenir au juste touchant la charité du Tunka, il leur commanila d'aller faire la quête à la porte de la case royale les uns après les autres, sans avoir l'air de se connaître. Le premier avait à peine entonné le chant de Bissimillaï RalimatlUaï, etc., etc., à l'aide desquels les talibas demandent liabituellement leur nourriture et celle de leur mtUtre quand ils sont en voyage, qu'on lui donna une calebasse de couscous assez grande pour rassasier quatre Maures, et qu'on remplit la poche de son boubou, qui cepen- ' dant était grande comme celle d'un Toucoulor, de pistaches grillées. Il fut fait sucessivement de même h l'égard de tous les talibas, sans que les derniers fussent moins bien partagés ; iaussi la première impression de Malik-si fut-elle ti'ès favorable. Voilîi, se dit-ÏI, mi idolâtre qui pratique la charité d'une manière qui ferait rougir bien des croyants. Il vint alors demander l'hospitalité au Tunka

qm écouta ses prédications avec le respect dû îi la parole sacrée, tandis qu'il ordomiaït que le saint marabout et ses élèves fussent traités avec la distinction qu'ils méritaient. Ses captive» préparaient chaque jour une abondante ration de couscous. Les volailles, le poisson, la viande de bœuf et de mouton étaient toujours en abondance dans la part qu'elles avaient l'ordre de réserver aux étrangers.

Malik-si fut si content de cette bonne réception, il fut si touché de la bonté, de la justice de Tunka qu'il lui dit un jour, qu'il avait longuement causé avec lui de la politique du pays, qu'il était disposé h lui donner telle grîlee spirituelle qu'il lui demanderait, qu'il userait de la puissance de sainteté qu'on considérait avec juste raison comme surnaturelle pour satisfaire le vœu qu'il formulait. Le bon Tunka avait beaucoup de vertus et de qualités comme son peuple, mais il n'avait pas le courage militaire et les aptitudes guerriferes de plusieurs de se* voisins Toucouloi-s, Maures, Peuls mûme. Aussi depuis son enfance, lui comme les siens avait-il souvent tremblé devant des exigeants com-eurs d'aventures, avait-il plié sans combattre de peur d'être vaincu et d'avoir iv payer davantage après l'action, sans compter les chances de mort et de blessures qu'il aurait eu k redouter. Aussi voyant qu'il pouvait formuler un vœu avec l'assurance d'ftre satisfait, il s'empressa de demander îi Malik-si un gri-gri qui le rendi'ait toujours victorieux dans les luttes k main armée contre ses ennemis. Le gri-gri fut fabriqué aussitôt en conscience, et octi-oyé. Désormais le Tunka étant rassuré sur l'issue des combats qu'il pourrait avoir il livrer, ae considéra comme l'homme le plus heureux du monde.

Malik-si était un trop malin compère pour ne pas s'apercevoir que le Tunka se considérait comme son grand obligé ; aussi résolut-îl de tirer un très bon bénéfice en retour de son gri-gri. C'est pourquoi peu de temps après il dit h. son ami qu'il serait très désireux de posséder en toute propriété un petit coin de terre dans ce pays plantureux, oîi le baobab et le tamarinier poussaient avec une , vigueur qui lui rappelait son pays natal. Le Tunka tout à sa reconnaissance et désireux de montrer au marabout Maudingue qu'il était aussi bienveillant que confiant lui dit : Vas coucher ce soir au lieu où tu désires élever ton habitation, et demain matin au lever du soleil, diriges-toi vers mon village, moi de mon côté, je me dirigerai vers toi, et le point oh nous nous rencontrerons sera la limite de tes possessions. Ce qui fut dit fut fait ; Malik-si qui avait exploré le terrain avec soin depuis longtemps ne fut pas long k choisir son emplacement et le lendemain matin, aux premières heures du jour, il était en marche de son pas le plus rapide. Le Tunka, au contraii'e, se leva tard, comme de coutume, passe une partie de la matinée à faire nonchalamment les préparatifs de sa course, il voulut même déjeuner avant de se mettre en route. Enfin il tarda tant que, lorsqu'il se décida ^ partir, il était près de midi et avait h peine fait cinq cents pas hors de son village ^u'il rencontra Malik-si qui arrivait en courant et en faisant des enjambées doubles.

Les Dîoula se tatouent et se marquent de trois larges coins de la bouche pour atteindre les oreilles.

LES 80NNI-NKÉ

Les Souni-Nké se rattachent encore à la famille Mandé ; ils sont répartis dans le Soudan français et sur les rives du Sénégal ; en Ghiinée et au Fouta on ne les rencontre que par petits groupes isolés.

LES TOUBAKAYE8

Parmi les nombreux Dioulas que Ton rencontre en Guinée française, il en est qui sont de race Toubakaye, c'est une famille d'origine Mandé, et dont le langage est un dialecte Mandingue.

Les Toubakayes vivent dans la haute vallée du Rio-Grande, autour des bourgs de Toubah, Toubah-Ndingue, Dogué-Dabbi, etc. ; ils font parti du dïouale du Labé, et relèvent du chef du Kadé.

LES LANDOUMANS

Les Landoumans habitent aujourd'hui les deux rives du moyen Nunez depuis la route de caravane de Boké h Kada, jusque vers Roppass, près du confluent de la rivière de Roppass ou Bouroundou avec le Nunez. Ce peuple formait jadis une puissante tribu qui occupait les régions voisines du haut Rio-Grande, et une partie du Fouta-Diallo. Pressuré d'abord par les Soussous, puis par les Man-

française une annuité de 3,000 t'iancs pour f*es frais particuliers et payer l'imp'Jt annuel à l'Almamy du Kouta.

Les Laudoumaus sont t'étifhistes, adorent les bois sacrés, les animaux et Un astres.

Leurs pratiques sont ridicules et barbares, cependant leui-s prêtres, les simos, les leur entretiennent avec soin et se garderaient de les leur détruire.

LES BAGAS

Le peuple lîagn est un des plus jjvimitif's de l'Afrique occidentale. Par suite des nombreuses invasions dans le Fouta-Diallo, les Bagaa furent poussés peu à peu vers le littoral ; aujourd'hui on rencontre des tribus bagas depuis la rîve droite du Coumpouny jusqu'au delta du Kou-Kouré ou Braniaya ; cependant la partie la jilus importante de ce peuple habite les marécages du bas Nunez.

Au siècle dernier, le voyageur Adanaon appelait ce peuple du nom de Vagres, mot probablement dérivé de Verga, cap important dans le pays des Bagas. Ce l»euple habite de nos jours, au Nunez, des terrains plats, coupés de canaux bordés de palétuviers, et inhabitables pour l'Européen h cause de Tinsalubrité de la région.

Les Bagas sont d'une infériorité intellectuelle très grande, ils vivent en vrais sauvages dans les rares clairières que l'on rencontre dans les nombreux îlots des deltas du Coumpony et du Nunez.

Les Bagas sont fétichistes et leur principale industrie est la scupltnre sur bois des idoles qui ornent chaque habitation.

La culture du riz, la pt?clie et quelquefois l'élevage de quelques bestiaux sont les produits qui leui* fournissent l'alimentation habituelle.

Les habitations sont généralement en terre, parfois ouvragé avec une vérandah circulaire pour mieux iirotéger l'intérieur de la case des rayons du soleil.

Comme chez le peuple lola, un enterrement donne lieu k des réjouissances. La famille du défunt expose au public le corps et les biens (jue le mort a pu amasser pendant sa vie, on questionne eu plein air le décédé, sur sa vie et les motifs de son départ pour un paya inconnu, puis pendant qu'on l'enterre on brûlo les richeasea du défunt.

LES NALOUS

Les Naloua aéraient, d'après les diren de certains indigènes, parents des Haousaaa du golfe du Bénin; ils am-aient été déportés vers les îles Triataô, la Caasini et le Nunez, par des négriers, surpris par la tempête ou poursuivis par des croiseurs anglais.

Les Nalous occupent aujourd'hui les cours inférieurs du Coumbindian, du Cassini, du Conmpony et du Nunez. C'est un peuple de race supérieure à ses voisins les Bagas, les Landouraans ou les Biaffades; ils sont en partie fétichistes, mais la plupart suivent les préceptes du Koran. Les sectateurs de Mahomet sont cependant assez peu rigides observateurs des lois du Prophète, car le goût pour le vin de palme et les boissons fermentées est resté excessif dans cette peuplade.

La principale fraction des Nalous habite le cours du Nunez.

LES SOUSSOUS

Les Souasous indépendants habitent le rivage de l'Atlantique depuis le pays des Moukhouforés jusqu'aux rives de la Petite Searcles, dans le Sierre- Leone ; au nord, ce peuple est sépare des Foulahs par le Télibou, les hauteurs du cours moyeu du Fatalla, du Kou-kouré et les contreforts des collines situées au sud de Timbo.

Les Soussous ne sont pas les autochtones de cette région. Ils se sont emparés, il n'y a que quelques siècles, des montagnes du Fouta-Diallo et en ont chassé les Landoumans et les Bagas.

L'historien arabe, Ebn Kaldoun, est le premier qui cite ce peuple : " On rapporte, dit-il, que du côté de l'Orient les Ohana avaient pour voisins leg SoHSBoua ou Ceueeu, "

Plus tard, El Bt:kri, en GOO de l'hegire (1203), dît que le Glianata, trè$ afiaibli, est pris par les Soussous, une des tributs parentes des Ouakaré.

Ahmed Baba rapporte que vers 1250 (V) les Souasous furent chassés da Ghana par Mari-Diara, ce qui réduit leur domination sur ce pays k une cinquantaine d'années environ.

Il est encore peu facile de connaître la provenance de cette race qui, cependant, est certainement une ramification de la grande famille mandîngue.

Originaires des paye du Soudan, ils ont dû remonter le coui-â du Niger, puis chassés par l'invasion des peuples musulmans, ils se sont réfugiés vers le Fouta d'oîi ils ont été chassés par l'immigration des Fnulahs.

"Les Soussous ont les formes plus fines, moins épaisses que les Wolofa do Cayor ou les Rimbarras du haut fleuve. . .

D'une façon générale, le Soussou a les lèvres moins épaisses, le nez moiof épaté que le commun de la race noire. L'œil est doux, mais vif, de couleur marron foncé, aux sclérotiques toujours jauniltres, paraissant plus petit que ches nous, parce qu'il est légèrement bridé à l'angle externe, ce qui donne au faciès de quelques-uns, un cacliet asiatique marqué ; leur vue est trîss perçante, l'arcade sourcillère saillante, peu garnie, la bouche un peu plus grande que chez nous.

Leur indice céphalique est la dolichocéphalie ; ils ont le cr&nc long, pointu...

L'évolution de la dent de sagesse est beaucoup plus précoce que chez nousj et j'en ai con.staté la présence chez de nombreux jeunes gens quî n'avaient paf plus de quatoi-ze à quinze ans ; je n'en ai jamais constaté l'absence chez Ie( adultes que j'ai examinés. La taille moyenne prise sur plusieurs centaines d'individus, varie entre 172 et 174 centimèti-e«; les tailles supérieures k ces chiffrea sont asrtez fréquentes chez les Soussous de la Mcllacoréc et du Dubréka, tandis qu« les inférieures, h ces moyennes, se rencontrent plus souvent chez les Nalousj Bambas et Landoumans. Leurs membres sont relativement grêles, un peu longi pour le torse, sauf chez les Bagas du Kolisoko qui sont trapus, plus forts, mien: constitués.

Les femmes sont gracieuses, ont une certaine élégance et de la soupless( dans la démarche ; leurs attaches sont très fines, les mains et les pieds petits, développement de leurs glandes mammaires est très précoce, et l'on voit souvent les petites filles n'ayant pas plus de dix ans, dont le tronc et les membres on| encore toute la gracilité de l'enfance, ayant des sems, dont le développement, peu en harmonie avec celui du corps, a quelque chose de difibrme. Ils soni généralement péri formes, bien que la forme globuleuse se rencontre ï souvent; fréquemment, pendant la période de développenn-nt de la glande, kf mamelon forme une saiUie considérable, semblable Ji la glande surajoutée k la première, ce qui nuit beaucoup h. l'esthétique. Dès qu'elles ont eu un enfant,

choir qu'oUea nouent sur le front, mais qui laissent dépasser de petites mâches au niveau des tempes (1) ".

Le R. P. Raimbault, qui a longtemps habité chez ce peuple, dît que l'on a tort d'écrire Soussou, Sousou ou Susu, les habitants «'appelant eux-mfimes Soso {pi-ononcez Soço).

La langue Soussou est la plus répandue en Guinée française et, beaucoup d'individus cliez les Landoumans, les Nalous et les Bagas emploient fréquemment ce parler.

Les habitations des Soussous sont construites en bambous et en terre. Ces conatmctions sont solides, bien aérées et protégées contre les rayons du soleil. Elles sont grandes, spacieuses, presque toujours divisées en une ou plusieurs pièces et entourées d'une galerie Les chambres ont rarement plus d'une porte, elles donnent sur la galerie. Les jjortes sont en bois et trèa souvent sculptées, de panneaux en forme de losanges ou de carrés.

Les Soussous sont païens, cependant par genre une partie de l'aristocratie suit les préceptes de Mahomet.

C^est un peuple très commerçant et qu'il serait facile d'assimiler à noe idées et ^ nos mœurs.

Le village est vaste et propre ; il est sous la direction d'un chef qui reconnaît plus ou moins la suzemineté du roi de la région.

L'inimitié des Soussous et des Foulaha arrête souvent les relations commerciales.

Les Foulahs ont été les vainqueurs; en s' emparant de la région montueuse du Fouta, ils ont coupé ce peuple en deux tronçons : l'un s'est retiré vers le nord, les liabitants en sont appelés Diallo-Nlté ; le second s'est rejeté vers la mer : ce sont les Soso ou Soussous ; une partie de ce peuple est cependant restée au Fouta, mais comme esclave.

A cette race Soussou se rattachent quelques peuples de la colonie de Sierra- Léone, comme les Mindé qui comprennent encore les Vey, les Bagrou, les Boumpé et les Boulomea des Scarcies et du Sherbro. Les GalHnas de la frontière libérienne sont aussi d'origine Soussou, et seraient donc encore une ramification de la grande famille mandingue.

I). — D' DrevoQ. — Le Payé Sowsoua (Archives de U Médecine navale et coloniale. • Août 1694).

ÉÉ

La variété des peuples habitant ce cercle est assez grande, mais cette circonscription est peu peuplée par rapport à son étendue. Seules les rives du Nunez ont une population dense, le Coumpony ou Cogon au contraire est désert; les guerres, les razzias continuelles entre les lolas, lesTenilas, lea Foulahs et les Foulacoundas ont éclaircl les peujjies et laissé entre chacun d'eus, d'immenses zones inhabitées par l'homme, où se sont réfugiés un grand nombre d'animaux de toutes espèces.

HOUBBOUS DE KAVESSE

Les Houbbous ' ' qui craignent Dieu " , sont des Foulahs indépendants, qui ne reconnaissent pas le pouvoir temporel et spirituel de l'Almaray de Timbo, chef politique et religieux du Fouta-Diallo.

Ces Foulahs, réfugiés dans le bassin du Nunez, se sont établis à Kavesse, bourg situé sur la route de caravane allant de Guémé vers le Kolisokho et les pays du Katako, appelé aussi Kapatehez.

Les Houbbous sont très peu nombreux sur ce point ; on les estime h 1.500 individus.

LANDOUMA-TAYE Les environs du poste de Boké sont habités par les Landoumaua. Ils reconnaissent la souveraineté de l'Almamy de Timbo et lui paient tribut. Le chef des Landoumana habite aujoiu'd'hui Boké et reçoit une pension du gouveraement de la colonie de la Guinée fi-amjaise.

MOUKHOUFORÉ

Au Sud de Kavesse, se trouve le pays des Moukhouforés ; Etat formé par des esclaves réfugiés des pays soussoua et foulahs avec les populations nalou, landouman et baga du bassin du Nunez,

Avant l'abdication de Dinah-Salifou, roi des Nalous, le Moukhouforé et le petit pays du Sékhéa étaient sous la dépendance de ce chef qui choisissait les roia de ces deux pays. Aujourd'hui le Moukhouforé est indépendant et fait le désespoir des Houbbous de Kavesse et des Foulahs du Bauvé-Gruémé, par les rapines continuelles et l'oppression exercée sur les traitants foulahs.

Le Moukhouforé a pour chef lîambaya, qui réside h Songolon. Le Sékhéa, pays tributaire, a pour chef Soumou avec Youankifon pour capitale.

NALOU-TAYE

Enfin non loin du liaya-taye, près du littoral et sur les rives du Nunez, la région est habitée par les Nalous. C'est, depuis l'abdication du roi Dinah-Salifou, un pays en République, dont les chefs de villages forment le conseil, sous la

présidence de l'administrateur de Boké (1890). Cependant si la correspondance officielle porte le terme " République ", ce pays n'a cependant aucun gouvernement véritable, personne n'y commande, pas même l'administrateur de Boké ; c'est l'anarchie la plus complète et îl serait grand temps que l'on y établit un chef responsable pour répondre de la sécurité du territoire et des déprédations dont les commerçants sont les premiers à souffrir.

BAQA-TAYE

Dans les îles formées par les embouchures du Coumpony et du Nunez, les Bagas forment les "Pays desBagaa" ou "Baga-taye". Chaque village est indépendant ; cependant les chefs du Petit Talibonche et du Grand Talibonche paraissent être les plus puissants personnages ; l'un dirige le Baga-taye de l'Ouest, et le second le Baga-taye de l'Est.

CERCLE DE BOFFA

La colonie de la Guinée a un administrateur à BofFa sur le bas estuaire du Rio Pongo.

Le poste surveille les pays soussous du Kolisokho, du Rio Pongo, du Koba, et du Soumbouri. Tous ces pays sont habitée par des indigènes de races soussous.

KOLISOKHO

Entre les Moukhouforéa, les Bagas et les Soussous du Rio Pongo, se trouve le Kolisokho ; ce pays est limité au Sud par l'Atlantique et le cap Verga . C'est sur le littoral que se trouve le village de Sobanéh, où le gouvernement de la Guinée a un poste de douane qui surveille les entrées et les sorties des nombreux marigots qui sillonnent le pays.

RrO PONGO

Dans une région voisine du littoral, se trouve le Rio Pongo, état soussou Mtné sur les deux rives de l'estuaire du Pongo et sur le cours inférieur du Fatalla.

Le roi du pays réside à Thia, petit village à une demi-heure du poste frauçUB de Bofia.

80UMB0URI

An N«>nl-MMl. <lr IlonU, nitn^ Ui I^abaya et les cours inférieurs dtt Kou-Kouré rt (In T'utullu, nr tronvc h* puyH houkhous du Soumbouri; le chef de cette région a Na n'NultMUM' ù 'rnkruinir, petit village indigène.

KOBA

IMnN \\\\ SntI, \i' long «In rivagi» do T Atlantique et près de l'embouchure du liîu Pongo, est MÎtué U» pays de Kt>ba.

I.e ehef lien est Taboria, résidence du roi de la région, et siège d'un poste de donane tran^^use.

I.e KoK»\ est un pays bas, e\nipé de niarîgiHs vaseux qui rendent la région iuî**ilubiv pour rMun^pèeti.

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